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Lors du débat organisé par Le Figaro et BFMTV ce mercredi, la candidate LFI à la mairie de Paris Sophia Chikirou et Rachida Dati, candidate LR et MoDem, ont mis en difficulté le candidat de la gauche unie hors LFI, sur des propos antérieurs tenus au cours d’une interview.
Moment de flottement durant le débat organisé mercredi soir par Le Figaro et BFMTV entre Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, Rachida Dati, représentante de la droite et du centre, et l’Insoumise Sophia Chikirou. Dans la foulée d’un vif échange sur le sujet des camps de sans-abri dans certains quartiers de la capitale, Emmanuel Grégoire a qualifié les propos de Rachida Dati de «complètement fous» et l’a accusée de «dire des choses qui sont totalement fausses». Dans le même temps, Sophia Chikirou, partagée entre le rire et l’indignation, a esquissé un sourire face à «la mauvaise foi» et les «raccourcis» de son opposante.
La maire du 7e arrondissement de Paris a alors brandi une attaque inattendue, après une remarque de la journaliste Apolline de Malherbe, qui a demandé si ce sourire était un signe de «complicité». «Ah non, ne faites pas comme Emmanuel Grégoire qui a dit “les deux qui se connaissent” en mode “les deux Arabes qui se connaissent”. Non on ne se connaissait pas, on n’a pas le même parcours mais on se respecte», a ironisé la candidate de la droite et du centre, suscitant une réaction gênée de son principal rival en vue du second tour dimanche. «C’est sûr que c’est mon genre de dire de telles choses, tout le monde croit ça», a tenté de balayer l’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo. «Ben oui, c’est tout à fait votre genre. On l’a pris comme ça toutes les deux», a répliqué l’ex-ministre de la Culture.
«Moi je l’avais très mal pris», a confirmé Sophia Chikirou. «Que je pointe la proximité entre vous deux ?», lui a répondu Emmanuel Grégoire. «Non, les accointances», a rétorqué l’Insoumise. «Ça vous ressemble bien, M.Grégoire», a enfoncé Rachida Dati. Cette séquence qui a désarçonné le candidat socialiste fait référence à une déclaration faite le 26 janvier au cours d’une interview au micro de Sonia Mabrouk. Interrogé sur d’éventuelles tentations de s’allier avec LFI, Emmanuel Grégoire avait alors assuré que «tout le monde connaît les accointances entre Rachida Dati et Sophia Chikirou», que les deux femmes politiques se connaissaient «très bien» et que l’Insoumise «roulait» pour sa concurrente.
«Je ne suis pas son amie»
Ce mercredi, la candidate LFI a indiqué avoir reparlé de cette séquence avec l’ex-adjoint à la Ville de Paris. «Ça m’avait fait beaucoup de mal de prétendre que j’ai des accointances avec Mme Dati alors que je suis sa principale opposante. Personne ne s’oppose à elle sur le plan politique plus que moi sur ce plateau. On ne se connaît pas, je ne suis pas son amie», a-t-elle précisé dans une mise au point. «Alors quand il a dit ces termes à la radio, sur CNews qui plus est… C’était très dur», a-t-elle ajouté, d’un ton neutre. «C’est du mépris», a renchéri Rachida Dati, sous le regard gêné de son concurrent.
«Vous m’avez fait de la peine parce que je l’ai vécu comme une remarque qui nous ramenait au point commun que nous pouvons avoir», a poursuivi la députée insoumise, dans un sous-entendu compris de tous. «C’est un point commun que je peux aussi avoir avec vous en tant qu’être humain, mais, en parlant d’accointance de cette façon-là, je l’ai vécue comme une façon de renvoyer deux personnes dos à dos à des origines situées de l’autre côté de la Méditerranée. Il m’a dit que ce n’était pas son intention et m’avait présenté ses excuses», a-t-elle conclu sous l’œil attentif de ses deux concurrents, silencieux. «Pas auprès de moi», a objecté Rachida Dati en se tournant vers son rival, qui lui a assuré «ne pas avoir eu l’occasion de (la) croiser».
«Pauvre bichon»
«Je ne m’excuse pas», a soutenu l’élu, malgré les injonctions de l’édile du 7e arrondissement. «Je m’excuse de cette incompréhension et de la mauvaise manière de l’avoir dit. Mais moi, je vois trois points pour étayer ces accointances : la première, c’est de me taper dessus très fort», énumère-t-il, interrompu par un «pauvre bichon» de Rachida Dati et un «on dirait une victime» de Sophia Chikirou.
«La deuxième (accointance), c’est que vous vous êtes croisées pendant votre carrière politique durant le quinquennat de (Nicolas) Sarkozy», a-t-il fait valoir, en allusion au bref passage de la députée insoumise dans le camp sarkozyste avec Jean-Marie Bockel en 2007. Une remarque qui a suscité les éclats de rire des deux opposantes qui, en chœur, ont répondu que «c’était totalement faux».
«Le troisième, c’est un sujet lié à la probité et à l’honneur qu’impose la fonction de maire», a-t-il contre-attaqué. «Ça y est, on est des voleuses», s’est exclamée Rachida Dati. «Vous êtes renvoyée en correctionnelle. Moi quand je vais dans les tribunaux, c’est parce que vous avez porté plainte contre moi», a immédiatement riposté Emmanuel Grégoire. «Vous avez la rage parce que j’ai fait condamner votre numéro 2», a rétorqué l’ancienne garde des Sceaux, en référence à Lamia El Aaraje, l’ancienne première adjointe d’Anne Hidalgo et proche d’Emmanuel Grégoire, condamnée à verser 3 000 euros en réparation d’une atteinte à la présomption d’innocence. Le débat s’est poursuivi après cette dernière réponse, mettant un terme à cette séquence confuse.
Source : www.lefigaro.fr

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