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Netflix
Cillian Murphy, ici dans le film « Peaky Blinders : L’Immortel » sur Netflix.
Attention à vous : les yeux revolver sont de retour. Pas ceux de Marc Lavoine, mais de Cillian Murphy. Casquette sur la tête, l’acteur irlandais au regard perçant revient sur le petit écran, ce vendredi 20 mars, à l’occasion de la sortie sur Netflix du film Peaky Blinders : L’Immortel, suite très attendue de la série phénomène du même nom.
Quatre ans après le dernier épisode de la saison 6, le long-métrage nous cueille, ici, en 1940. Les bombes nazies tombent sur Birmingham, tandis que Thomas Shelby s’est, lui, échappé pour vivre dans un somptueux, mais non moins vide manoir reculé. L’éternel clope au bec, le gangster à la mine sombre s’est rangé pour rédiger ses mémoires.
Chez lui, rien n’a changé à l’exception de quelques cheveux gris en plus sur le caillou. La mort de sa fille le hante toujours. Le cauchemar de la guerre dans les tranchées, aussi. C’était sans compter sur sa nouvelle addiction aux effluves d’opium, ou la récente disparition d’un de ses plus proches fidèles, dont nous tairons le nom par précaution.
Fan service assuré
Le « calme » sera de courte durée. Ada, sa sœur, est venue l’alerter d’un sérieux problème en ville : désormais à la tête des Peaky Blinders, son fils Duke fait régner la terreur dans les rues, quand lui et ses malfrats ne se livrent pas à d’interminables beuveries au Garrison, « comme si on était encore en 1919 », l’informe-t-elle.
Découvrez ci-dessous la bande-annonce :
Fidèle à l’esprit de la série créée par Steven Knight, Peaky Blinders : L’Immortel nous livre, ici, un récit de filiation, auquel vient s’ajouter une intrigue explosive liée à l’invasion du Troisième Reich, saupoudrée des éléments les plus chers au cœur des fans, dont une playlist rock savoureuse et des morts inattendues à chaque coup de fusil.
Du fan service réconfortant, certes. Mais qui ne suffit pas à relever le niveau de cette superproduction Netflix/BBC d’un peu moins de deux heures qui, loin du rythme de croisière de ses six saisons, se vautre dans un enchaînement de scènes d’action, au risque aussi de bâcler l’arrivée de ses petits nouveaux au casting.
Tous ? Non. Au sommet d’un des plus hauts aqueducs de la région ou dans une réjouissante baston père/fils dans du purin de cochons, Duke (Barry Kheogan) prend la lumière. Anciennement incarné par un certain Conrad Khan, le jeune homme analphabète recueilli à l’époque par Thomas Shelby a pris du galon.
Barry Keoghan, « un vrai feu d’artifice »
Désormais sans foi ni loi, le roi des bandits ne recule devant rien, pas même un pacte avec l’ennemi fasciste. Détestable et sans scrupule, l’héritier du gang, qui monte les marches deux par deux sans se retourner derrière lui, n’est reste pas moins un homme esseulé, sans ami ni vraie famille. Et si finalement, il était plus loyal qu’il n’y paraît ?
Netflix
Barry Keoghan, ici dans le film « Peaky Blinders ».
« Barry est un vrai feu d’artifice. Dès qu’on le filme, il devient tout de suite captivant, abonde Cillian Murphy au sujet de son nouvel interprète dans le Guardian. Il y a quelque chose de dangereux chez lui, une imprévisibilité, ce qui est indispensable pour ce personnage. Mais il y a aussi cette vulnérabilité. Et la vulnérabilité à l’écran, c’est un superpouvoir pour un acteur. »
Portrait flatteur de son nouveau héros, le film réalisé par Tom Harper a une fonction bien précise, celle de passer le flambeau entre deux générations, de relais entre leurs deux leaders. En octobre 2025, un spin-off des Peaky Blinders censé se dérouler dans l’après Seconde Guerre mondiale a été annoncé dans la presse.
Deux saisons ont été commandées, sans que rien n’en soit encore vraiment révélé. D’après nos informations, le tournage a commencé dans les studios de Birmingham, au début du mois de mars. Déjà les mains dans le cambouis, Barry Keoghan aurait même squeezé la première mondiale du film pour cette raison. Non, vous n’avez pas fini de voir des bérets sur Netflix.
Source : www.huffingtonpost.fr

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