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18 mars 2026« Ceux qui font des alliances avec LFI, ce n’est pas technique, c’est politique, et ils perdent leur âme en le faisant », fustige Gérald Darmanin
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Premier des ministres du gouvernement Lecornu autorisé à réagir officiellement au résultat du premier tour des élections municipales, Gérald Darmanin, garde des Sceaux, est l’invité du « 20 Heures », mardi 17 mars.
Invité de Léa Salamé mardi 17 mars sur le plateau du « 20 Heures », Gérald Darmanin, ministre de la Justice, est le premier membre du gouvernement à s’exprimer publiquement sur le premier tour des élections municipales. S’il reconnaît « un peu d’usure politique, sans doute, mais aussi une implantation locale qui a manqué« au camp présidentiel, il déplore les alliances du Parti socialiste avec La France insoumise dans plusieurs villes, dont Toulouse.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Léa Salamé : Vous étiez en deuxième position sur la liste de la maire sortante à Tourcoing, qui est arrivée largement en tête dimanche soir. Ça vous console du score très décevant du bloc central un peu partout en France ? Je rappelle que vous n’avez gagné que 400 communes sur 33 000 au premier tour. Ce n’est quand même pas beaucoup.
Gérald Darmanin : Oui, incontestablement, nous manquons d’implantation locale. Alors, je suis très heureux à Tourcoing, où je suis élu et réélu depuis maintenant quasiment 20 ans, d’avoir le soutien de ma population avec Doriane Bécue, la maire de Tourcoing, ce qui montre qu’on peut être dans une ville populaire et être soutenu, même quand on fait des choses nationalement. Mais en effet, je pense que ces élections municipales, c’est aussi un cri, c’est un malaise, un mécontentement dans ce pays. Des gens qui votent à l’extrême gauche et à l’extrême droite, il ne faut pas les juger. On peut juger les partis politiques.
Mais qu’est-ce que ça dit de votre faiblesse, de la faiblesse du bloc central au bout de huit ans ?
Un peu d’usure politique, sans doute, mais aussi une implantation locale qui a manqué. La politique, c’est quelque chose qu’on doit faire en étant en contact direct avec les électeurs, en étant en proximité, en étant élu local.
Ça se faisait trop à Paris, c’est ça ?
J’ai toujours dit qu’il fallait plus de bistrots et moins de visios. On a fait souvent des visios et pas assez de bistrots.
Le premier tour a été marqué notamment dans votre région par une poussée des Insoumis. David Guiraud est en passe de gagner dimanche prochain, il est très haut pour les Insoumis à Roubaix. Qu’est-ce que ça dit de la France ? Qu’est-ce que ça dit du vote des grandes villes et du vote des jeunes ?
Je pense qu’il y a un malaise quand on vote à l’extrême droite ou à l’extrême gauche, qu’il faut entendre. Et on n’est pas là pour porter des jugements sur les électeurs qui votent, quel que soit leur vote. La conséquence, cependant, c’est que les partis politiques devraient assumer leurs responsabilités. Moi, je suis terrifié, comme beaucoup de Français, terrifié de ce qui se passe à gauche. Comment le Parti socialiste peut-il aujourd’hui s’allier avec des gens qui ont en leur sein eu des personnes extrêmement violentes, je pense à Monsieur Raphaël Arnault et à ses amis, et des propos antisémites tenus ? Ça a été jugé comme tel par les propres dirigeants de la gauche, de Monsieur Mélenchon, et ensuite faire des alliances à Nantes, dans diverses communes, à Toulouse, où on considère d’abord que Monsieur Moudenc est quasiment un fasciste. Qu’est-ce qui justifie que le maire centriste Monsieur Moudenc (Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, NDLR) ait une alliance LFI-PS s’oppose à lui ?
Olivier Faure était à votre place hier. Il parle de fusion technique pour garder les villes à gauche.
Il ne faut peut-être pas nous prendre pour des imbéciles non plus. Il y a des socialistes qui ont fait le choix et qui ont l’honneur de ne pas mélanger leurs voix avec La France insoumise. Ce sont mes adversaires politiques, mais je les respecte profondément pour ça. Ils sont républicains. Ceux qui font des alliances avec La France insoumise aujourd’hui, en toute connaissance de cause, ce n’est pas technique, c’est politique et ils perdent leur âme en le faisant. Et je sais qu’il y a beaucoup d’électeurs de gauche qui sont terrifiés par le choix que fait une partie, une partie seulement, du Parti socialiste.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Source : www.franceinfo.fr

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