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L’homme était considéré comme l’architecte de la sécurité du régime et garant des institutions politiques depuis la mort de l’ayatollah Ali Khamenei. Il est mort, ce mardi matin, dans une frappe sur Téhéran de l’armée israélienne.
C’est une nouvelle figure du gouvernement iranien qui vient d’être éliminée par l’armée israélienne. Ce mardi matin, le ministre de la Défense de l’État hébreu, Israel Katz, a affirmé que ses troupes avaient tué Ali Larijani, l’homme fort de l’Iran depuis la mort de l’ayatollah Ali Khamenei.
« Je viens d’être informé par le chef d’état-major que le secrétaire du Conseil national de sécurité, Ali Larijani, et le chef du Bassidj, Gholamréza Soleimani, ont été éliminés ce soir et ont rejoint le chef du plan de destruction, Ali Khamenei, dans les profondeurs de l’enfer », a-t-il déclaré lors d’une prise de parole.
« Le Premier ministre (Benjamin Netanyahu) et moi-même avons donné pour instruction à l’armée israélienne de poursuivre sans relâche les dirigeants du régime de terreur et d’oppression en Iran », a ajouté le ministre.
Vendredi encore, Ali Larijani était bien vivant et participait, au côté du président Massoud Pezeshkian, à un rassemblement à Téhéran à l’occasion d’une journée annuelle de soutien aux Palestiniens. Des images de la télévision d’État iranienne les montraient en tête de cortège, alors que des frappes israéliennes touchaient la capitale « à une courte distance » de l’événement.
L’architecte de la sécurité du régime
Ali Larijani, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, le plus haut organe de sécurité en Iran, était considéré comme le numéro 2 du régime des mollahs. Il est crédité d’avoir bénéficié de la confiance du guide suprême après sa longue carrière au sein des forces armées, des médias et du Parlement.
Né à Najaf, en Irak, en 1957, il est le fils d’un éminent dignitaire chiite proche de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique. Il commence sa carrière dans le Corps des gardiens de la révolution, durant la guerre avec l’Irak (1980-1988), avant d’être nommé vice-ministre du Travail et des Affaires sociales.
En 1992, il devient ministre de la Culture et de l’Orientation islamique, sous la présidence d’Ali Akbar Hachemi Rafsandjani. Puis, de 1994 à 2004, il est le directeur de la Radio-télévision de la République islamique, aussi connue aujourd’hui sous le nom d’IRIB.
Sa carrière politique se relance en 2005, lorsqu’il est fait secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. Sa mission fait de lui l’un des deux représentants du guide suprême Ali Khamenei.
Déjà très haut placé dans la hiérarchie du régime, il est le principal négociateur sur le nucléaire face à Londres, Paris, Berlin et Moscou entre 2005 et 2007. Après avoir été président de l’Assemblée consultative islamique pendant 12 ans, il se présente à deux reprises à l’élection présidentielle de 2021 et 2024, mais sa candidature n’est pas retenue par le Conseil des gardiens de la Constitution.
Confiance absolue du guide suprême
Toutefois, le guide suprême le nomme secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale en août 2025, lui octroyant des pouvoirs quasi illimités pour assurer l’ordre et la diplomatie. Ainsi, il est chargé de réprimer dans le sang les manifestations de janvier 2026, tout en s’occupant des négociations sur le nucléaire en traitant directement avec Washington. « Le guide suprême a une confiance absolue envers Ali Larijani », soutenait ainsi Nasser Imani, un analyste conservateur proche du gouvernement, auprès du New York Times, en février dernier.
« Il estime qu’il est l’homme de la situation en cette période délicate, en raison de son parcours politique, de son esprit vif et de ses connaissances. Le rôle d’Ali Larijani sera très important en cas de guerre », poursuit-il.
Le début du conflit, acté le 28 février dernier avec les bombardements israélo-américains, le propulse automatiquement à la tête des opérations. Le dimanche 1er mars, au lendemain de l’assassinat d’Ali Khamenei, c’est lui qui a présenté les plans de transition du régime, jurant de frapper Israël et les États-Unis « avec une force qu’ils n’ont jamais connue ».
Il « est le dirigeant de facto du régime iranien, surtout depuis deux semaines, mais même avant cela, il était considéré comme celui qui prenait les décisions et tirait les ficelles », a commenté un responsable militaire israélien après l’annonce de sa mort. La même source soutient qu’Ali Larijani « a orienté les attaques vers la région » et a ordonné des frappes contre Israël et les pays du Golfe.
Source : www.bfmtv.com

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