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19 mars 2026Tout a commencé par une attaque israélienne sur le plus grand gisement de gaz naturel du monde, le site de « South Pars » (« Perse du Sud »), aussi appelé « North Dome » (« Dôme du Nord ») par le Qatar, car le site a la particularité d’être situé à cheval sur les eaux territoriales de l’Iran et du Qatar, sur une superficie de plusieurs milliers de km². C’est un gisement colossal d’où provient environ 30 % du gaz naturel liquéfié (le GNL) distribué au niveau mondial. Ce sont des réserves absolument indispensables à Téhéran puisque le site fournit à lui seul environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran.
Le régime iranien a aussitôt dénoncé l’attaque. Ses livraisons de gaz à l’Irak ont été immédiatement interrompues et comme le site est géré conjointement par Doha et Téhéran, le Qatar a lui aussi condamné ce bombardement en pointant une « démarche dangereuse et irresponsable dans un contexte d’escalade« .
Donald Trump, contraint de lever le pied
Et cette escalade s’est rapidement confirmée : œil pour œil, dent pour dent, la riposte iranienne a été brutale et immédiate. Plusieurs sites gaziers ont été visés en Arabie saoudite et au Qatar, où le port de Ras Laffan, qui abrite la plus grande installation d’exportation du pays, a été touché par un incendie. Il y a des « dégâts considérables » selon les autorités de Doha, qui ont ordonné le départ, dans les 24 heures, des représentants iraniens présents dans leur pays.
Si d’autres attaques ont pu être interceptées, des débris de missiles ont également provoqué la fermeture d’un site de production dans les Émirats, et de nouvelles frappes ont touché des installations au Qatar dans la nuit. Ce sont des incendies désormais maîtrisés, mais qui ont fait d’importants dégâts, ce qui a poussé Donald Trump à appuyer sur « pause » : le président américain a publié tard hier soir, sur son réseau social, un message où il affirme en lettres capitales qu’il n’y aura plus d’attaques israéliennes sur les gisements de gaz iraniens.
Silence radio de l’armée israélienne
C’est un recul majeur et beaucoup de contorsions pour la Maison-Blanche, qui prétend ne pas avoir été au courant de l’initiative de son allié. Le site Axios, généralement très bien informé, croit pourtant savoir le contraire.
Silence radio, depuis, de l’armée israélienne. Pour effacer la gêne, Trump a lui menacé l’Iran de frappes sans précédent contre ses champs gaziers en cas de nouvelles attaques, alors que l’Arabie saoudite a, pour la première fois cette nuit, averti l’Iran qu’elle se réservait le droit de riposter militairement. C’est un engrenage qui fait grimper les cours de l’énergie et renforce le risque d’un embrasement de toute la région.
Source : www.radiofrance.fr

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