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18 mars 2026
Crédit : compte officiel d’Instagram de Stéphane Plaza
Pendant son procès, il a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés: mardi, le tribunal correctionnel de Paris rend son jugement pour Stéphane Plaza, agent immobilier et animateur vedette de M6, accusé de violences conjugales sur deux anciennes compagnes.
A l’issue des débats en janvier, le ministère public avait requis 18 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende à l’encontre de Stéphane Plaza, 54 ans, lui reprochant « d’avoir porté des coups, dénigré, humilié publiquement, tordu des doigts si fort que certains ont été luxés, d’avoir mordu » ses accusatrices.
« Il faut rappeler aujourd’hui qui est la victime et qui est l’agresseur, ne pas faire du couple une zone de non-droit. M. Plaza a fait un choix: celui de la violence pour imposer sa volonté au sein du couple », avait fait valoir la procureure de la République.
Stéphane Plaza comparaissait pour « violences habituelles physiques et/ou psychologiques par concubin » entre 2018 et 2022 sur une ex-compagne, Amandine, ainsi que pour « violences habituelles psychologiques par concubin » sur une autre, Paola, entre 2021 et 2022. Les deux se sont vu reconnaître une incapacité totale de travail supérieure à huit jours.
A l’audience le 9 janvier, l’animateur n’avait cessé de nier.
Les doigts tordus d’Amandine, au printemps 2022 ? « Je ne contrôle pas ma force car je suis dyspraxique et maladroit (…) et je ne vois pas qu’elle a mal », insiste le prévenu, niant aussi l’avoir étranglée. « Il y a une force qui n’aurait pas dû être, c’est un incident malheureux », s’était-il défendu.
Les clefs de l’appartement de Paola, qu’il ne lui rend pas malgré ses demandes ? « Une bêtise, il les a perdues », assurait son avocat, Carlo Alberto Brusa. « On fait de quelques petits faits quelque chose de monstrueux. Et sans preuve. Pour condamner quelqu’un, il faut des preuves tangibles », avait-il plaidé.
« Peur des mauvais jours »
Le prévenu a balayé les récits d’humiliations racontées par Amandine, parlant plutôt de blagues, certes parfois de mauvais goûts, reconnaissait-il.
– Pourquoi ne pas avoir stoppé cette relation ? Elle a duré cinq ans, avait demandé le président à Amandine.
– J’étais éprise, je travaillais pour lui, on vivait dans son appartement. Et il y avait des moments de mieux. Alors j’ai eu du mal à sortir de tout ça.
« On ne dit pas qu’il y a eu des violences tous les jours », avait relevé la procureure, mais qu’il a « institué un continuum de violences ». Et chez ces femmes grandit « la peur des mauvais jours, la peur des crises, du dénigrement et pour certaines, des coups ».
« Bimbo ! »
Paola a de son côté décrit devant les enquêteurs « un comportement changeant » de M. Plaza: paroles douces le soir, insultes le matin… « Vieille pute ! Bimbo ! », lui dit-il quand elle procède à une augmentation mammaire pour davantage lui plaire. Elle affirmait aussi avoir été mordue à une cuisse et à une épaule.
L’animateur accusait de son côté son ex-compagne de mentir: « Elle dit qu’on se voit quatre fois par semaine, mais je ne pouvais pas, c’est mathématique: j’ai six relations en même temps ».
Pour la défense de son client, l’avocat de M. Plaza avait appelé à la barre quatre connaissances qui ont décrit le prévenu comme un homme « généreux », « calme ».
Le procès de l’animateur Stéphane Plaza, jugé pour violences sur deux ex-compagnes, a débuté
L’une d’entre elles entretient une relation avec lui depuis 2018. « Je sais qu’il est infidèle, ça peut faire l’objet d’une dispute mais alors il est très fuyant. C’est moi qui dégénère ». Lui est « tendre ».
L’affaire avait débuté en septembre 2023, avec la publication par Mediapart des témoignages de trois ex-compagnes. Le parquet avait ensuite ouvert une enquête.
De son côté, M. Plaza a tenté de faire reconnaître devant la justice un harcèlement et cyberharcèlement à son encontre. En vain jusque-là: sa première plainte a été classée sans suite le 7 janvier.
Initialement agent immobilier, Stéphane Plaza est devenu une star du petit écran quand M6 l’a propulsé en 2006 à la tête des émissions « Recherche appartement ou maison » et « Maison à vendre » (2007). A ce stade, M6 a exclu de mettre fin à leur collaboration.
Source : www.brut.media

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