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Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a confirmé la mort de son chef, Ali Larijani. Selon Frédéric Encel, docteur en géopolitique et maître de conférences à Sciences Po Paris, le renversement du régime est « l’objectif suprême d’Israël » mais « il n’est pas du tout certain » que l’état hébreu y parvienne.
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L’Iran promet de venger la mort d’Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien et personnage-clé du régime, dont le décès a été confirmé dans la soirée du 17 mars. Il a été victime d’une frappe israélienne ciblée, qui a également tué son fils et un autre responsable du Conseil. D’après Frédéric Encel, docteur en géopolitique et maître de conférences à Sciences Po Paris, l’assassinat d’Ali Larijani ne changera pas la donne en Iran « car le régime « prévoit des remplaçants ».
Franceinfo : La mort d’Ali Larijani peut-elle modifier la donne dans cette guerre ?
Frédéric Encel : Je ne crois pas que ça puisse modifier quoi que ce soit dans la mesure où le régime a mis en place un organigramme avec des remplaçants, des numéros 2, 3, 4 5. Ces gens-là prennent le pouvoir les uns à la suite des autres. Ils acceptent de mourir dans ces conditions, dans la mesure où la mythologie chiite valorise le martyr.
A-t-on néanmoins raison d’insister sur l’importance d’Ali Larijani ?
Oui. Il connaissait parfaitement le dossier nucléaire et était considéré comme quelqu’un avec qui on pouvait effectivement discuter. Mais il n’avait pas compris que ni les Israéliens, ni les Américains, et finalement ni les Chinois, ni les Russes, ni les autres puissances de cette planète n’accepteraient que l’Iran se dote de l’arme atomique. C’est quelque chose qui, me semble-t-il, n’a pas été compris par les leaders iraniens.
L’objectif d’Israël reste le renversement du régime. L’État hébreu peut-il parvenir sans l’aide des États-Unis ?
C’est l’objectif suprême d’Israël, pas forcément celui des États-Unis, qui ont d’autres buts de guerre. Si ce régime ne tombe pas, on ne verra pas la fin de la crise. Les Israéliens souhaitent l’éradication de la menace existentielle nucléaire mais aussi de la menace balistique, ce qui est en train de se produire. Si ce régime reste en place, même extrêmement affaibli, sans capacité de projection de force à l’extérieur, au fond, les Israéliens n’auront pas perdu.
« Même avec les États-Unis, il n’est pas du tout certain qu’Israël parviendra à renverser le régime iranien. »
Frédéric Encel, docteur en géopolitique et maître de conférences à Sciences Po Paris,à franceinfo
Cette politique israélienne d’assassinats ciblés n’a jamais été aussi intense. Va-t-elle finir par soulever des questions morales, y compris en Israël ?
En Israël, s’agissant du régime iranien, il n’y a pas de débat comme il y en a eu sur la question palestinienne pendant la guerre à Gaza. Il y a des débats depuis des dizaines d’années sur cette question qui comporte effectivement un volet moral et éthique fondamental, mais pas sur le régime iranien, qui est considéré comme une menace, même par la gauche radicale.
Peut-on parler d’enlisement du conflit ?
Il n’y a pas d’enlisement au bout de deux semaines. Les guerres, dans la longue histoire politico-militaire mondiale, durent des semaines, des mois, des années et parfois des siècles. Là, on en est à deux semaines ou trois semaines. Par ailleurs, il n’y a pas trop de troupes au sol. Donc je ne pense pas qu’on puisse déjà parler d’enlisement.
Source : www.franceinfo.fr

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