
Un homme photographié par une voiture de Google Street View alors qu’il chargeait un cadavre dans un coffre
19 mars 2026
Pourquoi la majorité des cryptos piratées ne retrouvent jamais leur niveau initial
19 mars 2026Macron a fait une erreur de langue en nommant son nouveau porte-avions, confirme l’Académie française
GONZALO FUENTES / AFP
Le futur porte-avions « France libre », dont le nom a été dévoilé par Emmanuel Macron, devrait plutôt être appelé « la France libre », explique ce jeudi 19 mars l’Académie française.
« Vive la République ! Vive le France Libre », a scandé Emmanuel Macron à la fin de son discours de présentation du nouveau porte-avions tricolore. Sans le savoir, le président de la République a commis un impair devant les militaires présents à Nantes. En effet, le futur bâtiment, qui doit remplacer le Charles de Gaulle en 2038, devrait plutôt s’appeler « la France libre », explique ce jeudi 19 mars l’Académie française.
« L’Académie française s’en remet aux règles typographiques de l’Imprimerie nationale », a répondu à l’AFP l’institution gardienne de la langue française. « La tradition typographique dans la Marine nationale veut que l’article s’accorde avec le genre qui suit, donc on devrait dire la France libre. Ce n’est pas le cas dans la marine marchande où on accorde avec le genre du type de navire, souvent un paquebot : le Normandie, le France », a-t-elle expliqué.
En effet, dans son « Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale », cette institution de référence écrit que « l’article qui précède le nom propre français prend le genre de celui-ci », rappelant que la question a été tranchée par des circulaires ministérielles en 1934 et 1955, « approuvées par l’Académie française et l’Académie de marine ».
Une question tranchée dès 1934
Ainsi, pour les bâtiments militaires, un marin du ravitailleur de force Somme embarquait sur « la Somme », de même que ceux qui servaient sur « la Jeanne d’Arc », un croiseur porte-hélicoptères.
L’Imprimerie nationale admet toutefois des exceptions, consacrées par l’usage. Le président a donc commis une petite liberté vis-à-vis de la tradition, pas non plus une grosse erreur. « Après tout, l’usage peut changer et les traditions évoluer avec le temps. La même chose s’est passée il y a 60 ans avec le paquebot France », relativise à cet égard Nicolas Mioque, spécialiste de l’histoire maritime, sur son compte X.
Aussi animateur du site internet d’histoire maritime « Trois ponts », Nicolas Mioque a consacré en 2015 un article à la question, reproduisant les termes de la circulaire du 13 août 1934 du ministre de la Marine de l’époque, François Pietri.
« L’article devra toujours être employé lorsqu’on citera le nom d’un navire de guerre sans le faire précéder de celui de sa catégorie, exemple : la Provence, la Jeanne-d’Arc, le Vauban, la Psyché. Exception de cette règle ne sera tolérée que dans le style télégraphique », est-il écrit.
Et « lorsqu’on fera précéder le nom du navire de celui de sa catégorie, l’article devra toujours figurer devant le nom s’il fait partie intégrante du nom officiel ; il n’y figurera pas dans le cas contraire ; exemple : le contre-torpilleur Le Fantasque, le torpilleur La Palme, le sous-marin La Sultane, le cuirassé Provence, le croiseur Foch, le torpilleur Tramontane ». Un article rempli de conseils qui pourrait bien servir à Emmanuel Macron…
Source : www.huffingtonpost.fr

9999999
