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L’équipe nationale d’Iran s’entraîne avant un match contre la Russie à Volgograd, le 9 octobre 2025. DMITRY ROGULIN/ZUMA/SIPA
Les Iraniens participeront-ils à la Coupe du monde de football prévue cet été ? L’incertitude persiste après la vaste offensive lancée par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran le 28 février dernier, qui a répondu par des vagues de missiles et de drones sur le territoire israélien et sur des cibles dans les pays de la région.
Mercredi 18 mars, le président de la Fédération iranienne de football, Medhi Tah a déclaré que son pays allait boycotter les Etats-Unis mais « pas la Coupe du monde », qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet 2026 aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. « Nous nous préparons pour la Coupe du monde. Nous boycottons les Etats-Unis, nous ne boycottons pas la Coupe du monde », a déclaré Medhi Taj dans une vidéo diffusée par l’agence de presse iranienne Fars.
Un retournement de situation puisque quelques heures à peine après les attaques étasuniennes et israéliennes, l’Iran avait évoqué le scénario d’un boycott de la compétition. Le président de la Fédération iranienne Mehdi Taj avait alors brandi cette hypothèse, tout en précisant que le dernier mot reviendrait aux « autorités sportives » du pays.
Trump affirme que les joueurs iraniens ne seront pas en sécurité
La semaine dernière, Donald Trump a poursuivi les hostilités. Le jeudi 12 mars, le locataire de la Maison-Blanche avait estimé que les joueurs de la Team Melli ne seraient pas en « sécurité » s’ils venaient aux Etats-Unis. Le président américain Donald Trump a de son côté estimé le 12 mars que « l’équipe nationale d’Iran est la bienvenue à la Coupe du monde mais je ne pense vraiment pas que (l) a présence [des joueurs] soit appropriée, pour leur propre vie et sécurité », avait écrit le président américain sur son réseau Truth Social. Or, les trois matchs de poules de l’Iran sont prévus sur le territoire américain, contre la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles puis face à l’Egypte à Seattle. Pire, leur camp de base pendant le tournoi était censé être situé à Tucson, dans l’Arizona.
Dès le lendemain, la Team Melli a répliqué sur son compte Instagram en affirmant que « personne ne peut exclure l’équipe nationale d’Iran de la Coupe du monde ». « La Coupe du monde est un événement historique et international et son organe directeur est la Fifa, non un individu ou un pays. L’équipe nationale d’Iran, avec force et une série de victoires décisives, a été parmi les premières équipes à se qualifier pour cet événement majeur. Personne ne peut exclure l’équipe nationale d’Iran de la Coupe du monde ; le seul pays qui pourrait être exclu est celui qui porte le titre d’“hôte” tout en manquant de capacités pour assurer la sécurité des équipes participant à cet événement global », avait alors écrit l’équipe nationale d’Iran sur son compte officiel.
Des matchs uniquement au Mexique ?
Mais pas question pour autant pour les Iraniens de mettre un pied sur le territoire américain. La République islamique s’est donc tournée vers le Mexique qui accueille également la compétition. En début de semaine, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a répondu que son pays était prêt à recevoir la Team Melli. De son côté, l’ambassade d’Iran au Mexique se disait en pleines négociations avec la Fifa pour disputer ses matchs dans le pays d’Amérique centrale. « Étant donné que [le président américain Donald] Trump a clairement déclaré ne pas pouvoir garantir la sécurité de l’équipe nationale iranienne, nous ne nous rendrons certainement pas aux Etats-Unis », a déclaré le patron de la fédération iranienne, Mehdi Taj, selon des propos rapportés lundi sur le compte X de cette ambassade. « Nous sommes en négociations avec la Fifa pour que les matches de l’Iran à la Coupe du monde se déroulent au Mexique », a-t-il ajouté.
Contactée par l’Agence France presse (AFP), la Fifa a alors confié être « en contact régulier avec toutes les fédérations participantes, y compris la République islamique d’Iran, afin de discuter de la planification » du Mondial. Sans pour autant confirmer la possibilité d’une délocalisation des rencontres de l’Iran.
A moins de 100 jours du match d’ouverture de l’épreuve, la situation en Iran a en tout cas de quoi embarrasser grandement Gianni Infantino, le patron de la Fifa, qui ne cesse d’afficher sa proximité avec le président américain Donald Trump. D’autant que le conflit touche également d’autres pays qualifiés pour la Coupe du monde, comme l’Arabie saoudite, le Qatar et la Jordanie, ciblés par les frappes iraniennes.
Source : www.nouvelobs.com

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