
Homicide à Nice sur fond de trafic de stupéfiants
19 mars 2026
Troisième greffe au monde d’un rein de porc
19 mars 2026Alliances avec LFI, infox sur Bally Bagayoko, Rachida Dati relancée : l’hebdo des municipales 2026
► En bref
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Avec un taux de participation de 57,17 %, le premier tour des élections municipales a été marqué par une abstention logiquement moins forte qu’en 2020 – un scrutin organisé pendant la pandémie de Covid-19 –, mais toutefois supérieure à celle de 2014. Des chiffres en partie liés au contexte de sous-médiatisation du scrutin, mais qui s’inscrivent surtout dans un déclin continu de la participation depuis plusieurs années.
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Selon les données sur les candidatures publiées par le ministère de l’Intérieur, un second tour sera organisé dans 1 580 communes ou secteurs. Les électeurs de seulement 4,5 % des quelque 35 000 communes françaises sont ainsi appelés aux urnes pour une seconde fois dimanche. Lors du premier tour le 15 mars, il n’y avait qu’une seule liste dans plus des deux tiers des communes du pays. Dimanche, les électeurs auront le plus grand choix – entre cinq listes – dans 17 communes. Ce sera notamment le cas à Saint-Jean-de-Védas, dans l’Hérault, après des fusions, alors que sept listes s’y étaient qualifiés. Il y aura par ailleurs 171 quadrangulaires et 821 triangulaires.
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Le candidat socialiste à Paris, Emmanuel Grégoire, a accusé Emmanuel Macron d’être « intervenu » pour « aider au retrait » de la candidate d’extrême droite Sarah Knafo. « Emmanuel Macron est personnellement intervenu (…) à différents niveaux pour faire en sorte d’aider au retrait de Sarah Knafo, auprès d’intermédiaires, auprès de gens qui ont historiquement soutenu Reconquête », a déclaré sur franceinfo l’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo, évoquant une « faute morale immense ».
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Les principaux intéressés ont vigoureusement démenti. « Ces propos n’ont aucun sens, ils déshonorent un peu la personne qui les dit comme ça, à l’emporte-pièce (…), ce n’est pas sérieux », a déclaré le président de la République à son arrivée à un sommet européen à Bruxelles, assurant « ne pas connaître Mme Knafo ». « M. Grégoire, vous sortez d’un débat où vous vous êtes montré calamiteux », a réagi sur X Sarah Knafo. « Alors vous paniquez et sombrez dans le complotisme », a-t-elle ajouté, évoquant comme raison de son désistement le « programme communiste » d’Emmanuel Grégoire et « la pédophilie à l’école [qu’il a] couverte », lui souhaitant une « excellente défaite ». « Quand vous perdez pied, vous dites d’importe quoi », a enfin réagi sur BFMTV Rachida Dati, accusant le candidat socialiste d’avoir mené une campagne « outrancière ».
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L’extrême droite vote Dati : outre Sarah Knafo qui s’est retirée pour permettre la victoire de Rachida Dati, Jordan Bardella a déclaré qu’il voterait « à titre personnel » pour la candidate Les Républicains (LR) s’il était électeur à Paris, au second tour des municipales, face au « risque existentiel » de la gauche. Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national (RN), a de son côté appelé à « faire barrage » à Emmanuel Grégoire, accusant la gauche d’avoir une « responsabilité » dans les scandales de violences contre des élèves dans le périscolaire.
- Le patron du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, a lâché à Nice le sortant Christian Estrosi, en mauvaise posture au second tour face au favori Éric Ciotti, qui s’est allié au RN, relançant le débat sur l’union de la droite et de l’extrême droite. Le sénateur laisse les électeurs de la cinquième ville de France choisir en « leur âme et conscience » entre Christian Estrosi, arrivé second (31 %), étiqueté Horizons mais qui compte plusieurs LR sur sa liste, et Éric Ciotti, le favori (43 % au premier tour), ancien patron de LR désormais à la tête de l’UDR, et qui a lui aussi des transfuges de droite à ses côtés. L’ancien ministre de l’Intérieur, qui s’est lancé dans la course à l’Élysée il y a plus d’un mois, s’est justifié en dénonçant une « campagne délétère » à Nice dans laquelle il ne se « retrouve pas, ni d’un côté ni de l’autre ».
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« Fils de pute », « enculé », « ça va être terrible pour vous » : dimanche, avant sa réélection à Arcachon, le maire LR Yves Foulon a insulté et menacé son principal opposant, selon une vidéo publiée par le média en ligne Vakita. Le parquet de Bordeaux a confirmé qu’une enquête était ouverte pour menace, injure non publique et violences. Yves Foulon a été réélu dimanche avec 66,51 % des voix contre 20,45 % au candidat DVG Vital Baude, qui a porté plainte, et 13,04 % à Laurent Lamara (RN).
► La carte
Avec ou sans LFI, les paris de la gauche pour le second tour
De nombreux candidats socialistes ou écologistes ont choisi de s’allier localement avec des candidats insoumis en vue du second tour des élections municipales dimanche, en dépit de la mise au ban, ces dernières semaines, du parti de Jean-Luc Mélenchon par le reste de la gauche. D’autres, plus en phase avec la ligne de Raphaël Glucksmann, ont en revanche fait le pari, parfois risqué, de refuser la main tendue par La France insoumise.
► La bataille pour Paris : épisode 8
Dati relancée, la gauche divisée et suspense total avant le second tour
Entre la fusion de sa liste avec celle de Pierre-Yves Bournazel et le retrait de Sarah Knafo, Rachida Dati est totalement relancée face à Emmanuel Grégoire, qui doit composer de son côté avec le maintien au second tour de l’insoumise Sophia Chikirou. Le suspense ne pouvait pas être plus grand pour la dernière ligne droite de cette campagne des municipales.

