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Le directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, Joe Kent, a déclaré que l’Iran «ne représentait aucune menace imminente» pour les États-Unis.
Le fervent trumpiste Joe Kent a annoncé mardi sa démission de son poste de directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme dans une lettre publiée sur X. En bientôt trois semaines de guerre, c’est la première fois qu’un membre de l’administration se retire. Cet ancien béret vert des forces spéciales a expliqué son départ par son opposition à la guerre en Iran. La République islamique «ne représentait aucune menace imminente pour notre nation» et les États-Unis ont «déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain», a-t-il écrit expliquant, «en conscience», ne pouvoir rester en fonction.
Joe Kent avait été nommé par l’administration Trump et confirmé par le Sénat en juillet 2025 à la tête de cette agence fédérale qui pilote en lien avec le Pentagone et le ministère de la Sécurité Intérieure la menace terroriste aux États-Unis. Les démocrates s’étaient opposés à sa nomination soulignant ses proximités avec des figures conspirationnistes et son adhésion sans réserve à la thèse de l’élection volée de 2020. Kent s’est fait remarquer en entrant en politique 2021 avec une histoire personnelle singulière. Ancien militaire aguerri, il a effectué onze déploiements en zone de combat avant de quitter les forces spéciales pour rejoindre la CIA. Sa femme, engagée dans la Marine et déployée en Syrie pour lutter contre l’État islamique, a été tuée dans un attentat suicide en 2019.
Après ce drame, il décide de se présenter aux élections à la Chambre des représentants, apporte son plein soutien à Trump, et affiche des convictions non-interventionnistes. Son «programme populiste inclusif» promeut la doctrine trumpiste de l’Amérique d’abord qui vise à «reconstruire l’industrie», «mettre fin à l’immigration illégale», et «stopper les interventions militaires stupides qui ne servent pas directement nos intérêts nationaux». Dans cette veine libertarienne, il se rapproche de Rand Paul, le sénateur républicain qui prône la fin des «guerres présidentielles». Malgré le soutien de Donald Trump et d’autres poids lourds de la droite MAGA comme Tucker Carlson et Steve Bannon, Joe Kent échoue à deux reprises, en 2022 puis en 2024, face à la candidate démocrate.
Critique d’Israël
Sa démission résonne aujourd’hui avec les critiques de certaines voix de la droite MAGA qui estiment que Trump a trahi sa promesse de ne déclencher aucune guerre. Dans les courants les plus radicaux, la traditionnelle alliance avec Israël est aussi farouchement remise en question. À ce titre, les commentaires de Marco Rubio qui a laissé entendre, avant de s’en expliquer, qu’Israël avait forcé la main aux États-Unis pour attaquer l’Iran, ont suscité de nombreuses réactions.
«Au début du mandat de cette administration, de hauts responsables israéliens et des membres influents des médias américains ont mené une campagne de désinformation […] qui a alimenté des sentiments pro-guerre afin d’encourager un conflit avec l’Iran», a accusé Joe Kent dans sa lettre de démission. En «faisant croire» à une menace imminente, «les Israéliens ont utilisé la même tactique pour nous entraîner dans la guerre désastreuse en Irak qui a coûté à notre nation la vie de milliers de nos meilleurs hommes et femmes». S’adressant directement à Trump, le responsable a également dit espérer «un changement de cap». «Je prie pour que vous réfléchissiez à ce que nous faisons en Iran, et pour qui nous le faisons. Le moment d’agir avec audace est venu. Vous pouvez changer de cap et tracer une nouvelle voie pour notre nation, ou bien vous pouvez nous laisser glisser davantage vers le déclin et le chaos».
La porte-parole de la Maison-Blanche a réagi rapidement en publiant un long texte sur X fustigeant de «nombreuses affirmations mensongères». «Permettez-moi d’en aborder une en particulier : celle selon laquelle ’’l’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation’’. Il s’agit de la même affirmation erronée que les démocrates et certains médias progressistes répètent sans cesse», a dit la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt. «L’Iran est le principal État parrain du terrorisme au monde», a-t-elle écrit citant le programme de missiles balistiques du pays et ses capacités nucléaires.
Source : www.lefigaro.fr

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