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18 mars 2026Coup dur pour Christian Estrosi à Nice, lâché par le patron de LR Bruno Retailleau qui lui refuse son appui face à Eric Ciotti soutenu par le RN
La campagne municipale à Nice vire à la fracture au sein de la droite. Le patron des LR Bruno Retailleau maintient sa ligne d’indépendance face à Christian Estrosi pourtant largement devancé par Éric Ciotti, soutenu par le RN, au premier tour à Nice.
Le patron de LR Bruno Retailleau a refusé mercredi d’apporter son soutien au sortant Christian Estrosi (Horizons) qui affronte au second tour des élections municipales à Nice l’ex-président des Républicains Eric Ciotti, allié du RN, laissant le choix aux électeurs « en leur âme et conscience ».
« On avait un accord national avec Horizons notamment, qui comprenait Nice (mais) cette campagne a été délétère », a affirmé sur BFMTV-RMC l’ancien ministre de l’Intérieur, évoquant « l’appel à la gauche et au communautarisme » de la part du maire sortant qui compte pourtant plusieurs candidats LR sur sa liste.
« Je ne donne pas de consignes dans les conditions de cette campagne absolument délétère dans laquelle je ne me retrouve pas, ni d’un côté ni de l’autre », a affirmé Bruno Retailleau, qui a réitéré sa « condamnation » de la stratégie d’Eric Ciotti de s’allier avec le RN il y a deux ans pour former ce qu’il appelle « l’union des droites ».
Une « campagne délétère »
La campagne niçoise a effectivement été brutale, entre accusations, petites phrases, transfuges… M. Estrosi, nettement distancé au premier tour par M. Ciotti (31 % contre 43 %) multiplie depuis dimanche soir les appels à un large rassemblement, y compris avec la gauche.
Avant le second tour des municipales, M. Retailleau, qui s’est lancé il y a un mois dans la course à l’Elysée, s’en est pris à nouveau « aux accords de la honte » entre la gauche et LFI.
« Le PS et les écologistes en France ont inventé en réalité l’antisémitisme à géométrie variable », a-t-il déploré, mettant en avant les contradictions entre le refus d’un accord national avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, et ceux obtenus localement dans des villes comme Nantes, Lyon, Toulouse ou Strasbourg.
La « main tendue » du RN
« C’est la gauche aujourd’hui qui trahit ses idéaux », a-t-il ajouté, lançant un appel aux électeurs de droite et du centre, mais aussi à ceux du RN, à voter pour les candidats LR ou soutenus par son parti pour « faire échouer une gauche souvent « lfisée ».
Il a d’ailleurs reproché au parti de Jordan Bardella de « faire gagner la gauche contre la droite » en maintenant ses candidats au second tour, citant notamment les exemples de Gap, Brest, Fougères, Alençon ou encore Limoges.
« Et en même temps, ils nous demandent de nous retirer ? », a affirmé Bruno Retailleau, rejetant la « main tendue » à LR par Jordan Bardella au soir du premier tour.
Interrogé sur les rares cas d’alliances locales entre des candidats LR et le Rassemblement national, comme à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), le patron des Républicains a réitéré que les membres de sa famille politique seraient exclus s’ils s’entendaient avec l’extrême droite.
Source : www.lindependant.fr

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