
La facture d’électricité baisse d’environ 15 % pour la plupart des ménages
19 mars 2026
Après les rumeurs sur sa mort, Benjamin Netanyahu tient une conférence de presse sur l’Iran
19 mars 2026Le président de l’Université de Bretagne occidentale crée la polémique en dénonçant l’accord entre le PS et LFI à Brest pour les municipales
Plus de 300 enseignants, enseignants-chercheurs, étudiants ou membres du personnel administratif ont signé une pétition pour protester contre cette prise de position.
Publié
Temps de lecture : 2min
A-t-il outrepassé sa fonction ? Dans un communiqué, Pascal Olivard, président de l’Université de Bretagne occidentale (UBO), dénonce un accord « contre nature » entre les listes PS et LFI à Brest, dans le Finistère, pour le second tour des municipales. La polémique enfle depuis sa parution dans la presse locale mardi, rapporte ICI Breizh Izel jeudi 19 mars. Plus de 300 enseignants, enseignants-chercheurs, étudiants ou membres du personnel administratif ont signé une pétition pour protester contre cette prise de position.
Sur le site du journal local Le Télégramme mardi, Pascal Olivard, président de l’UBO, s’inquiète d’une arrivée des insoumis à la ville et à la métropole, qui seraient « les tenants d’une expression violente, intolérante et outrancière en contradiction totale avec ce qu’est notre territoire », écrit-il.
Le président de l’UBO justifie son rejet de LFI par le blocus de la faculté de lettres en 2024 « avec des dégradations, des menaces de mort, des appels au meurtre ou à la torture de policiers, des menaces de violence sur des collègues ou sur moi-même ». Un blocus que le député LFI de Brest-centre, Pierre-Yves Cadalen, avait « légitimé » quand tout le reste de la classe politique brestoise l’avait condamné, assure Pascal Olivard.
« Il est sorti de son rôle », fustige Nicolas Le Merrer, directeur du département de philosophie, se faisant le porte-parole de signataires de la pétition lancée dans la foulée du communiqué. « Pascal Olivard peut tout à fait avoir des opinions politiques et les exprimer, mais pas en tant que représentant d’une communauté universitaire. L’université est un lieu de pluralisme politique et de réflexion critique », poursuit l’universitaire.
« J’estime qu’un président d’université peut sortir de sa réserve quand la cause est importante et qu’elle remet sur la table les questions de respect des valeurs universitaires », rétorque Pascal Olivard. Il rappelle qu’il est « sorti uniquement deux fois de [sa] neutralité » depuis le début de sa carrière. En 2024, il avait appelé à faire barrage au Rassemblement national lors du second tour des législatives anticipées.
Si le président de l’UBO évoque une « neutralité », un président d’université est plus libre qu’un recteur d’académie, rappelle ICI Breizh Izel. À la différence des recteurs d’académie, nommés par l’État et tenus à l’absolu devoir de neutralité, les présidents d’universités sont élus par leurs pairs, avec plus d’autonomie, y compris dans leur expression publique. « On est sur la frange », déclare à ICI Breizh Izel un autre président d’université en France.
Source : www.franceinfo.fr

9999999/2026/03/19/1200x680-2-69bc5c79d0f4c041258988.jpeg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
