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18 mars 2026
sous le feu du Hezbollah, les Israéliens refusent de fuir leurs villes à la frontière du Liban
18 mars 2026L’Iran a confirmé, mardi 17 mars, la mort de l’un de ses plus hauts responsables, Ali Larijani, tué dans une frappe israélienne. Téhéran a riposté en tirant sur Israël et sur les pays du Golfe, et continue d’imposer une tension régionale, notamment dans le détroit d’Ormuz.
Une illustration du décalage entre la réussite militaire de cette opération méthodique de décapitation du régime iranien et les errements stratégiques des Américains et de leur président, remonté comme un coucou contre ses alliés de l’Otan. Ces alliés qu’il menace depuis des mois, du Groenland au Canada, et qui refusent obstinément de venir l’aider à sécuriser le détroit, devenu un levier essentiel de la riposte du régime des mollahs. Voilà trois jours qu’il étale sa frustration et qu’il vitupère contre les pays de l’Otan. « Ils font une erreur stupide », enrageait encore mardi le président américain, avant de conclure en lettres capitales sur son réseau social : « LEUR AIDE : NOUS N’EN AVONS JAMAIS EU BESOIN. »
**Les critiques de Donald Trump
Le premier argument déployé par Donald Trump, c’est qu’il n’a pas besoin du pétrole qui passe par Ormuz, c’est celui des Européens ou des Chinois. C’est vrai, mais c’est aussi oublier que les États-Unis revendiquent cette position de garant de la sécurité de la région et du trafic maritime. Ils ont vendu cette protection à leurs alliés du Golfe, et ce blocage sur un nœud essentiel du commerce mondial n’est que la conséquence d’une offensive qu’ils ont lancée sans la moindre concertation avec leurs alliés. Autre argument : l’Otan marche à sens unique et personne ne vient jamais en aide à l’Amérique. C’est oublier que l’article 5, qui impose la solidarité des pays de l’alliance si l’un d’eux est attaqué, n’a été utilisé qu’une seule fois : pour la guerre en Afghanistan, à la suite des attentats du 11-Septembre, et que de nombreux soldats, européens notamment, y ont perdu la vie.
Concernant la situation actuelle dans le golfe Persique, l’Otan n’a a priori pas vocation à intervenir. C’est une alliance défensive et aucun pays membre n’est ici attaqué. Si Donald Trump avait voulu l’intervention de l’Otan, il aurait fallu prévenir ses membres en amont, ce qu’il n’a pas fait, et qu’une telle intervention impliquerait un partage du commandement et des informations sur les objectifs précis de l’opération, ce qui paraît impensable.
Après son cavalier seul, la Maison Blanche retrouve son agressivité, manifestement déstabilisée par un régime qui se radicalise à mesure qu’il essuie des pertes et qui a opté pour la politique du pire dans le Golfe, celle de la mer brûlée dans laquelle Washington est empêtré.
Source : www.radiofrance.fr

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