
À mesure que les hivers se réchauffent, les chutes à travers la glace deviennent de plus en plus courantes – et mortelles
17 mars 2026
« On s’est serrés dans les bras en se disant que c’était la fin » : nuit de frayeur à Téhéran, bombardée par Israël
17 mars 2026Téhéran a réussi à mondialiser la guerre menée contre l’Iran par les États-Unis et Israël, et le nombre de pays concernés par ce blocage ne cesse effectivement de s’étendre. On parle beaucoup de la flambée des prix des carburants aux Etats-Unis, en Europe et en France. Mais ce n’est pas tout.
Rien qu’hier, le Vietnam a demandé l’aide du Japon et de la Corée du Sud pour ses approvisionnements en pétrole brut. Le Vietnam, plaque tournante industrielle en Asie. La Corée du Sud a décidé de remettre en route des centrales au charbon.
L’Inde a négocié directement avec l’Iran pour laisser passer dans le détroit deux de ses navires chargés à bloc. Même opération pour un pétrolier pakistanais. Sans oublier des bateaux chinois. Téhéran l’assure, seuls ses « amis » peuvent circuler.
Trump essaie de mondialiser l’enjeu
Vu de Téhéran, la mondialisation du conflit est gagnante. D’où la réponse de Donald Trump.
La réponse du président américain : il essaie lui aussi de mondialiser l’enjeu. Il demande à plusieurs pays de sécuriser militairement le détroit avec lui – y compris la Chine, ce qui ne manque pas de sel ! Techniquement peut-être parce que les Américains ne sont pas les meilleurs sur le déminage.
Sauf que cela ne marche pas. Trump se heurte à des refus. Berlin, Rome, Londres et Tokyo l’ont vite indiqué : pas question d’être entraînés dans une guerre qui n’est pas la leur. Surtout que Washington n’a consulté personne avant.
Pour la France, Emmanuel Macron n’a rien dit hier, mais il avait évoqué une sécurisation du détroit après le conflit, pas dans le conflit. Le fond de l’affaire est que le passif est lourd avec les États-Unis. Cela fait un an que Donald Trump insulte les Européens et les taxe avec ses droits de douane.
Au total, le prix du pétrole reste haut, autour de 103 dollars le baril ce matin, mais rien qui justifie une armada. Et personne n’a envie d’aider Trump.
Ralentir pour ne pas dépenser plus
En France, justement… Le litre de gazole a franchi les 2 euros le litre en moyenne hebdomadaire la semaine dernière, selon les données nationales dévoilées hier. C’était déjà arrivé en juin 2022, mais jamais auparavant.
À ce propos, je rapporte un message que m’a envoyé notre prix Nobel de physique Alain Aspect, qui s’y connaît en équations : chaque réduction de la vitesse d’une voiture de 10%, insiste-t-il, permet d’économiser précisément 20% de carburant dès qu’on roule au-delà d’environ 60 km/h. Question de physique et de résistance à l’air.
Je vous épargne le calcul : passer sur l’autoroute de 130 à 110 km/h fait même économiser un tiers de la consommation.
Bref, pour ne pas dépenser plus, il suffit de ralentir. A chacun de choisir. Et en plus c’est bon pour la planète, avec moins de rejets de CO2.
Voilà, le service public, c’est aussi le service concret au public !
Source : www.radiofrance.fr

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