
la présidente de la BCE évalue les effets d’une « guerre prolongée » au Moyen-Orient
19 mars 2026
Le casse-tête des logements neufs pour personnes handicapées
19 mars 2026C’est un véritable géant des mers. Transportant pas moins de 4500 marins et pilotes d’avions, le porte-avions Gerald R. Ford est le plus grand navire de guerre de la flotte américaine. Forcément, celui-ci a donc été utilisé dans le cadre des récentes tensions géopolitiques, d’abord au Venezuela, et désormais au Moyen-Orient. Résultat : “le Ford entame désormais son dixième mois de déploiement, calcule The New York Times, et s’il est toujours en mer à la mi-avril, il battra le record de la plus longue durée de déploiement d’un porte-avions américain depuis la guerre du Vietnam”.
Problème, ce séjour prolongé n’est pas sans conséquences et génère de nombreuses difficultés humaines et logistiques, dont le dernier en date a fait couler beaucoup d’encre dans la presse aux États-Unis. “Un incendie s’est déclaré jeudi dernier dans la principale buanderie du navire, rapporte le média progressiste, et à la fin de celui-ci, plus de 600 marins et membres d’équipage avaient perdu leur couchette et dorment depuis par terre ou sur des tables.” Heureusement, l’incident n’a pas causé de victimes, ni de blessés graves.
Sérieux problèmes de plomberie
“Mais dans la catégorie des problèmes qui ne mettent pas la vie en danger, tout en n’étant tout de même pas idéaux, de nombreux marins n’ont pas pu faire leur lessive depuis l’incendie”, observe le New York Times sur un ton ironique. Et ce n’est pas le seul épisode concernant le Gerald R. Ford qui a pu provoquer quelques sourires.
Mi-janvier, NPR, la radio publique américaine, avait publié un papier signalant de graves problèmes de plomberies à bord du porte-avions. En effet, le système des toilettes à bords fonctionnerait mal, ce qui pousserait certains marins, “à devoir travailler pour localiser et réparer les fuites”. Selon le média américain, une solution d’urgence existe à bord du Gerald R. Ford. À savoir, “nettoyer les canalisations à l’aide d’un produit acide”. Néanmoins, ce stratagème “coûte 400 000 dollars à chaque utilisation”, note NPR, et celui-ci aurait déjà été utilisé dix fois depuis 2023.
Vers le 20 février, citant ces problèmes de plomberie, mais surtout la durée des missions en mer qui s’éternise, The Wall Street Journal évoquait un personnel fatigué. “Certains envisagent de quitter la Marine une fois arrivée à leur retour au port d’attache”, écrivait le média économique. En temps de paix, les missions durent environ six mois, mais celle-ci s’est nettement prolongée, “ce qui leur fait manquer des anniversaires, des mariages, des funérailles, voire même la naissance d’un enfant”, relate le média new-yorkais.
Au moment où cet article était écrit, la guerre en Iran n’avait pas encore été déclenchée. Désormais, difficile de faire des prévisions sur la durée d’engagement du navire dans un tel contexte. Le New York Times ose toutefois une prévision. “Les membres d’équipage du Ford ont été informés que leur mission serait probablement prolongée jusqu’en mai, conclut le média progressiste. Voilà qui porterait le temps de leur séjour en mer à une année entière.”
Source : www.courrierinternational.com

9999999