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19 mars 2026Dans les années 2000, alors que les États-Unis étaient enlisés dans deux guerres majeures -et ingagnables-, en Afghanistan et en Irak, au coût abyssal de 8000 milliards de dollars, tout visiteur en Chine était accueilli par cette maxime : « et pendant ce temps-là les Chinois travaillent ». Le pays était engagé dans un rattrapage économique accéléré, avec une croissance à deux chiffres depuis son entrée à l’Organisation mondiale du Commerce en 2001.
Deux décennies plus tard, et la réalisation que la Chine est devenue une grande puissance économique et politique, il était convenu d’affirmer sur un ton savant que les États-Unis abandonnaient le Moyen Orient, et se tournaient vers… la Chine, leur seul vrai rival au 21ème siècle.
Pourtant, une nouvelle fois, les États-Unis sont en guerre dans cette région au parfum très 20ème siècle, avec un Donald Trump qui cherche vainement une « rampe de sortie », selon l’expression consacrée, c’est-à-dire la possibilité de se retirer en criant victoire, même si c’est faux. Avec le détroit d’Ormuz bloqué, c’est impossible. Et pendant ce temps, que font les Chinois ? Ils travaillent…
Plus précisément, ils se font « homardiser », car la folie chinoise du moment, c’est OpenClaw, un outil d’intelligence artificielle dont le symbole est composé de pinces de homard. Open Claw n’a pas été inventé par un Chinois, mais par un développeur autrichien, Peter Steinberger, depuis peu recruté par l’Américain Open AI ; mais c’est en Chine qu’il a été massivement adopté.
Dans les villes chinoises, on fait la queue pour se faire installer le système, sous des banderoles proclamant que « maîtriser OpenClaw est votre ticket d’entrée au Web 4.0 ». La folie a redoublé cette semaine avec la sortie de Jensen Huang, le patron du concepteur de puces Nvidia, un des gourous de l’Intelligence artificielle, pour qui OpenClaw est le nouveau ChatGPT, la sensation de ces dernières années.
OpenClaw a ceci de plus que ChatGPT et ses équivalents qu’il effectue des taches, répond à vos emails, classe vos dossiers, prend vos rendez-vous, gère tous vos réseaux. Avec quelques désagréments, semble-t-il, mais pas suffisamment pour calmer la fièvre.
Les États-Unis ont tout pour eux en technologie, avec des entreprises pionnières ; mais ils se laissent une nouvelle fois entraîner dans une guerre d’autant plus insensée que ses objectifs ont changé plusieurs fois en trois semaines. Une guerre qui répond surtout à la volonté de Donald Trump d’imposer un nouveau rapport de force et de façonner le monde à son seul profit.
Le grand paradoxe est que pour mener cette guerre, Donald Trump a demandé le report de sa visite en Chine, prévue à la fin du mois, et qui était un rendez-vous diplomatique crucial pour les rapports entre les deux géants en rivalité dans tous les domaines. Il valait mieux repousser plutôt que de se retrouver en situation de faiblesse à Pékin.
Ce couac est révélateur d’un président américain qui cède à la fascination de l’outil militaire au service d’un rêve impérial, au risque de plonger le monde dans une crise énergétique et financière. Pendant ce temps-là, les Chinois se font « homardiser » avec OpenClaw, une autre façon de préparer l’avenir et de s’imposer au monde.
Source : www.radiofrance.fr

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