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GUO DEXIN / CFOTO via AFP
An illustration photo shows SHEIN logo in Suqian City, Jiangsu Province, China on September 26, 2025. (Photo by Guo Dexin / CFOTO via AFP)
Des milliers d’articles à bas prix, dont certains sont illégaux. Le géant chinois Shein, épinglé par l’État Français pour avoir vendu des poupées pornographiques aux visages enfantins, mais aussi des armes de catégorie A et des médicaments interdits, va être fixé sur son sort ce jeudi 19 mars.
La cour d’appel de Paris doit statuer sur la suspension de sa place de marché, sa « marketplace », sur laquelle des vendeurs tiers ont mis ces produits en vente. Initialement, le gouvernement Français avait réclamé un blocage total du site. Concrètement, le site de Shein ne serait pas totalement bloqué, comme l’avait dans un premier temps réclamé le gouvernement français, mais seulement cette partie, sur laquelle ont été hébergés ces produits illicites.
L’État Français attaque Shein sur le fondement de l’article 6-3 de la Loi pour la Confiance dans l’Économie numérique. Celle-ci permet d’ordonner « toutes les mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d’un service de communication au public en ligne ».
Si le tribunal donnait raison à l’État, ce serait la première fois en France qu’une plateforme de l’e-commerce serait suspendue sur ce motif, a indiqué le cabinet du ministre du Commerce Serge Papin. En janvier, le ministre s’était dit plus confiant qu’en première instance : « On a des bons arguments, (…) notre dossier est solide », avait-il assuré à l’AFP.
Une première décision défavorable à la demande de l’État
Lorsque l’affaire avait éclaté en novembre, Shein avait bloqué de lui-même toute sa « marketplace » en France, le temps de faire « un audit complet » et de corriger les « failles », avant de la rouvrir progressivement depuis début 2026.
Cette mesure n’avait pas satisfait le gouvernement, qui exigeait que le site soit suspendu dans son intégralité, tant qu’il ne garantissait pas de mesures efficaces pour éviter que des produits interdits similaires soient remis en vente. Il demandait une réouverture sous conditions et sous le contrôle de l’Arcom, le régulateur français du numérique.
Mais le tribunal judiciaire de Paris n’a pas fait droit en décembre à cette exigence, la jugeant « disproportionnée ». Si le tribunal a reconnu l’existence d’un « dommage grave à l’ordre public, à la protection des mineurs, ou encore à la santé et à la sécurité des acheteurs potentiels et des tiers », il a estimé que ces ventes étaient « ponctuelles » et constaté que la plateforme avait retiré les produits.
Le gouvernement, a contrario, considère que ces dommages à l’ordre public, loin d’être isolés, sont récurrents et que les risques systémiques de cette plateforme méritaient d’être réexaminés, d’où la décision de faire appel.
Shein également dans le viseur de l’UE
À la mi-février, l’Union européenne a ouvert une enquête contre Shein dans l’affaire des poupées sexuelles vendues sur son site, soupçonnant la plateforme de vente en ligne d’avoir commis plusieurs infractions à ses règles qui pourraient lui valoir de fortes amendes.
Outre la vente de produits illégaux, la Commission européenne, chargée de cette enquête, dit viser les aspects « addictifs » de la plateforme et le manque de transparence de son algorithme de recommandation de produits aux utilisateurs. Ces manquements, s’ils sont confirmés par les investigations de la Commission, pourraient valoir théoriquement de lourdes amendes à Shein (jusqu’à 6 % de son chiffre d’annuel).
De son côté, Shein assure avoir renforcé ses outils de détection de produits illégaux et mis en place des mesures supplémentaires concernant les produits interdits aux mineurs, dont un dispositif de vérification d’âge.
Source : www.huffingtonpost.fr

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