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Stephane Cardinale – Corbis / Corbis via Getty Images
« Mediapart » a révélé le 18 mars deux nouvelles plaintes pour viol, tentative de viol et agression sexuelle, visant le chanteur Patrick Bruel.
« Fuck you Patrick ! » À l’instar de la comédienne Andréa Bescond, le monde de la culture oscille entre colère et soulagement après les nouvelles révélations de Mediapart sur Patrick Bruel. Le journal d’investigation a notamment dévoilé, mercredi 18 mars, les témoignages de huit femmes qui accusent le chanteur de violences sexuelles, des faits qui se seraient produits entre 1992 et 2019.
D’après les informations du journal d’investigation, confirmées par l’AFP, l’interprète de Place des grands hommes fait l’objet d’une enquête pour viol et est visé, depuis la semaine dernière, par une autre plainte, pour tentative de viol et agression sexuelle. Des accusations que l’intéressé conteste.
À la suite de la publication de l’article de Mediapart, de nombreuses personnalités ont fait part de leur soulagement de voir le silence enfin se briser. L’une des premières à prendre la plume a été l’actrice Andréa Bescond, qui a raconté dans un message sur fond noir publié sur Instagram et intitulé « Tu es Patrick Bruel » un épisode survenu en 2022 lors d’un festival où le chanteur était présent.
« Force à vous les sœurs »
« Je me souviens qu’en 2022, tu t’étais incrusté à une soirée d’un festival féministe dans lequel j’étais jury », débute Andréa Bescond, dans cet écrit que vous pouvez lire ci-dessous en intégralité. « Tu avais fait le miskine (la victime, ndlr) parce que j’avais refusé de venir, je t’avais boycotté et c’était parti en contre-soirée dans ma chambre d’hôtel », ajoute celle qui est engagée sur le sujet des violences faites aux femmes et aux enfants.
Elle raconte aussi, en des termes très directs : « Toi, tu étais resté à cette soirée, boire du champagne (…) Ensuite, tu avais bavé sur moi dans tout Paris. » Au moment de cette soirée, « il y avait déjà eu des plaintes contre toi, classées sans suite (…) Ça n’a pas empêché que tu fasses plein de concerts », regrette la réalisatrice du film sur les violences sexuelles Les Chatouilles. À l’opposé du chanteur, Andréa Bescond félicite les femmes qui ont « le courage de porter plainte et de témoigner ». Avant de conclure en assénant : « Force à vous les sœurs, et fuck you Patrick. »
La comédienne Alexandra Lamy a apporté son soutien à Andréa Bescond, comme beaucoup d’autres femmes, dans les commentaires de la publication : « J’étais dans la contre soirée avec toi ! ! ! Bravo mon Andréa. » Chloé Jouannet, la fille d’Alexandra Lamy, a, elle, réagi à l’enquête de Mediapart dans une story Instagram légendée d’un « Enfin ». « Voilà ! On sait ! », a aussi répondu l’animatrice Énora Malagré, qui a été chroniqueuse entre autres sur Radio Nava et NRJ. Quant à la fille d’Alain Delon, Anouchka, elle a écrit : « Force à toutes. »
Précédentes accusations d’agressions sexuelles
La plainte pour tentative de viol et agression sexuelle visant Patrick Bruel a été déposée le 12 mars par l’actuelle directrice générale d’Unifrance, Daniela Elstner. D’après Mediapart, les faits reprochés remontent à novembre 1997 lors du festival du Film français d’Acapulco, au Mexique. Daniela Elstner était alors assistante d’Unifrance, organisme chargé de promouvoir le cinéma français à l’international.
À Saint-Malo, une autre plainte a été déposée le 30 septembre 2024. Une femme accuse Patrick Bruel d’un viol en octobre 2012, en marge du festival du Film britannique de Dinard, dont l’artiste présidait le jury. C’est cette plainte qui a provoqué l’ouverture d’une enquête.
Dans le vaste mouvement de libération de la parole qui a suivi #MeToo, le chanteur avait déjà fait l’objet d’accusations d’agression sexuelle de la part d’une masseuse en 2019, à Perpignan. Il avait aussi été visé la même année par une enquête préliminaire pour exhibition sexuelle et harcèlement sexuel, après les accusations d’une autre masseuse dans un hôtel en Corse. Ces plaintes avaient été classées, comme le rappelle Andréa Bescond dans son message.
De son côté, Patrick Bruel nie vigoureusement tous ces faits. L’article de Mediapart « fabrique un personnage et un système qui n’ont jamais existé », a rétorqué auprès de l’AFP Christophe Ingrain, l’avocat du mis en cause. Patrick Bruel affirme ainsi « n’avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel ».
Source : www.huffingtonpost.fr

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