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19 mars 2026À Toulouse, François Piquemal et François Briançon hués à l’hommage aux victimes de Mohamed Merah
LIONEL BONAVENTURE / AFP
François Piquemal, lors d’une visite de marché le 19 mars 2026 à Toulouse.
À quelques jours du second tour des municipales, l’atmosphère se tend. Les candidats LFI François Piquemal et PS François Briançon, qui ont fusionné leurs listes pour battre le maire sortant Jean-Luc Moudenc à Toulouse, ont été hués ce jeudi 19 mars, alors qu’ils participaient aux hommages rendus aux victimes du terroriste Mohamed Merah.
« Dehors, LFI ! », « antijuif ! », « vous n’avez rien à faire ici, honte à vous le parti de l’islamisme ! », peut-on entendre sur plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux. François Piquemal prenait part à la cérémonie auprès du maire sortant Jean-Luc Moudenc, aux côtés de nombreux représentants de l’État, et de ses collègues députés insoumis, Hadrien Clouet et Anne Stambach-Terrenoir. Cette cérémonie marquait le 14e anniversaire de l’assassinat d’un enseignant et trois enfants d’une école juive à Toulouse par Mohamed Merah, qui avait précédemment assassiné trois militaires entre le 11 et le 15 mars 2012.
En parallèle, une vidéo de La Dépêche du Midi postée sur TikTok montre que le socialiste François Briançon a été pareillement chahuté, aux cris de « vendu », « sale traître » ou « collabo ». Les images le montrent quittant les lieux, escorté par la police municipale. La veille, le candidat socialiste, désormais rallié à LFI dans la course à la mairie, avait dénoncé sur X la dégradation d’un mur tagué « PS Facho Collabo ».
Briançon assure avoir obtenu des « clarifications » nécessaire à l’union
« C’étaient des élus qui se rendaient à une commémoration républicaine au cours de laquelle on a reçu des menaces de mort », a regretté auprès de l’AFP l’attachée de presse du candidat LFI Inès Djelida. « François Piquemal est arrivé pour s’aligner sur le rang protocolaire parce qu’il avait l’intention de déposer une gerbe. Et à ce moment-là, j’ai vu qu’il y avait une réaction avec des injures, avec des cris, des huées, etc. », a aussi décrit auprès de l’AFP Franck Touboul, le président du Crif Toulouse, présent lors de l’hommage.
Arrivés respectivement en deuxième et troisième positions dimanche 15 mars, François Piquemal et François Briançon sont parvenus à fusionner leur liste. Ce, en dépit des profondes divergences entre socialistes et insoumis à l’échelle nationale et des accusations régulières d’antisémitisme visant Jean-Luc Mélenchon. La direction nationale du PS avait écarté pour ces raisons tout accord national. Mais elle a validé certains accords locaux, tout en réclamant des « clarifications » des candidats insoumis. Ce que François Briançon assure avoir obtenu « sur un certain nombre de sujets, notamment certains propos de Jean-Luc Mélenchon sur l’antisémitisme », a-t-il fait savoir dans une interview à Actu Toulouse.
Piquemal rappelle son « intransigeance » sur l’antisémitisme
Se sachant attendu au tournant après les polémiques déclenchées par le chef de son parti, François Piquemal a lui tenu dès mercredi, lors d’un débat télévisé organisé par la Dépêche du Midi, à évoquer l’anniversaire du 19 mars et répéter son « intransigeance » face à « l’antisémitisme, toutes les discriminations et les mécanismes de la haine ». Lors du débat télévisé qui a suivi sur France 3 Occitanie, l’ancien professeur d’histoire a brandi le prix reçu en 2016 pour son enseignement de la Shoah quand son rival aux municipales Jean-Luc Moudenc lui demandait de se « distancier » des propos du Jean-Luc Mélenchon « à la veille de cette journée funeste ».
« Que ce soit M. Mélenchon ou moi-même, nous avons toujours été clairs sur notre combat contre l’antisémitisme », a-t-il répondu, ajoutant qu’auprès de ses élèves, il a toujours « œuvré pour que les mécanismes de la haine soient toujours repoussés ». « M. Mélenchon s’est expliqué sur ses propos », a-t-il souligné à l’AFP, « il a dit que s’il avait blessé des personnes il s’en excusait ». « J’ai conscience que la violence à l’égard des personnes juives est profondément ancrée dans nos sociétés (…) C’est pour cette raison et avec gravité que je prends part à la lutte contre l’antisémitisme », a-t-il encore indiqué dans une tribune envoyée à la presse.
Source : www.huffingtonpost.fr

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