
Les négociateurs de Wall Street font face à un contrôle de température
19 mars 2026
Guerre en Iran : Donald Trump affirme qu'il «n'enverra pas de troupes au sol pour l'instant»
19 mars 2026
La guerre énergétique que se livrent l’Iran, Israël et les États-Unis semble être bel et bien entrée dans une nouvelle phase. Mercredi, l’État hébreu avait attaqué des infrastructures liées au gigantesque champ gazier iranien de South Pars et, le même jour, Téhéran avait répliqué en portant, pour la première fois, des frappes contre des infrastructures directement liées à la production d’énergie au Qatar et en Arabie saoudite. Une tendance qui s’est confirmée ce jeudi 19 mars, puisque, comme nous l’apprend The Jerusalem Post, aujourd’hui, “le ministère de la Défense saoudien a signalé qu’un drone s’[était] écrasé sur une raffinerie et qu’un missile balistique qui avait été lancé en direction de Yanbu [avait] été intercepté”. Il ne s’agit pas là d’une cible quelconque, contextualise le média anglophone, puisque Yanbu “est une ville portuaire qui constitue actuellement le seul point de sortie des exportations de pétrole brut de l’Arabie saoudite”. Selon une indiscrétion de l’agence Reuters, qui a interviewé deux sources anonymes sur place, les opérations de chargement de pétrole auraient même été suspendues durant cette journée du 19 mars.
La déclaration conjointe a été publiée ce jeudi, en marge du Conseil européen qui réunit actuellement à Bruxelles les dirigeants des 27 États membre de l’Union européenne. Elle a été signée par six pays : La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon. Elle concerne le détroit d’Ormuz, devenu un des épicentres du conflit en cours et par lequel transitait avant la guerre 20 % du trafic de pétrole du monde. Les passages essentiels de ce communiqué sont relayés par le quotidien italien Corriere della Sera.
“Nous demandons un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières”, affirment les six pays, et “nous nous déclarons prêts à contribuer aux efforts nécessaires pour garantir la sécurité du passage dans le détroit”. Une déclaration qui reste assez générale dans les termes et n’explique pas vraiment si ces pays répondront à l’appel de Donald Trump, qui avait demandé aux alliés de l’Otan de contribuer (supposément militairement) à la libération du détroit, presque bloqué par l’Iran. Individuellement, l’Allemagne a réaffirmé aujourd’hui qu’elle n’interviendrait pas au Moyen-Orient tant que les armes ne se tairaient pas.
Voilà plusieurs semaines que, quotidiennement, L’Orient-Le Jour relaie le bilan des victimes de la guerre fourni par le ministère de la Santé à Beyrouth. Ce jeudi 19 mars, ce dernier est particulièrement frappant. Et pour cause. “Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 1 001 personnes, dont 118 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah, pro-iranien, le 2 mars”, rapporte le média francophone. Hier le bilan faisait état de 968 personnes tuées. C’est donc aujourd’hui que le seuil symbolique des 1 000 morts a été dépassé. “Et le pire est à venir…”, titrait ce matin le quotidien de Beyrouth, en montrant le cliché d’un édifice du centre de la capitale libanaise dévasté par un bombardement.
L’information, pas encore officielle, a été dévoilée ce jeudi 19 mars, par The New York Times et The Washington Post, deux des plus importants quotidiens d’outre-Atlantique. Le Pentagone, quartier général du ministère de la Défense américain, aurait demandé plus de 200 milliards de dollars pour financer la guerre en cours au Moyen-Orient. “La demande a été transmise à la Maison-Blanche, qui l’examinera avant qu’une demande de financement ne soit officiellement soumise au Congrès”, explique le New York Times, qui s’appuie sur les informations fournies par une source anonyme de l’armée.
À titre de comparaison, signale le quotidien progressiste, un calcul aurait permis d’établir que la guerre en Irak aurait impliqué des dépenses directes à hauteur de 815 milliards de dollars sur treize années. Dans le cadre du conflit en Ukraine, “les États-Unis ont débloqué 188 milliards de dollars d’aide pour soutenir l’effort de guerre de Kiev depuis l’invasion russe, au début de l’année 2022”. Cela donne une idée claire de l’importance du montant demandé pour la guerre en cours, qui pourrait donner lieu à des débats virulents au sein du Congrès, dans la mesure où, conclut le New York Times, “ce chiffre semble suggérer que les États-Unis se préparent à un engagement de longue durée en Iran”.
Source : www.courrierinternational.com

9999999
