ce qu’il faut retenir de la journée du mercredi 18 mars
18 mars 2026
Une personne meurt après la chute d’une télécabine dans une station de ski suisse
18 mars 2026C’est un procès inédit sur le calvaire des femmes yézidies victimes de l’Etat islamique qui s’est ouvert lundi devant la cour d’assises de Paris. La cour juge en son absence un jihadiste toulousain membre de l’organisation, Sabri Essid. Il est supposé mort, mais faute de preuve formelle, la justice suit son cours.
À partir de 2014, en zone irako-syrienne, Daech a réduit en esclavage des milliers de femmes yézidies capturées dans le fief de cette minorité religieuse, le mont Sinjar. Sabri Essid est jugé pour génocide et crimes contre l’humanité.
La cour a entendu aujourd’hui la femme du jihadiste, en détention depuis son retour de Syrie, mise en examen pour association de malfaiteurs terroristes. Elle était interrogée en visio depuis sa prison.
Les autres titres du journal
Israël accentue sa campagne d’élimination des dirigeants iraniens. Aujourd’hui, c’est le ministre du renseignement Esmaïl Khatib, qui a été tué dans une frappe israélienne. Hier, l’Etat hébreu avait éliminé deux autres responsables du régime des mollahs, Ali Larijani, considéré comme l’homme fort du régime, et Gholamréza Soleimani, le chef des Bassidjis, la milice chargée de réprimer les manifestations en Iran.
Des milliers d’Iraniens sont sortis dans la rue aujourd’hui à Téhéran pour pleurer les victimes des frappes israélo-américaines et crier leur colère.
Au Liban aussi, Israël poursuit sa campagne militaire contre le Hezbollah pro-iranien. Le bilan est lourd, 968 morts ce soir selon les derniers chiffres du gouvernement libanais. À cela s’ajoute plus d’un million de personnes déplacées, obligées de fuir leur domicile en fonction des ordres d’évacuation lancées par les Israéliens.
La situation est particulièrement tendue à Saïda, au sud de Beyrouth, une ville qui accueille des milliers d’habitants du Sud-Liban. Hier soir, l’armée israélienne a donné l’ordre d’évacuer la ville de Tyr, considérée comme un fief du Hezbollah, d’où un nouvel afflux de réfugiés à Saïda.
Face à la montée des périls un peu partout dans le monde, la France a décidé de renforcer ses capacités militaires. Et cela passe par un nouveau porte-avions pour la marine française, appelé à succéder au Charles de Gaulle en 2038. Emmanuel Macron a dévoilé tout à l’heure le nom de ce nouveau navire amiral, « France Libre ».
En Méditerranée, ce n’est pas un porte-avions qui dérive depuis deux semaines, mais un méthanier de la flotte fantôme russe. Le navire a été visé par une attaque ukrainienne selon Moscou. Il transportait du gaz liquéfié destiné à l’Egypte.
L’Artic Metagaz, c’est le nom de ce méthanier, se trouve actuellement au large des côtes de Malte. Sa dérive inquiète de nombreux pays qui alertent sur un risque de catastrophe naturelle.
La campagne du deuxième tour des municipales entre dans le vif du sujet après le dépôt des listes hier soir.
Les électeurs retourneront aux urnes dimanche dans un peu plus de 1700 communes. Les autres, soit plus de 33 000 communes, ont déjà choisi leur maire dimanche dernier.
L’un des points chauds du deuxième tour, c’est Marseille, avec trois listes concurrentes dans la deuxième ville de France.
Le maire sortant divers gauche Benoît Payan, la candidate Les Républicains Martine Vassal et Franck Allisio pour le Rassemblement national. Benoît Payan qui fait figure de favori après le retrait de l’insoumis Sébastien Delogu.
Après Marseille, cap au Nord dans ce journal avec Lille. Dans la métropole nordiste, c’est finalement une quadrangulaire qui est proposée aux électeurs dimanche. Alors que dans plusieurs villes, le PS a choisi de faire alliance avec LFI, à Lille, le maire sortant socialiste Arnaud Deslandes bénéficie du ralliement de l’écologiste Stéphane Baly. Arnaud Deslandes arrivé en tête dimanche dernier avec 26%, Stéphane Baly étant troisième.
Cette fusion avec la liste écologiste, qui a récolté près de 18% au premier tour, assure donc à l’héritier de Martine Aubry une belle avance sur ses adversaires et notamment sur la candidate insoumise.
À Lyon, le maire sortant écologiste Grégory Doucet a déjoué les sondages dimanche, en devançant légèrement son adversaire de droite Jean-Michel Aulas. Pour espérer l’emporter au deuxième tour, il a fusionné sa liste avec celle de la députée insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi.
Grégory Doucet part favori, en tout cas sur le papier. Il n’y aura pas de débat d’entre-deux tours à Lyon, car Jean-Michel Aulas s’y refuse, pour protester justement contre cette alliance entre écologistes et insoumis. Une alliance qui fait parler alors qu’à Lyon les militants des deux camps encore en lice se déploient dans toute la ville à 4 jours du scrutin.
Quand le sport devient une affaire diplomatique. Au Sénégal, le gouvernement ne décolère pas après la dernière décision de la CAF, la Confédération africaine de football. Un jury d’appel a décidé tard hier soir d’attribuer la dernière Coupe d’Afrique des nations au Maroc, alors que l’équipe sénégalaise avait remporté la finale sur la pelouse.
Avant de marquer le but de la victoire, les joueurs sénégalais avaient eu la mauvaise idée de quitter momentanément le terrain pour protester contre l’arbitrage. Une attitude contraire au règlement, d’où la décision de la CAF de les déchoir de leur titre.
À Dakar, la population est sous le choc et le gouvernement dénonce une décision « grossièrement illégale » .
Source : www.radiofrance.fr

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