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Matignon a réuni ce jeudi 19 mars, pour la seconde fois depuis le début de l’année, plusieurs ministres, avec pour ordre du jour la « régulation des arrêts de travail ». Au-delà de la mise en oeuvre de la limitation de leur durée, désormais prévue par la loi, Sébastien Lecornu envisagerait de nouvelles économies directement sur les indemnités journalières versées par la Sécu.
En catimini entre les deux tours des municipales, Matignon fait tourner les méninges autour des arrêts de travail. Ce jeudi 19 mars, dans l’après-midi, le Premier ministre a convié quatre ministres rue de Varenne – David Amiel, chargé des Comptes publics, Jean-Pierre Farandou, du Travail et des Solidarités, Stéphanie Rist, de la Santé et Sébastien Martin, de l’Industrie.
L’ordre du jour communiqué à la presse tient en quelques mots: « régulation des arrêts de travail ». Ni plus, ni moins… Mais déjà de quoi alimenter les suspicions alors qu’aucune prise de parole n’est prévue à la sortie. Il n’empêche: Matignon précise à BFM Business qu’il s’agit de la deuxième réunion interministérielle consacrée à ce sujet, la première ayant eu lieu le 4 mars.
« Que vont-ils bien pouvoir nous sortir du chapeau? », s’interroge une source syndicale assez proche du dossier. « Il semble que Sébastien Lecornu veut réaliser des nouvelles économies sur les indemnités journalières », ajoute-t-elle.
10,9 milliards d’euros dépensés en 2024
Coïncidence ou pas du calendrier, la rencontre interministérielle à Matignon se tient seulement quelques heures après la communication officielle, par la Direction de la Sécurité sociale (DSS), de l’état des comptes de la Sécu, dont le déficit s’est établi à 21,6 milliards d’euros en 2025, dont 15,9 milliards pour la branche maladie.
Et les arrêts maladie sont régulièrement pris pour cibles par les différents gouvernements qui se sont succédés sous la présidence d’Emmanuel Macron. Avec à l’appui des chiffres éloquents: en 2024, selon les statistiques provisoires de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam), 10,9 milliards d’euros ont été versés aux assurés au titre des indemnités journalières d’arrêt de travail, dont 10,5 milliards pour les arrêts maladie supérieurs ou égal à 8 jours indemnisés. Soit 36% de plus qu’avant la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19.
Alors, que prépare le gouvernement à travers des réunions à seulement quinze jours d’intervalle? Au programme officiellement, les ministres sont censés s’atteler au décret appliquant la limitation de la durée des arrêts de travail à 30 jours, aussi bien s’ils sont prescrits en ville qu’à l’hôpital, et deux mois pour les renouvellements. Une mesure inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026. D’après le baromètre d’application des lois de l’Assemblée nationale, le texte réglementaire est attendu pour une parution au Journal officiel en juillet prochain, et une application effective au 1er septembre 2026.
« Peut-être qu’ils préparent le terrain sur le projet de loi anti-fraudes », souffle-t-on.
L’examen du texte en séance publique à l’Assemblée nationale, interrompu par les elections municipales, devrait logiquement reprendre au Palais Bourbon après le second tour. Un vote solennel est en tout cas programmé à l’agenda des députés le 31 mars.
Ce texte a en effet fait des remous parmi différents acteurs du système de santé. Comme les opticiens farouchement opposés au partage de données entre les caisses primaires d’assurance maladie et les organismes complémentaires… Mais aussi les médecins libéraux, qui ont fait grève en début d’année pour protester contre l’instauration d’une « mise sous objectifs (MSO) » obligatoire à l’encontre des docteurs qualifiés de « surprescripteurs » en matière d’arrêts de travail.
Sauf qu’au bout de dix jours de grève, la ministre de la Santé a renoncé à une telle mesure. Le gouvernement a ainsi fait adopter un amendement visant à maintenir le caractère facultatif des MSO proposées par les médecins conseils de la Sécu aux docteurs catégorisés comme « hyperprescripteur ».
Contacté, Matignon ne souhaite pas commenter « pour l’instant » la tenue de ces réunions consacrée à la régulation des arrêts de travail. Mais en coulisses, on souffle que c’est bien Sébastien Lecornu qui est à l’initiative pour déployer de nouvelles mesures d’économies… qui ne seraient pas forcément du goût du ministre du Travail et des Solidarités.
Source : www.bfmtv.com

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