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19 mars 2026Flambée des prix du carburant : « Ça s’est envolé bien au-delà de ce que l’on pensait… », reconnaît le gouvernement, les prix du gaz ne sont pas épargnés
Ce jeudi 19 mars, Maud Bregeon, ministre déléguée en charge de l’Énergie, a fait son mea culpa auprès de nos confrères de RMC après avoir déclaré il y a encore quelques jours que l’augmentation des prix à la pompe ne serait que de « quelques centimes ».
Les premières augmentations ont déjà fait du mal au portefeuille des Français, les prochaines risquent de ne pas améliorer la situation. Ce jeudi 19 mars, Maud Bregeon, ministre déléguée en charge de l’Énergie, a reconnu que le gouvernement ne s’attendait pas à une telle envolée des prix de l’énergie, et notamment du carburant.
Et pourtant, le 4 mars dernier, sur le plateau de RMC, la ministre déclarait alors qu’il fallait s’attendre à une simple augmentation de l’ordre de « quelques centimes contenue et limitée », « à court terme ». C’est donc après un mea culpa que la ministre a admis s’être « trompée » sur le sujet.
Prix du carburant: « Ça s’est envolé bien au-delà de ce que l’on pensait », reconnaît Maud Bregeon, ministre déléguée en charge de l’Énergie pic.twitter.com/FJp2WxAll2
— RMC (@RMCInfo) March 19, 2026
« Ce que je dis encore une fois, c’est qu’il y a une réelle difficulté principalement sur le gasoil, davantage que sur le sans-plomb », a-t-elle souligné. Une affirmation qu’elle explique en raison du raffinage qui, « pour 90 % du gasoil que l’on consomme en France », « se fait à l’extérieur de l’Union européenne », tandis que ce n’est « pas le cas pour le sans-plomb ».
« On paie le coût de nos dépendances. C’est aussi, et je le dis avec beaucoup d’humilité, parce que quand on est en pleine tempête, ce n’est pas évident de porter ce type de discours. Mais tout ça doit aussi nous interroger quant au coût de nos dépendances et sur la façon dont on en sort », a-t-elle ajouté.
« Mieux protégé du côté du gaz », mais…
En ce qui concerne, les prix du gaz, la ministre assure que sur les 16 millions de personnes qui se chauffent au gaz « il y en a plus de la moitié qui sont à des prix bloqués, à des prix fixés. Donc, pour eux, ça ne bougera pas d’ici au renouvellement de leur contrat ».
Cependant, pour les autres, « ils peuvent s’attendre à des hausses fonction de la durée du conflit » au Moyent Orient, a-t-elle souligné, avant de poursuivre : « Nous sommes, vous savez, dans une période où les particuliers consomment moins de gaz qu’en hiver, puisque chacun comprend qu’on se chauffe moins en mai ou en juin, évidemment, qu’en décembre ou en janvier. Mais c’est une possibilité qu’on suit de près. »
Plus 35 % sur le gaz européen
À noter que le gaz européen s’est envolé de 35 % après les attaques contre des infrastructures énergétiques dans la nuit de mercredi à jeudi. De son côté, Israël a frappé le plus grand gisement gazier du monde de South Pars, en Iran, tandis que Téhéran a répliqué au Qatar sur le premier site de production de gaz naturel liquéfié GNL au monde, situé à Ras Laffan.
Source : www.lindependant.fr

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