► Info ou Intox
« Saint Denis, ville des Noirs » : histoire d’une infox
Dimanche 15 mars, Bally Bagayoko est élu dès le premier tour maire de Saint-Denis. À l’annonce des résultats, il accorde sa première interview en tant qu’édile à LCI. Il déclare alors que Saint-Denis est « la ville des rois et du peuple vivant ». Des propos qui vont être transformés en « Saint-Denis, ville des Noirs ». Même si la phrase n’a jamais été prononcée, la fausse information est lancée, jusqu’à s’inviter sur les plateaux de télévision.
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► L’analyse du premier tour
Succès du RN et de LFI au premier tour, les grandes manœuvres commencent
Le premier tour des élections municipales a été marqué par les bons résultats du Rassemblement national, qui confirme sa dynamique, et la percée de La France insoumise, qui obtient des résultats inattendus dans plusieurs grandes villes de France.

► Dans Mardi Politique
Frédéric Dabi (Ifop) : « Il y a un risque de perte de cohérence avec les accords PS-LFI »
Au lendemain du premier tour des municipales, quels enseignements peut-on tirer des résultats ? Y a-t-il réellement une percée de La France insoumise ? Peut-on vraiment parler de succès du Rassemblement national ? Les alliances entre les insoumis et les socialistes, alors qu’Olivier Faure avait rejeté toute « alliance nationale », vont-elles fracturer le Parti socialiste ? Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’Ifop, a répondu à ces questions dans « Mardi Politique ».
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► Le reportage
Pourquoi les maires jettent-ils l’éponge ?
Les maires sont élus pour six ans, mais ils sont de plus en plus nombreux à rendre l’écharpe avant la fin de leur mandat. Leurs démissions ont atteint un niveau sans précédent lors de la période 2020-2026. Reportage.
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► Le chiffre de la semaine : 17
17 députés élus maires dès le premier tour
Sur les 106 députés qui se présentaient aux élections municipales, 17 ont été élus dès le premier tour. C’est notamment le cas de l’ancien ministre Renaissance Franck Riester, élu à Coulommiers (Seine-et-Marne), du député Les Républicains Philippe Juvin à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), du député MoDem Philippe Vigier à Châteaudun (Eure-et-Loir) ou du socialiste Stéphane Hablot à Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle).
Ces députés devront choisir entre leur mandat national ou leur mandat local en raison de la loi sur le non-cumul des mandats. La plupart d’entre eux devraient choisir le fauteuil de maire, à l’image de Franck Riester, mais quelques-uns resteront députés, comme Philippe Juvin.
Pour ceux qui choisiront de quitter l’Assemblée nationale, leur remplacement sera assuré par leur suppléant. Mais en cas d’indisponibilité de ce dernier, une élection partielle devra être organisée.

► Les infos insolites de la campagne
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Deux frères opposés au premier tour ont annoncé la fusion de leurs listes pour le second tour des élections municipales à Saint-André, commune d’environ 60 000 habitants dans l’est de La Réunion, dans l’espoir de reconquérir la ville dirigée par leur père pendant plus de quarante ans. Laurent Virapoullé, 52 ans, directeur général d’une entreprise de pêche à la légine (un gros poisson carnassier dont la chair est appréciée au Japon et aux États-Unis) soutenu par le Rassemblement national, avait obtenu 21,7 % des voix dimanche. Son frère Jean-Marie, 56 ans, médecin et candidat divers droite, en avait recueilli 20,8 %. Ensemble, ils espèrent devancer le maire sortant divers gauche Joé Bédier, arrivé en tête avec 30 %. Avant le premier tour, leur père, Jean-Paul Virapoullé, 82 ans, figure emblématique de la droite réunionnaise, avait publiquement apporté son soutien à l’aîné, Jean-Marie. La mère avait quant à elle préféré le cadet, Laurent.
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Philippot soutient Zielinski face à Hittler. Le souverainiste d’extrême droite Florian Philippot, connu pour son tropisme prorusse, a exprimé son « soutien » au candidat Antoine Renault-Zielinski face à Charles Hittler, maire sortant de la petite commune d’Arcis-sur-Aube (Aube). Ce dernier est arrivé en tête avec 37,81 % des voix au premier tour, Antoine Renault-Zielinski se plaçant troisième avec 29,99 %, une confrontation qui a suscité moult blagues sur les réseaux sociaux. « Tout est jouable », a estimé Floriant Philippot sur la plateforme X. Antoine Renault-Zielinski est membre de l’équipe nationale de son mouvement, Les Patriotes.
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Égalité parfaite. Malgré un taux de participation bien supérieur à la moyenne dimanche (69,84 %), le village de Poligné, à une vingtaine de kilomètres au sud de Rennes (Ille-et-Vilaine), n’a pas réussi à départager ses deux candidats à la mairie à l’issue du premier tour : chacune des listes en présence a obtenu 352 voix. « On savait que ça allait être serré mais on ne s’attendait pas à cette égalité parfaite », a déclaré à France 3 Bretagne Catherine Allain, première adjointe et tête d’une des deux listes. Si les électeurs devaient à nouveau être à égalité au second tour, le code électoral prévoit que le vainqueur soit désigné « au bénéfice de l’âge », en prenant en compte la liste dont les candidats ont la moyenne d’âge la plus élevée.
Avec AFP
Source : www.france24.com

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