
Lettre Epargne Info Service n°52 – Mars 2026
18 mars 2026
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18 mars 2026
Publié
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
Le chantier du nouveau porte-avions nucléaire français va profiter à la ville de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Près de 15 000 emplois pourraient y être créés. Sur place, tout le monde s’y prépare.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
C’est un défi considérable pour le plus grand chantier naval d’Europe. D’ici 2038, le porte-avions français de nouvelle génération sera construit à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le titan des mers fera plus de 310 mètres de long et pèsera plus de 80 000 tonnes. Pour les ouvriers, le chantier permet d’entrevoir l’avenir sereinement. « C’est une garantie d’emploi », acquiesce un cordiste. « Je fais une formation en alternance et j’ai trouvé directement du travail à côté de chez moi », souligne un jeune en formation.
Des années de travail sont aussi garanties pour les sous-traitants. L’entreprise de soudure CNI a, par exemple, déjà commencé à former du personnel. Mais le contrat militaire suppose d’autres méthodes de travail, avec une sécurité renforcée. « Il est clair qu’on devra se mettre en phase par rapport à ça et apporter certaines modifications sur nos ordinateurs, sur nos accès », détaille Dominique Rousseau, responsable pôle chargé d’affaires – CNI.
Le projet représente au total 15 000 nouveaux contrats de travail, mais aussi la présence de centaines de militaires pendant les travaux. Aux commandes du restaurant Le Brésil, institution du port de Saint-Nazaire, Thierry Doré sera aux premières loges pour les accueillir. « Vous avez les nouveaux bureaux qui sont en train de se faire. Ils vont mettre là tous les bureaux d’études des chantiers de l’Atlantique. 2 500 personnes vont être dans ce local », indique le restaurateur.
Comment loger toute la nouvelle population ? Il faudra pousser les murs. Car, si d’ores et déjà 200 logements modulaires sont prévus, le porte-avions va mettre le marché immobilier sous pression. « On a beaucoup de locations meublées qui étaient déjà là pour les chantiers, pour les paquebots. S’il y a un nouvel afflux pour le locatif, on risque de saturer sur Saint-Nazaire. Le deuxième risque, c’est que les locaux aient du mal à se loger parce que les prix auront flambé pour les personnes extérieures », souligne un agent immobilier. Le coût prévisionnel du nouveau porte-avions est de 10 milliards d’euros. En charge de la coque et de l’assemblage final, Saint-Nazaire en prendra la part du lion.
Source : www.franceinfo.fr

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