
Un touriste allemand tué par un éléphant en Inde
18 mars 2026
Résultats des municipales 2026 à Perpignan : et si la victoire de Louis Aliot au 1er tour avait sauvé la mise de la gauche divisée à Perpignan
18 mars 2026Municipales 2026 à Carcassonne : récit des 48 heures de négociations et de tensions qui ont mené la gauche à se lancer dans une triangulaire à haut risque
Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Municipales 2026 à Carcassonne : récit des 48 heures de négociations et de tensions qui ont mené la gauche à se lancer dans une triangulaire à haut risque ».
Points importants
Au soir du dimanche 15 mars, quatre listes étaient qualifiées pour le second tour des municipales à Carcassonne. Ce dimanche 22 mars, les électeurs devront faire leur choix parmi trois listes. Récit des 48 heures qui ont mené à une configuration risquée, mais à laquelle la gauche carcassonnaise croit.
Dimanche 15 mars
Il est 20 heures passées, et les résultats des bureaux carcassonnais commencent à tomber. Très vite, les urnes parlent : Christophe Barthès (RN) est premier, avec 34,52 %, la liste de Magali Bardou et François Mourad qui affiche 25,36 % des voix, prend la seconde place. Juste derrière, à moins de 400 voix d’écart, Carcassonne Unie menée par Alix Soler-Alcaraz, récupère 23,27 % des suffrages, alors que le maire sortant Gérard Larrat récupère 12,27 % des votes. À la 5e place, d’office disqualifiée pour le second tour, Carcassonne Unité Populaire (LFI-NPA) qui engrange 4,58 % des votes.
Très vite aussi, le ton est donné : François Mourad et Magali Bardou ferment rapidement la porte à toute fusion. Alix Soler-Alcaraz en prend acte. Mais dans un contexte de score serré, l’absence d’union fait planer le risque d’un second tour très défavorable face au Rassemblement National.
Lundi 16 mars
Le lendemain, lucide sur son score, le maire sortant divers droite Gérard Larrat annonce son retrait dans l’après-midi. Quelques heures plus tard, alors qu’un appel à l’union bruissait déjà en ville, Alix Soler-Alcaraz propose officiellement la création « d’une coalition républicaine » face au candidat Rassemblement National, en direction de François Mourad et Gérard Larrat. Des discussions sont déjà en cours, qui semblent alors trouver un écho favorable auprès des équipes du maire sortant. En revanche, François Mourad tarde à répondre laissant planer une faible incertitude sur l’issue des négociations.
Mardi 17 mars
Ce mardi 17 mars, tout s’accélère et les positions évoluent. Régis Banquet, président socialiste de Carcassonne Agglo appelle à son tour à la coalition. De leur côté, François Mourad et Magali Bardou affichent clairement leur position au travers d’une lettre ouverte aux Carcassonnais et demandent officiellement le retrait de la liste Carcassonne Unie. Peu de temps après, le bureau de l’association Carcassonne Citoyenne Ecologique et Sociale (CCES), qui poussait depuis plusieurs mois pour une liste unissant toute la gauche, y compris LFI, appelle à son tour au retrait du candidat socialiste.
Tout au long de la journée, plusieurs noms de personnalités issus de la liste Larrat sont évoqués pour rejoindre la liste d’union républicaine : Marie-Aude Montussac, Yazid Laredj, Philippe Phi, Clélia Porte, Philippe Thène, Myriam Bellabiod, Wilfrid Estève, Nadia Gleizes-Raya… Et justement, dans l’après-midi, un message apparaît sur les réseaux sociaux de la liste de Gérard Larrat. Un message qui depuis, pour une raison qu’on ignore, a été supprimé, mais dans lequel Carcassonne Avant tout indique avoir accepté « la main tendue » d’Alix Soler-Alcaraz, précisant qu’il ne s’agit pas d’une fusion, mais qu’un groupe autonome sera constitué au sein du conseil municipal en cas d’élection.
À 16 heures, les équipes de Carcassonne Unie vont déposer leur liste. Une conférence de presse sur le square Gambetta, prévue pour 18 heures, est annulée au dernier moment. Tous les colistiers et soutiens présents sont appelés rue Fédou, au siège du Parti socialiste, où Alix Soler-Alcaraz se trouve.
L’ambiance devient rapidement tendue. Les visages sont interrogatifs et tout le monde est invité à participer à une réunion à l’intérieur. Et une information circule : malgré le dépôt de la liste, la tête de liste de Carcassonne Unie pourrait renoncer à mener campagne.
Mais après deux heures de discussion, Alix Soler-Alcaraz sort dans la rue Fédou, accompagné d’une grande partie de la nouvelle liste, dont les colistiers de Gérard Larrat qui le rejoignent, à savoir Philippe Thène, Myriam Bellabiod, Wilfrid Estève et Nadia Gleizes-Raya. Face à la presse, il assume un choix « collectif » et « réfléchi ». La liste de coalition républicaine sera bien au second tour. Si le candidat PS avoue avoir eu « des doutes », face au risque lourd d’une victoire du RN en cas de triangulaire, il souhaite surtout proposer aux Carcassonnais « un vote d’adhésion, pas seulement un vote contre ». « Nous sommes convaincus de notre démarche. Nous bénéficions d’une large dynamique pour aller au combat », a conclu Alix Soler-Alcaraz, ce mardi soir.
Au terme de 48 heures sous tension, la gauche carcassonnaise n’aura donc pas réussi l’union totale espérée. Mais dans cette triangulaire désormais ouverte, elle entend bien peser jusqu’au bout dans une bataille électorale plus incertaine que jamais.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

9999999
