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18 mars 2026« Je n’ai commis aucun des actes reprochés », martèle Nicolas Sarkozy à son procès en appel pour le financement libyen de sa campagne présidentielle
« Je mobiliserai toutes les forces dont je suis capable pour défendre cette vérité profondément ancrée en moi », a ajouté l’ex-président de la République, qui a expliqué pourquoi il conteste sa condamnation prononcée à l’issue du premier procès.
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Pas « de propos liminaire », seulement quelques phrases adressées à la cour d’appel de Paris pour donner le ton. Nicolas Sarkozy a joué la carte de la sobriété, mercredi 18 mars, au troisième jour de son procès en appel dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. Lorsque le président de la cour a demandé aux prévenus de donner les raisons de leur recours contre le jugement du tribunal correctionnel de Paris, prononcé le 25 septembre 2025, l’ancien chef d’Etat s’est donc plié à l’exercice et a répondu à la consigne : il a fait court.
« Monsieur le président, Mesdames, Messieurs, j’ai fait appel car je n’ai commis aucun des faits pour lesquels j’ai été condamné. Je mobiliserai toutes les forces dont je suis capable pour défendre cette vérité profondément ancrée en moi », a déclaré, avec un ton assuré mais pas revendicatif, Nicolas Sarkozy, en costume-cravate sombre, adoptant la même solennité que deux jours plus tôt, à l’ouverture de ce deuxième procès.
Puis, invité à revenir à la barre pour prononcer un propos liminaire, s’il le souhaitait, Nicolas Sarkozy a été bref. « Ce que j’ai dit à la cour n’était pas une formule, c’est la vérité que je ressens profondément en moi. Je n’ai commis aucun des actes reprochés », a répété l’ancien président de la République, condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme pour « association de malfaiteurs ».
« Je n’ai rien à ajouter, j’imagine que la cour aura beaucoup de questions à me poser, j’y répondrai. Ce que je vous ai dit, c’est ce que je ressens au plus profond de moi-même et de mon être », a-t-il conclu avant de se rasseoir, une main posée sur le menton, les jambes s’agitant nerveusement.
Nicolas Sarkozy a ainsi complété ses premiers mots devant la cour d’appel de Paris, prononcés mardi en fin d’après-midi. Alors que le président de la cour l’interrogeait sur sa position sur l’immunité pénale du chef de l’Etat, élaborée à un moment où Nicolas Sarkozy était au gouvernement, le prévenu en a profité pour clamer son innocence, comme il le fait depuis le début de cette affaire. L’ancien président de la République a aussi répété n’avoir « pas commis d’acte de corruption, ni de près, ni de loin ».
Nicolas Sarkozy n’est pas le seul à avoir à nouveau clamé son innocence. Mercredi matin, l’intermédiaire franco-algérien Alexandre Djouhri, soupçonné d’avoir fait transiter des fonds libyens et d’être au cœur de l’autre réseau de corruption allégué dans ce dossier, condamné en septembre à six ans de prison et incarcéré immédiatement, a assuré être « tombé dans un traquenard ». Quant à l’ancien ministre Brice Hortefeux, il s’est lancé dans un propos liminaire bien plus long que celui de son fidèle ami Nicolas Sarkozy. « Je fais appel pour une raison simple et surtout simplement vraie : je suis innocent et totalement innocent des griefs qui me sont reprochés », a-t-il argué. En première instance, Brice Hortefeux a été condamné à deux ans de prison aménageables et 50 000 euros d’amende pour association de malfaiteurs.
Dans cette affaire, il est reproché à Brice Hortefeux d’avoir agi comme intermédiaire à travers le réseau de l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine – mort juste avant le jugement – et pour avoir organisé des transferts de fonds publics via des comptes offshore. Le tribunal a considéré qu’il avait sciemment rencontré en Libye, en 2005, en vue d’organiser un financement occulte, Abdallah Senoussi, ancien chef du renseignement militaire libyen et beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi, mais aussi cerveau de l’attentat perpétré contre le DC-10 d’UTA. « J’aurais rencontré Abdallah Senoussi de manière délibérée, volontaire, non fortuite. C’est faux et devant votre cour je le prouverai », a lancé Brice Hortefeux à la barre, mercredi.
L’ancien ministre est revenu point par point sur les accusations portées contre lui. « Le tribunal a supposé que j’aurais agi afin d’obtenir ou tenter d’obtenir un financement libyen pour la campagne présidentielle : c’est rigoureusement faux et je le prouverai. Le tribunal a pensé que j’aurais contribué à transférer les fonds publics libyens vers la France en remettant un document bancaire, c’est rigoureusement faux et je le prouverai », a-t-il notamment développé. « Il n’y a pas un matin où je me réveille sans m’interroger sur ce jugement, que j’estime aussi injuste que infondé », a déclaré Brice Hortefeux. Un propos liminaire empreint de lyrisme que le proche de Nicolas Sarkozy a conclu ainsi : « J’ai appris le meilleur comme le moins bon et j’ai aussi appris de la justice qu’une addition d’hypothèses ne fait pas une vérité. »
Source : www.franceinfo.fr

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