Christophe travaille auprès du belge Bart de Wever (et accompagne les recherches de compromis)
17 mars 2026
Ed Sheeran chante dans la rue, il est interrompu par la police indienne
17 mars 2026
À quelques jours du second tour, Marseille est au cœur de toutes les attentions. Le maire sortant de gauche, Benoît Payan, se retrouve au coude-à-coude avec Franck Allisio (RN), qui a réalisé un score historique au premier tour. Entre report de voix et « vote utile », la cité phocéenne bascule dans l’incertitude.
C’est une onde de choc qui secoue la politique marseillaise. Avec près de 35 % des voix au premier tour, Franck Allisio a propulsé le Rassemblement National à un niveau jamais atteint dans la ville (contre 20% en 2020). En axant sa campagne sur la sécurité, l’ordre et l’industrie, le candidat RN a réussi un pari audacieux: siphonner l’électorat de la droite traditionnelle.
Le bastion LR bascule: « Il faut que ça bouge »
RMC s’est rendu dans le 8e arrondissement, fief historique de Jean-Claude Gaudin. Si Martine Vassal, l’héritière désignée, y réalise son meilleur score (18%), elle est largement distancée par Franck Allisio qui culmine à 40%. Sur place, les anciens électeurs LR assument désormais leur nouveau choix: « Il faut que ça bouge », lance une habitante.
« Pour les municipales, je vote pour un maire qui fait du bien à sa ville. Son parti, ça m’est égal », confie une autre. « J’ai voté pour le RN pour la première fois, tout le monde en a marre », ajoute un riverain. Le sentiment global est celui d’une volonté de rupture: « On a eu la droite, la gauche, mais on n’a jamais eu le RN, donc on va voir. »
Face à cette hémorragie, Martine Vassal a choisi de se maintenir malgré sa « claque » électorale. Pour son porte-parole Romain Simmarano, hors de question de s’effacer: « Elle aurait acté la dissolution de nos familles politiques. Ce n’est pas parce qu’un extrême droite nous demande de nous désister pour faire de la place que ça changera notre position. »
Psychodrame à gauche: le retrait sous tension de Sébastien Delogu
Si la droite se fragmente, la gauche sortante n’est pas non plus exempte de tensions. Lundi matin, Benoît Payan a déposé sa liste en préfecture, fermant ainsi la porte à toute alliance avec La France Insoumise. Un choix jugé « irresponsable » par Sébastien Delogu.
Pourtant, ce mardi, le candidat LFI (arrivé 4e avec 11,9%) a finalement annoncé le retrait de sa liste pour faire barrage au RN: « Nous sommes le plus solide rempart », a-t-il déclaré, tout en fustigeant l’attitude du maire sortant.
Sur le terrain, certains sympathisants insoumis ont déjà fait leur choix, à l’image d’Ouahid: « Le candidat LFI était trop loin. Ses voix peuvent aider Monsieur Payan à l’emporter devant le RN. C’est trop important pour faire des calculs d’apothicaire. »
La question du « vote utile » est désormais le pivot de cet entre-deux-tours. Tout l’enjeu des prochains jours sera de savoir si le sursaut républicain à gauche suffira à compenser la dynamique de Franck Allisio, ou si le report des voix LR vers le RN installera l’extrême droite à l’Hôtel de Ville pour la première fois de l’histoire de Marseille.
Source : rmc.bfmtv.com

9999999
