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« Je crois que j’aurai l’honneur de prendre Cuba« , a déclaré Donald Trump en début de semaine, alors que l’île traverse sa pire crise économique depuis plus de trente ans. En s’attaquant au Venezuela début janvier, c’est aussi Cuba que les Etats-Unis espèrent faire tomber. Dépendante des importations de pétroles vénézuéliennes, La Havane se trouve donc dans une importante situation de crise. D’autant plus que Donald Trump a menacé de sanctions toute nation qui proposerait son aide à Cuba. Au-delà du carburant, les pénuries touchent l’électricité, mais aussi les médicaments et produits alimentaires.
Le but du président américain est de faire ployer le régime communiste de l’île. Le président Miguel Diaz-Canel d’ailleurs annoncé que des pourparlers étaient en cours avec Washington. Car le gouvernement cubain se retrouve pris en étau entre les pressions américaines, mais également l’épuisement de sa propre population. Onze millions de Cubains, qui pour certains sont harassés de devoir parfois faire la queue plusieurs jours pour quelques litres de carburants.
Alors que de nombreux Cubains fustigent le gouvernement castriste, des manifestants ont attaqué le siège du Parti communiste de Morо́n, au centre du pays. Car si l’île manque aujourd’hui de tout, certains sont plus épargnés que d’autres. Les pénuries mettent en lumière des inégalités ancrées, dont s’insurgent de plus en plus de Cubains. La différence est parfois frappante entre les quartiers de la capitale : les plus riches bénéficient d’un nettoyage des rue quasiment normal, quand d’autres sont submergés par les déchets. « C’est trop facile de mettre tout ça sur le dos du blocus [américain], nous avons notre propre blocus, il est interne« , s’indigne une habitante.
« Un aveu de faiblesse de la part du régime cubain »
Certains Cubains espèrent même que Donald Trump parviendra mettre fin au régime castriste. Le gouvernement américain a démenti vouloir renverser Miguel Diaz-Canel, comme l’indiquait pourtant le journal The New York Times. Mais face à ce blocus, le gouvernement cubain commence à faire des concessions face aux Etats-Unis. Ce n’est toujours pas assez pour Washington, mais cela « sonne comme un aveu de faiblesse de la part du régime cubain« , selon Margot François, docteure l’Institut Français de Géopolitique et chercheuse au centre Géode.
Elle précise que les négociations demeurent « assez opaques« , mais qu’il y a des « gages de bonne foi » du côté cubain, qui s’est par exemple engagé à libérer 51 prisonniers politiques. « Leurs intérêts pourraient être de conserver leurs avantages sur l’économie de l’île, notamment la mainmise des forces armées révolutionnaires« , estime Margot François. La Havane a également annoncé permettre à la diaspora cubaine d’investir sur l’île et d’y détenir des entreprises privées. Un fait « inédit« , selon la chercheuse, qui s’attend toutefois à « de grosses inégalités dans la société cubaine« .
Au-delà du blocus américain, un premier convoi d’aide humanitaire est arrivé mercredi 18 mars sur l’île. Cinq tonnes de « fournitures médicales » et autres produits de premières nécessité ont ainsi pu être distribuées dans les hôpitaux de La Havane. Un pétrolier russe, sous le coup de sanctions européennes et américaines, a également été repéré en route pour Cuba. Il transporte à son bord 730.000 barils de pétrole, la Russie demeurant l’un des plus solides soutiens au régime castriste.
Source : www.radiofrance.fr

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