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17 mars 2026Sarah Knafo fustige « la droite la plus bête du monde » après le refus d’une fusion entre sa liste et celle de Rachida Dati
Qualifiée de justesse (10,4%) pour le second tour, l’élue d’extrême droite a annoncé ce mardi 17 mars qu’elle se désistait de la course à la mairie de Paris « pour faire barrage à la gauche ».
Quelques heures avant la clôture du dépôt des listes ce mardi 17 mars, Sarah Knafo a annoncé son désistement en vue du second tour des élections municipales à Paris. En retirant sa liste, l’eurodéputée d’extrême droite estime que les « 85.000 voix » qu’elle représente sont celles « qui manquent pour chasser la gauche de la mairie de Paris (…) après 25 ans de déclin socialiste ».
Le choix de Sarah Knafo redonne donc de l’élan à la candidature de droite de Rachida Dati, arrivée en deuxième position du scrutin avec 25,46% des voix, derrière le candidat socialiste Emmanuel Grégoire (37,98%). Elle explique l’avoir fait « par sens des responsabilités, par amour de Paris et par respect des Parisiens à qui j’ai dit dès le premier jour de ma campagne que mon objectif était de battre la gauche ».
« J’ai décidé d’être plus intelligente qu’eux »
Ce retrait rebat donc les cartes du scrutin, qui devrait être une triangulaire entre Emmanuel Grégoire, Rachida Dati et l’Insoumise Sophia Chikirou, puisque le candidat macroniste Pierre-Yves Bournazel a également jeté l’éponge et fusionné sa liste avec celle de la maire du 7e arrondissement.
Par conséquent, cette dernière a refusé la proposition de Sarah Knafo concernant une possible alliance. Une décision que déplore l’élue d’extrême droite, qui fustige également l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui, selon elle, « est la personne qui a bloqué ».
Sarah Knafo regrette également qu’aucun membre du parti Les Républicains n’ait appelé à une alliance entre sa liste et celle de Rachida Dati, dénonçant « la droite la plus bête du monde ».
« Dans ce contexte-là, j’ai décidé d’être plus intelligente qu’eux », lance Sarah Knafo, affirmant savoir « choisir entre le moindre mal » parmi Rachida Dati, qui n’est « pas son idéal », et le candidat de la gauche Emmanuel Grégoire.
Un scrutin à l’issue incertaine
Plus tôt dans la journée, le président des Républicains, Bruno Retailleau, avait salué le retrait de Sarah Knafo dans la course à la mairie de Paris. « C’est une décision sage et responsable, qui rend possible l’alternance que les Parisiens attendent », a-t-il écrit sur X.
Sur BFMTV, Ian Brossat, candidat communiste sur la liste d’Emmanuel Grégoire, se dit inquiet face au risque « d’un basculement à droite de Paris ». « Madame Dati est soutenue par madame Knafo qui siège avec des néonazis allemands au Parlement européen », déclare-t-il.
Ce désistement a également fait grincer des dents plus au centre, à l’instar de Clément Beaune, qui était troisième sur la liste de Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance), qui a indiqué « regretter » cet accord. Il a ainsi décidé de ne pas rejoindre la liste de fusion avec Rachida Dati, tout comme Pierre-Yves Bournazel lui-même, la tête de liste, qui s’est également retiré de la course.
À gauche, la candidate insoumise Sophia Chikirou a refusé de se retirer quand Emmanuel Grégoire, qui est arrivé en tête du premier tour, a exclu toute alliance avec cette dernière.
Source : www.bfmtv.com

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