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19 mars 2026Municipales 2026 : comment Carcassonne Unie, menée par Alix Soler-Alcaraz, et les anciens colistiers de Gérard Larrat se sont mis d’accord pour créer une « coalition républicaine » face à l’extrême droite
Après 48 heures de tractations autour de la création d’une « coalition républicaine » face au Rassemblement national, arrivé en tête au premier tour des élections municipales à Carcassonne, la liste menée par Alix Soler-Alcaraz Carcassonne Unie, qui intègre désormais quatre anciens colistiers de Gérard Larrat, s’est présentée officiellement ce mercredi 18 mars.
En 48 heures à peine, la gauche carcassonnaise a scellé une alliance inédite pour tenter de barrer la route au Rassemblement national, arrivé en tête au premier tour des municipales. Ce mercredi 18 mars, la liste d’union de la gauche Carcassonne Unie menée par Alix Soler-Alcaraz, et élargie à quatre anciens colistiers du maire Gérard Larrat, s’est officiellement présentée.
La veille déjà, à l’issue de deux heures de discussions au siège du Parti socialiste audois, l’accord avait été acté. Une troisième liste sera donc en lice face aux candidats arrivés en première et deuxième positions au soir du premier tour : Christophe Barthès (RN, 34,52 %) et François Mourad (25,32 %).
Objectif affiché de cette union : faire barrage à l’extrême droite. « On craint une relégation, un isolement de la ville, si le RN arrive à la mairie », explique Hadrien Pujol, ancien colistier de Gérard Larrat qui, sans figurer sur la nouvelle liste, apporte son soutien au nom du reste de l’équipe Carcassonne Avant tout.
On ne va pas mentir aux Carcassonnais, leur faire croire qu’on partage tous les projets à 100 %
Mais au-delà du front républicain, la coalition revendique surtout la défense d’une autre vision pour la ville : « On veut préserver les valeurs qu’on partage pour Carcassonne », souligne Alix Soler-Alcaraz. Cohésion, vivre-ensemble, projets pour la ville en font partie : « Ce qui nous intéresse, c’est l’avenir de notre ville. Nous avons trouvé des concordances dans nos programmes économiques respectifs, nous avons tous la volonté d’imaginer la ville de demain, une ville apaisée comme l’a dit Alix, mais aussi plus dynamique. Nous allons nous retrousser les manches et travailler à développer cela », a souligné Nadia Gleizes-Raya, qui fait partie des recrues dans le camp Larrat, avec Myriam Bellabiod, Philippe Thène et Wilfrid Estève.
Pour autant, une fois le front commun posé, les nouveaux alliés ne cachent pas leurs différences : « On ne va pas mentir aux Carcassonnais, leur faire croire qu’on partage tous les projets à 100 %. Mais on croit à l’intelligence collective », souligne Alix Soler-Alcaraz. « Ce n’est ni une fusion ni une absorption », insiste de son côté Nadia Gleizes-Raya, évoquant une « main tendue » acceptée. Ainsi, en cas d’élection, les anciens colistiers de Gérard Larrat formeront ensuite un groupe autonome au sein du conseil municipal. « On sera dans l’échange, on montre qu’on est capables de dialogue », note la tête de liste.
On va aller chercher chaque voix, dans tous les quartiers, dans tous les hameaux
Une liste qui d’ici là, va prendre son bâton de pèlerin, pour aller chercher toutes les voix possibles pour l’emporter dimanche soir face au Rassemblement national. « On va aller chercher chaque voix, dans tous les quartiers, dans tous les hameaux. L’extrême droite n’a d’autre programme que monter les gens les uns contre les autres », appuie Marion Forato, numéro 2 de la liste et secrétaire départementale du PCF.
Car si mathématiquement l’addition des voix pour Alix Soler-Alcaraz et de Gérard Larrat au premier tour semble favorable sur le papier, un report mécanique est loin d’être garanti. La coalition mise notamment sur les abstentionnistes, qui représentaient près de 40 % des électeurs au premier tour, un réservoir décisif.
Troisième, oui, mais…
Arrivée en troisième position au premier tour, la liste menée par Alix Soler-Alcaraz a fait le choix de se maintenir, malgré les critiques et les appels au retrait. Une décision que le candidat assume, mais qu’il présente avant tout comme le résultat d’une recomposition politique.
Lors d’un point presse, ce mercredi, la tête de liste a reconnu les interrogations suscitées par cette stratégie : « Beaucoup de gens mettent en exergue notre troisième place pour considérer que nous aurions dû nous retirer purement et simplement. »
« Si nous avions été seuls, sans union, bien sûr que nous n’aurions pas pris la décision de nous maintenir », ajoute-t-il. Mais la donne a changé, estime-t-il.
Après avoir lancé un appel à une « coalition républicaine » face au Rassemblement national, arrivé en tête, la liste a obtenu le ralliement de quatre anciens colistiers du maire sortant Gérard Larrat. Un renfort qui, selon Alix Soler-Alcaraz, change la nature même de sa candidature : « Nous présentons désormais aux électeurs un collectif bien plus large, qui a vocation à fédérer. »
Source : www.lindependant.fr

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