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18 mars 2026Municipales 2026 à Montpellier : Delafosse, Altrad, Oziol… dernière ligne droite pour trois candidats aux styles si différents pour convaincre
À quatre jours du second tour, la campagne municipale montpelliéraine entre dans sa phase décisive après le refus d’alliances. avec des styles très différents et des trajectoires personnelles très différentes, Michaël Delafosse, Mohed Altrad et Nathalie Oziol durcissent le ton pour convaincre les indécis et faire basculer la décision en leur faveur.
À quatre jours du second tour des élections municipales, la campagne s’accélère et le ton se durcit. Les trois candidats encore en lice entrent dans la dernière ligne droite et multiplient les prises de parole pour convaincre leurs électeurs. Tous ont fait le choix de ne pas fusionner leur liste, en particulier Mohed Altrad, qui a éconduit tous ceux susceptibles de le rejoindre, assumant une ligne claire : « Ni compromis, ni arrangement d’arrière-boutique », selon son directeur de cabinet, l’omniprésent Salim Jawhari.
Ce mercredi 18 mars au soir, Nathalie Oziol a choisi la forme d’un meeting, en présence du numéro deux de La France insoumise, Manuel Bompard, pour souder ses troupes dans ce sprint final.
Retour aux sources pour Delafosse
Le maire sortant et favori du scrutin, Michaël Delafosse, choisissait de convoquer ses souvenirs de jeunesse. En réunissant la presse au restaurant Le106, avenue de Lodève, à côté du lycée Jules-Guesde, dans ce qui fut le repaire des lycéens de feu Mas-de-Tesse, lorsque le bar s’appelait encore « Beaus ». Là même où le jeune Michaël Delafosse esquissait ses premiers engagements politiques, dans ses années lycée.
Il montre la table d’un lieu qui s’est transformé. Le maire aussi a changé. Désormais, il défend son bilan et sa réélection, non sans s’inquiéter, les traits un peu tirés, du climat de « violence généralisée » dans lequel s’est déroulée la campagne. Mais il assure qu’il ne déviera pas de ses engagements : « La lutte contre le narcotrafic, les points de deal, la sécurité… dans l’engagement républicain qui restera le mien. »
« Quel maire les Montpelliérains veulent-ils ? »
Il ne répond pas directement aux alliances jugées « contre nature » entre le PS et LFI, évoquées à Avignon, Toulouse ou encore chez son « amie » Johanna Rolland à Nantes. Mais il affirme maintenir le cap : « Je fais partie de ceux qui ne se reconnaissent pas dans une alliance avec LFI, qui nous combat et préfère s’allier avec M. Altrad plutôt qu’avec la gauche que je représente. »
Il plaide pour « la clarté, la cohérence et le sérieux » et pose l’enjeu du second tour : « Quel maire les Montpelliérains veulent-ils ? La députée Oziol, qui veut désarmer nos policiers et m’attaque sur mon engagement en faveur de la laïcité, ou M. Altrad, qui n’avait jamais voté jusqu’en 2020 et qui, une fois élu, n’a pas siégé une seule fois et ne sait pas ce qu’est une collectivité publique ? »
Montpellier « cancre des villes de sa catégorie »
Pour lui répondre, Mohed Altrad a organisé, pour la première fois de la campagne, une conférence de presse. Elle se tient dans son second local de campagne, place Jean-Jaurès, au premier étage d’un immeuble faisant face au magasin Uniqlo, où l’ancienne ministre Patricia Mirallès s’affaire aux côtés de l’équipe du candidat.
Mohed Altrad laisse d’abord son directeur de campagne, Salim Jawhari, dresser le bilan du premier tour avant de le couper : « C’est à moi, je vais répondre… si tu me laisses parler », glisse-t-il avec un sourire. L’homme d’affaires est affable, toujours très philosophe, parfois un peu imprévisible. Mais il fait le job : le message finit par passer. « Tant que Michaël Delafosse ne comprendra rien à l’économie, Montpellier restera le cancre des villes de sa catégorie. »
Mohed Altrad promet 500 M€ d’économies
Il se lance alors dans une démonstration opposant intérêt personnel et intérêt collectif, le dogmatique au pragmatique. Lui entend faire réussir la ville comme il a fait prospérer son entreprise à l’échelle planétaire et accepte de dire qu’il ne gouvernera pas seul : « Seul, on n’est rien. Je ne comprends pas qu’une seule personne puisse décider au nom de l’intérêt général. »
Il dit « accepter les critiques » et assure pouvoir réaliser rapidement « 500 millions d’euros d’économies », Ville et Métropole confondues. « Ce qui nous permettra d’aider beaucoup de monde, notamment dans les quartiers », avance-t-il, rappelant que le point d’orgue de son programme est la création de 30 000 emplois « en attirant des entreprises » sur le territoire.
Il assume : « Je ne suis pas politique, je ne veux pas être politique, je veux gérer les problèmes de la cité. » Puis relance son antienne : « Je veux rendre aux Montpelliérains ce qu’ils m’ont donné. » Il dit avoir appris depuis 2020, où « j’étais novice », et assume de ne pas avoir siégé. Il laisse entendre qu’il ne siégera pas davantage en cas de défaite, tout en balayant l’hypothèse : « Je ne pars pas perdant. Jamais. » En revanche, s’il est élu, il assure qu’il prendra ses distances avec son groupe et « démissionnera du MHR » pour éviter tout conflit d’intérêts. Pas sûr que cela plaise aux supporters…
Michaël Delafosse veut convaincre jusqu’au bout
Du côté de Michaël Delafosse, on réfute toute victoire acquise : « Rien n’est gagné, il faut convaincre jusqu’au bout. Il y a 50 % d’abstentionnistes », souligne son entourage, qui appelle à « une majorité claire pour gouverner Montpellier et la Métropole ».
Sa méthode restera la même : « Une campagne où l’on parle des trottoirs », mais aussi de « la République que l’on veut. On se bat pour des idées, pas pour des places. » Et de répondre à l’équipe Oziol, qui le décrit comme le socialiste « le plus à droite de France » : « J’ai toujours été de gauche, même quand les socialistes ne se sont pas montrés élégants avec moi », glisse-t-il, rappelant qu’il n’oublie pas. Cette fois, il dit rendre les coups. Mais « avec bienveillance et respect »…
Source : www.midilibre.fr

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