
attaques contre les infrastructures énergétiques, Barrot au Liban… Le point sur la situation
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19 mars 2026Des échanges de frappes sur des sites gaziers iraniens et qataris, le prix du gaz s’envole
La guerre au Moyen-Orient est-elle en train d’échapper à Donald Trump, incapable de débloquer le détroit d’Ormuz ? Le président américain a découvert, sans en avoir été averti, qu’Israël avait frappé, mercredi 18 mars, l’immense champ gazier iranien de South Pars, déclenchant des représailles de l’Iran sur d’autres sites énergétiques stratégiques.
Cet immense champ gazier d’où s’élevait, mercredi, d’importants panaches de fumée, c’est la plus grande réserve de gaz naturel au monde. Un gisement qui s’étale sur plusieurs milliers de kilomètres carrés, qui a la particularité d’être situé à cheval sur les eaux territoriales de l’Iran et du Qatar. Les deux pays ne lui donnent pas le même nom, « Perse du Sud » pour les Iraniens, « Dôme du Nord » pour les Qataris, mais ils en partagent la gestion et l’exploitation. De ce site crucial, partent environ 30% des livraisons mondiales de GN (gaz naturel liquéfié). Cette réserve fournit à elle seule près de 70% du gaz consommé en Iran.
L’attaque a logiquement fait réagir à Téhéran comme à Doha, où les autorités ont pointé le risque d’escalade. Un risque qui s’est concrétisé rapidement avec une riposte immédiate et brutale de l’Iran qui a multiplié les tiers de missiles, ciblant les sites gaziers les plus importants de la région en Arabie Saoudite, dans les Émirats arabes unis et surtout au Qatar, où la plus grande installation d’exportation du pays a été touchée par un important incendie. Les autorités qataries déplorent des dégâts considérables sur au moins deux sites. Tous les incendies ont été maîtrisés, selon le ministère Intérieur du Qatar.
Les prix du gaz et du pétrole en forte hausse
Ces attaques ont provoqué une flambée immédiate des cours de l’énergie. Le prix du gaz européen s’envole de 35% jeudi matin. Le prix du baril de prétrole est à plus de 112 dollars. Un engrenage qui a contraint Donald Trump à appuyer sur pause, mercredi soir. Le président américain assure qu’il n’y aura plus d’attaque israélienne sur les gisements de gaz iraniens. La Maison-Blanche prétend ne pas avoir été au courant de l’initiative de son allié, mais promet des frappes sans précédent en cas de représailles, notamment sur le site de South Pars.
De son côté, l’Arabie Saoudite brandit pour la première fois la menace d’une riposte militaire. « Nous nous réservons le droit de mener des actions militaires si cela s’avère nécessaire », déclare, jeudi, son ministre des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane.
Source : www.radiofrance.fr

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