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À Narbonne, la question des pistes cyclables est abordée au sein des mobilités, l’un des enjeux du débat public. Entre ambitions écologiques, souci de bien vivre et arbitrages budgétaires, les choix politiques dessinent une vision de la ville. Décryptage avec Vélocité.
L’association qui promeut le vélo en ville, Vélocité Narbonne, avait envoyé avant le 1er tour un questionnaire à tous les candidats aux élections municipales : ils y ont répondu, à l’exception d’Alain Peyre (Reconquête) et de Frédéric Falcon (RN). À la veille du second tour, nous avons épluché les réponses afin d’éclairer les électeurs, qu’ils soient adeptes de la petite reine… ou non. Bertrand Malquier et Nicolas Sainte-Cluque se rejoignent sur bien des points.
« Le maire sortant est cycliste et il comprend bien la problématique cycliste dans la ville. Il a conscience que les petits bouts de pistes cyclables non reliés entre eux, c’est fini, et il a compris la nécessité de réaliser des pistes continues », explique Joël Brich, coprésident de Vélocité Narbonne. L’association propose un schéma directeur cyclable, auquel adhèrent les deux candidats. « Si on veut revoir toute la circulation dans la ville, il faut comprendre les problématiques des différents usagers. Et ça ne peut se faire qu’en étant soi-même usager et en ayant pratiqué la ville avec ses différents modes. »
La question d’un schéma directeur
« Narbonne en Grand propose de le faire en concertation avec les habitants et les associations. Le maire n’a pas été jusqu’à ce niveau de détail : on ne sait pas dans quelle mesure il veut le faire aussi, ou le confier à un bureau d’études qui travaillera sur toute la cyclabilité de Narbonne. »
Le schéma comprendrait un balisage avec des panneaux indicateurs, à l’instar de ce qui existe pour les piétons au niveau touristique dans la ville, ce qui recueille l’assentiment des deux candidats. « Souvent les cyclistes prennent le même chemin que les automobilistes, ce qui n’est pas toujours le meilleur pour eux, ou ils font un peu comme ils veulent. Du coup, on a une circulation chaotique des cyclistes qui est reprochée par beaucoup d’automobilistes. »
L’association qui promeut le vélo en ville souhaite étendre la zone de circulation à 30 km/h dans tous les quartiers et autoriser les cyclistes à les emprunter à contresens, et « mettre des pictos vélos pour dire aux cyclistes : vous êtes les bienvenus ici ! » Si Narbonne en Grand est favorable à l’extension de la petite vitesse dans de nombreux quartiers, la liste promet une signalisation garantissant la sécurité au niveau du contresens cyclable dans les sens uniques. Nouveau Narbonne refuse globalement ces contresens cyclables, il en pointe les risques et jugera en fonction de la pertinence pour les usagers.
Sur la nécessité d’entretien des pistes, les deux candidats sont favorables à l’amélioration et à l’entretien régulier.
Plus de pistes, plus de cyclistes !
La nouvelle piste cyclable, qui relie la gare à l’Arena, est saluée par Vélocité comme « un progrès par rapport aux autres pistes qui étaient plus des trottoirs cyclables que des pistes cyclables, ce qui générait des conflits avec les piétons. La nouvelle piste cyclable génère plutôt des conflits avec les automobilistes qui ont dû subir quelques stationnements en moins ». À l’adresse de ceux qui affirment que les pistes ne sont pas empruntées, Joël Brich lance : « Plus il y en aura, plus il y aura de cyclistes ! »
Face au manque de stationnement, problème non mis en avant dans le questionnaire, le maire sortant a indiqué qu’il s’engageait à créer 150 arceaux d’ici la fin de l’année. De son côté, Narbonne en Grand a mis en avant une mesure emblématique : le prêt gratuit de vélos reconditionnés pour les 16 à 25 ans.
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Dans de nombreuses villes, des panonceaux transforment les feux tricolores en cédez-le-passage pour les cyclistes, un dispositif utilisé uniquement dans des lieux ne présentant aucun danger, ce qui recueille l’assentiment mitigé des deux candidats, tous deux pointant du doigt l’analyse précise des lieux pour en éviter la dangerosité. « On pourrait en mettre face à la Rotonde et à In’ess », propose Joël Brich qui assure, prenant l’exemple de Toulouse : « Cette disposition fluidifie le trafic ».
Autre point, le dispositif pédagogique « Savoir rouler à vélo » déployé pour les enfants. Là encore, assentiment des candidats.
Le baromètre vélo, lancé à l’échelle nationale, avait recueilli 417 réponses pour Narbonne et avait fait ressortir des points noirs, dont le rond-point des Pyrénées, récemment refait, mais sans aménagement pour les cyclistes. Autre lieu accidentogène : la médiathèque et la rue Jean-Jaurès qualifiée par les cyclistes de « couloir de la mort ».
Autant d’éléments qui paraissent anodins pour certains, mais cruciaux pour d’autres. Question de partage de l’espace public…
Les détails du questionnaire sont à lire sur le site :
https://velocite-narbonne.fr/index.php/2026/03/03/comparatif-candidats-municipales-2026/
https://www.barometre-velo.fr/2025/
La Méditerranée à vélo, de Cadix à Athènes, passe par Narbonne !
On peut parler du vélo en ville, mais il y a aussi le vélo loisir et touristique. On le sait peu, mais Narbonne est traversée par la randonnée cyclable « L’Eurovélo 8 », la Méditerranée à vélo, qui relie Cadix à Athènes. « Or, parmi les 8 départements français traversés, c’est l’Aude, et plus précisément le territoire du Grand Narbonne, où les travaux sont les moins avancés. 49 % seulement ont été réalisés. Il reste encore beaucoup à faire », pointe Joël Brich.
Source : www.lindependant.fr

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