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17 mars 2026Reuters.com
17 mars 2026
Le Premier ministre devait réunir plusieurs ministres ainsi que des responsables civils et militaires à Matignon pour tirer un bilan de la politique de réarmement engagée depuis 2022. Mais elle est reportée pour des raisons d’agenda, un conseil de défense étant prévu.
Sébastien Lecornu devait réunir mardi 17 mars à Matignon plusieurs ministres et responsables civils et militaires pour évoquer « l’économie de guerre » du pays et « évaluer » la capacité des industriels à répondre aux commandes, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, où se pose la question des munitions.
Mais ce rendez-vous prévu « de longue date », avant le conflit déclenché le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, est reportée pour des raisons d’agenda, a annoncé Matignon. Dans la foulée, l’Elysée a annoncé un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale mardi après-midi « sur la situation en Iran et au Moyen-Orient ».
Les industriels n’était pas conviés à Matignon mais plusieurs ministres, dont Catherine Vautrin (Armées) et David Amiel (Comptes publics) ainsi que le chef d’état-major Fabien Mandon, le délégué général pour l’armement (DGA) Patrick Pailloux ou encore le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) Nicolas Roche.
Le Premier ministre avait l’intention de « dresser un bilan clair des trois années d’économie de guerre engagées par la France », en soulignant des « progrès » mais « cet effort doit encore être amplifié » face à « l’évolution rapide de la situation internationale ».
Cette réunion devait permettre en outre « d’évaluer précisément la capacité des industriels à répondre aux commandes supplémentaires prévues dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire » envisagée au printemps.
Les stocks de munitions sont une « urgence »
Le journal économique en ligne La Tribune évoquait lundi une « réunion de crise » en raison d’une « forte consommation » de missiles air-air MICA par les Rafale français pour venir en aide aux Emirats arabes unis et intercepter des drones dans le ciel de ce pays allié. Le stock de missiles MICA a rapidement fondu et pose le problème plus large du stock des munitions, selon La Tribune.
Matignon rappelle que le Premier ministre Sébastien Lecornu avait déjà, lors d’un débat en décembre devant l’Assemblée nationale, souligné « l’urgence à reconstituer (les) stocks » de munitions, « tant pour les missiles complexes que les obus ou les petits calibres » et proposé « un passage à l’échelle de la production en masse de drones ».
Le budget pour 2026 prévoit pour ce faire « un demi-milliard d’euros supplémentaires » de commandes, ajoute Matignon, en soulignant que cette réunion permettra de faire un bilan des initiatives de financement » de la chaîne de sous-traitance des industriels de défense. L’état-major des Armées se refuse à indiquer le nombre de drones interceptés par des moyens français au Moyen-Orient, affirmant qu’il revient aux États partenaires de le faire.
Source : www.bfmtv.com

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