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18 mars 2026Municipales 2026 : « la sincérité du scrutin a été faussée à Perpignan » : le candidat LFI dépose un recours pour l’annulation de l’élection de Louis Aliot
Le candidat Insoumis Mickaël Idrac a saisi ce mardi 17 mars 2026 le tribunal administratif de Montpellier pour dénoncer de « graves irrégularités » lors du premier tour des élections municipales à Perpignan.
Quand tout est fini, rien n’est jamais vraiment terminé à Perpignan. Au lendemain du premier tour des élections municipales où le maire sortant RN Louis Aliot a été réélu avec 50,6 % des suffrages, le candidat Michaël Idrac, tête de liste de « Perpignan, changez d’air ! », réunissant les Insoumis et les Écologistes, a décidé d’aller chercher la voix de la justice.
« Nous déplorons de graves irrégularités lors de ce 1er tour qui nous ont privés de centaines de voix qui auraient pu empêcher Louis Aliot d’être réélu sans second tour », résume-t-il, avant d’entrer dans les détails. « Nous avions un bulletin de vote avec au recto la photo de la tête de liste, le nom de la liste et les logos des partis qui apportent leur soutien et au verso le nom des colistières et colistiers. À l’ouverture des bureaux, les présidents ont, dans la grande majorité des cas, mis sur la table le côté recto (avec la photo du chef de file NDLR). Là où ce n’était pas le cas, on est allé demander gentiment aux présidents des bureaux de vote de présenter ce côté-là, ils ont tous accepté. » Or, le ton serait devenu moins cordial. « Un colistier d’Agnès Langevine et Annabelle Brunet a appelé la préfecture en demandant que ce soit le côté sans photo qui soit présenté. Et la préfecture a accepté. Dans la matinée, elle a demandé à tous les présidents de bureaux de retourner nos bulletins, masquant de facto la photo et les logos. »
Le candidat LFI affirme « s’être battu toute la journée » pour obtenir des explications. Sans succès. Puis, la présidente de la commission de contrôle lui aurait indiqué qu’il s’agissait d’une application de l’article R117-4 du code électoral, rappelant les mentions obligatoires sur les bulletins. « Après consultation d’un avocat, il apparaît que cet article n’a absolument rien à voir avec la situation », renchérit-il. « Cette décision nous semble arbitraire. Elle a créé une rupture d’égalité entre les candidats et a faussé la sincérité du scrutin, tout simplement.«
« Nos bulletins étaient valides puisqu’ils avaient passé la commission de contrôle »
« Nous avons fait ce recours pour faire la lumière sur cette affaire et pour comprendre ce qui a motivé ces instructions de la préfecture. On n’est pas de mauvaise foi, Monsieur Aliot a beaucoup d’avance, on le sait. On veut des réponses. Nos bulletins étaient valides puisqu’ils avaient passé la commission de contrôle. On s’est inspiré de documents qui avaient déjà été utilisés dans d’autres endroits sans poser problème. D’ailleurs, le bulletin de vote de la liste du PS pour le second tour à Lille est construit exactement de la même façon que le mien. » Michaël Idrac a déposé sa requête sur le site Télérecours citoyens, « documents et preuves à l’appui », dit-il. Le tribunal administratif de Montpellier a accusé réception et la procédure ne devrait pas être examinée avant plusieurs mois.
De son côté, le préfet des P.-O. indique : « Les bulletins de vote ont été posés sur les tables de façon à faire apparaître les noms des candidats. Cela me paraît logique et de bon sens dans un scrutin démocratique qui se doit d’être clair et transparent. Un candidat a décidé de contester ce point devant le tribunal administratif : il revient donc à la justice de se prononcer sur ce point.«
Pour mémoire, le Conseil d’État avait annulé les élections municipales de 2008 à Perpignan qui avait conduit à la réélection de Jean-Paul Alduy. Le scrutin avait été jugé invalide à la suite de l’affaire dite de « la fraude à la chaussette », et plus précisément de la découverte de bulletins de vote dans la chaussette d’un président de bureau de vote. Lors des nouvelles élections, le maire sortant avait à nouveau été élu.
Source : www.lindependant.fr

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