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CARLOS JASSO / AFP
Des personnes vêtues de blouses médicales et portant des masques traversent le campus de l’université du Kent à Canterbury, dans le sud-est de l’Angleterre, le 18 mars 2026, à la suite d’une épidémie de méningite.
À l’université du Kent, à Canterbury, l’atmosphère est étrange : en pleine période d’examen, les couloirs et les salles sont presque vides… Et les rares étudiants présents portent des masques. « On se croirait revenu à l’époque du Covid », écrit la BBC ce mercredi 18 mars. En cause : une épidémie de méningite qui inquiète fortement les autorités sanitaires.
Dans cette ville du sud-est de l’Angleterre, le nombre de cas a bondi en quelques jours. Au total, 20 cas de méningite ont été recensés ce mardi en fin de journée, soit cinq de plus que la veille, selon l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA). Le bilan est déjà lourd : deux jeunes ont perdu la vie, une lycéenne de 18 ans et un étudiant de 21 ans. Une deuxième université de la ville a été touchée par un cas ont d’ailleurs annoncée les autorités britanniques ce mercredi.
Jusqu’ici, l’épidémie touche exclusivement des jeunes adultes. Elle semble liée à une boîte de nuit très fréquentée par les étudiants, le Club Chemistry, à Canterbury. Selon le ministre britannique de la Santé, toutes les personnes ayant fréquenté l’établissement « entre le 5 et le 7 mars » pourraient avoir été exposées. La méningite se transmet en effet lors de contacts rapprochés prolongés, notamment en s’embrassant ou en partageant boissons et cigarettes électroniques.
Une propagation « sans précédent »
Signe de la gravité de la situation, ce mercredi, le Premier ministre Keir Starmer a pris la parole pour exhorter toutes les personnes ayant fréquenté le Club Chemistery à se manifester auprès de leur médecin. Par ailleurs, le ministère français de la Santé a indiqué qu’une personne ayant fréquenté l’université du Kent est hospitalisée en France, et se trouve dans un état stable.
« Ce qui nous inquiète dans le foyer épidémique de Canterbury, c’est la rapidité et l’ampleur de la propagation de la maladie – c’est sans précédent », a-t-il déclaré ce mercredi à la BBC. Même constat du côté de Susan Hopkins, directrice générale de l’UKHSA : « Au cours de mes 35 années d’expérience dans le domaine médical, je n’ai jamais vu autant de cas de ce type d’infection en un seul week-end », a-t-elle déclaré, écrit le Guardian.
Des cas graves de méningites bactériennes
Au-delà du nombre de cas, c’est leur nature qui inquiète. La méningite est une infection des méninges, les membranes qui protègent le cerveau et la moelle épinière. Mais elle peut être virale ou bactérienne. Dans le premier cas, les symptômes sont plutôt légers et l’infection peut se guérir spontanément. Mais dans le cas d’une méningite bactérienne, l’hospitalisation est indispensable, car l’infection peut tuer de manière foudroyante si elle n’est pas soignée.
Dans la flambée observée en Angleterre, six cas ont été identifiés comme étant des méningites bactériennes à méningocoque B, une forme particulièrement sévère.
Chez l’adulte, les symptômes apparaissent brutalement : forte fièvre, maux de tête intenses, raideur de la nuque, vomissements, sensibilité à la lumière ou au bruit. Chez les nourrissons, les signes sont plus difficiles à repérer, mais des pleurs inhabituels, une grande fatigue ou un refus de s’alimenter doivent alerter.
Traitement par antibiotiques et vaccins
Lorsqu’une méningite bactérienne est confirmée, des antibiotiques sont administrés au plus vite au patient. Ce traitement est également donné de manière préventive aux personnes ayant été en contact avec le malade. Dans le Kent, plus de 2 500 doses d’antibiotique ont ainsi déjà été distribuées aux étudiants, cas contacts ou aux visiteurs de la boîte de nuit, afin de stopper rapidement l’épidémie.
Les antibiotiques sont le traitement « le plus efficace pour limiter la propagation » de l’épidémie, a souligné l’UKHSA. En outre, les médecins généralistes de tout le Royaume-Uni sont appelés à prescrire des antibiotiques à toute personne ayant fréquenté la boîte de nuit concernée aux dates indiquées, ainsi qu’aux étudiants de l’université du Kent.
Dans le même temps, une campagne de vaccination ciblée a été lancée auprès des étudiants du campus de Canterbury, « compte tenu de la gravité de l’épidémie », a indiqué l’UKSHA. Le vaccin ne protège pas immédiatement : il faut plusieurs jours pour que l’immunité se mette en place. Il s’agit d’une protection à moyen terme, complémentaire aux antibiotiques. Cette double stratégie reflète l’urgence de la situation, dans laquelle chaque geste compte pour contenir l’épidémie.
Source : www.huffingtonpost.fr

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