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Temps de lecture : 3min – vidéo : 3min
Depuis quelques jours, les prises de vues venant de Dubaï ou du Qatar, de bombardement de drones et de missiles iraniens, sont devenues très difficiles à obtenir.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un total de 13 missiles et 27 drones ont été interceptés aux Emirats arabes unis mercredi 18 mars. Pourtant, nous ne disposons que de trois images. Celles qui ont échappé à la surveillance des Emirats. Les auteurs de ces vidéos pourraient être arrêtés, comme 60 personnes actuellement en garde à vue à Dubaï, selon nos informations. Parmi elles, au moins trois Français, accusés d’avoir menacé la sécurité nationale en filmant les attaques iraniennes sur le territoire.
Dubaï contrôle son image, quitte à surveiller de près les influenceurs. Au premier jour de guerre, Maeva Ghennam, une Française suivie par des millions d’internautes, s’est filmée, visiblement paniquée. Deux jours plus tard, elle était convoquée par la police dubaïote. « Je n’ai rien dit de mal, j’ai eu peur. J’ai eu très, très peur », a-t-elle raconté dans une vidéo. Quelle était la raison de cette convocation ? Elle n’a pas répondu à nos sollicitations, mais d’autres influenceurs témoignent d’une censure. « J’avoue que je ne sais pas trop ce que j’ai le droit de dire, pas le droit de dire », admet une jeune femme en vidéo. « On n’a pas le droit de montrer ce qui se passe, en tout cas on n’a pas le droit de montrer ce qui va tomber du ciel », explique une autre.
La diffusion de contenus contredisant les annonces officielles ou pouvant causer la panique est passible d’une amende de 200 000 dirhams, soit environ 50 000 euros. Romain Astruc, un avocat installé à Dubaï, précise : « Un débris, des dégâts, de la fumée, n’importe quoi. C’est interdit. Ce qu’on peut prendre comme photo, c’est, je répète, nos enfants qui jouent dans le parc, un beau coucher de soleil, aller sur les dunes. C’est une loi qui doit nous protéger. »
Les Emirats invoquent des impératifs de sécurité, le risque de révéler des informations sensibles à l’Iran. Ces interdictions concernent aussi les journalistes, comme l’équipe de France Télévisions à Doha. Au Qatar, elle n’a obtenu l’autorisation de filmer que dans certains lieux. Il est impossible également de filmer des sites sensibles, des bâtiments officiels du gouvernement ou encore des sites militaires.
Mais il est question aussi de ne pas écorner la réputation du pays. Selon « Odieux Boby », photojournaliste arrêté plusieurs heures pour avoir photographié l’aéroport de Doha au premier jour de guerre : « Dès qu’une personne essayait de faire une story ou de faire une vidéo, il y avait des agents de police qui venaient et qui demandaient de supprimer les images. Il y a une volonté, en tout cas, du Qatar d’essayer de préserver cette image de carte postale pour laquelle il dépense sans compter. »
Le ministère des Affaires étrangères confirme ce mercredi soir que les dossiers des Français sont suivis par le Consulat général de France à Dubaï et qu’ils bénéficient de la protection consulaire.
Source : www.franceinfo.fr

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