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18 mars 2026
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18 mars 2026C’est un pan de la culture française, pourtant l’un des plus visibles dans nos villes et campagnes, qui s’effrite. Dans les années 60, la France comptait environ 200 000 cafés et bistrots. Il y en a cinq fois moins aujourd’hui. Le 30 janvier dernier, la publication d’une étude, relayée par de nombreux médias dont Le HuffPost, a fait émerger cette lente disparition dans l’actualité, mais sous un angle inédit, à savoir les répercussions politiques de ces fermetures.
Selon les travaux d’Hugo Subtil, chercheur français en sciences politiques à l’université de Zurich qui a étudié les données de 18 000 fermetures de bars-tabacs en France entre 2002 et 2022, avant d’analyser celles-ci avec les résultats d’élections législatives et présidentielles, la disparition de ces « lieux de sociabilité » entraîne une hausse du vote pour le Rassemblement national, en particulier dans les communes rurales.
« Quand il n’y a plus de lieu pour se parler, la politique devient un face-à-face entre l’individu isolé et les grands récits médiatiques – et dans ce face-à-face, les discours qui offrent des réponses simples ont un avantage structurel », explique le chercheur, dont les travaux ont été publiés par le CEPREMAP, laboratoire de recherche français.
Comme vous pouvez le voir dans notre reportage vidéo en tête d’article, Le HuffPost s’est rendu dans la Meuse pour discuter de l’impact de ces fermetures sur le quotidien des habitants. C’est l’un des départements ayant perdu le plus de bars-tabacs depuis le début des années 2000.
À Dieue-sur-Meuse, où un bar-tabac trône toujours au centre de la commune, des habitués partagent leur attachement pour ce point de rencontre incontournable dans la commune, alors qu’à Tilly-sur-Meuse, où le bar-tabac a fermé en 2013 (et où Marine Le Pen a récolté 39,6 % au premier tour de la présidentielle en 2022), des habitants témoignent du vide laissé par la fermeture du café.
Peu surpris par les résultats de cette étude, le maire sortant Jean-Louis Guerra (sans étiquette), qui tenait lui-même le bar-tabac avant sa fermeture, se souvient, à notre micro, de cette « belle époque ». Il avoue que mettre la clé sous la porte du café du village (pour des raisons financières) fut une décision « crève-cœur » : « Il y en a qui te le disent, un peu avec le sourire : « tu nous a abandonnés »».
Source : www.huffingtonpost.fr

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