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19 mars 2026Municipales à Nîmes : quand les personnalités, associations ou syndicats prennent position pour le second tour
Alors que le second tour des élections municipales se tiendra ce dimanche 22 mars, trois listes sont encore en lice à Nîmes avec Julien Sanchez (RN), Vincent Bouget (Union de la gauche) et Franck Proust (LR). Face à cette situation, de nombreuses voix se sont élevées pour manifester leur soutien aux différents candidats.
Alors que le premier tour des municipales a rendu son verdict, le suspense reste entier concernant l’issue du second tour. En effet, les Nîmois auront donc le choix entre trois bulletins : Julien Sanchez (Rassemblement national, 30,39 % au premier tour), Vincent Bouget (Union de la gauche, 30,05 %) et Franck Proust, soutenu par une fusion avec Julien Plantier et Valérie Rouverand.
Un appel au « rassemblement des citoyens au nom des valeurs républicaines »
Mais depuis lundi 16 mars, nombreuses sont les personnalités de la cité des Antonin qui font entendre leur position, tant pour convaincre les abstentionnistes de se mobiliser que les votants du premier tour de confirmer ou infirmer leur position. Créant même des tensions au sein de certains partis politiques. Ainsi Raphaëlle Dorlhac de Borne, ancienne colistière de Franck Proust et représentante du Parti radical du Gard, n’a pas souhaité intégrer la liste de fusion de la droite. Et a fait savoir – en son nom personnel – son intention de voter Vincent Bouget. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir son parti politique qui, lui, « appelle au rassemblement des citoyens au nom des valeurs républicaines, – et appelle à voter massivement pour la liste des centres et de la droite « Nîmes par-dessus tout » conduite par Franck Proust réuni à Valérie Rouverand et Julien Plantier ».
S’il ne prononce pas le nom de Julien Sanchez, Simon Casas ne cache plus vraiment son opinion. Sur Instagram, faisant référence à la plaque récemment installée en gare de Nîmes à la mémoire des enfants juifs déportés depuis Nîmes et le Gard, le délégataire des arènes indique « deux Cazes y figurent : Jacques 12 ans et Maurice 14 ans. C’était mes cousins germains ». Justifiant ainsi pourquoi Dimanche, il ne pourra voter pour « la liste communiste qui se nourrit des votes LFI, le parti affreusement antisémite ». Ni pour « la liste soutenue par le parti du président Macron qui s’est abstenu de participer à la marche contre l’antisémitisme ». Simon Casas concluant sur l’idée qu’il ne voterait pas blanc et donc Rassemblement national.
Mais le monde de la culture ne reste également pas silencieux : l’intersyndicale du spectacle vivant public appelle ainsi « l’ensemble des citoyennes et citoyens à se mobiliser lors du second tour des élections municipales, quelles que soient les consignes nationales des différents partis, pour empêcher l’arrivée au pouvoir des forces d’extrême droite et de droite radicalisées ». Tandis qu’une trentaine de travailleurs de l’art et du secteur culturel, artistes, enseignants, designeurs, militants, impliqués dans des structures locales, dans la vie culturelle, politique et sociale de Nîmes (à l’instar de Won Jy, Julie Emile Fabre, Valérie Crausaz Penchinat Valparess ou Caroline Sebilleau), appellent à voter pour Nîmes en commun, « et ce afin de pouvoir continuer à faire vivre un service public de la culture ».
« L’heure n’est plus à l’observation, mais à la mobilisation »
Même position pour Pietro Truddaiu, président de Table ouverte, qui considère qu’en tant que « militant associatif et ancien syndicaliste, engagé depuis des années dans la défense des droits humains, l’heure n’est plus à l’observation, mais à la mobilisation. Depuis trop longtemps, notre ville s’habitue à l’inacceptable : la pauvreté qui progresse, des familles, des retraités qui peinent à se nourrir dignement, des quartiers qui se sentent oubliés, un tissu associatif qui tient bon mais qui manque de soutien. Pourtant, sur le terrain, chaque jour, des femmes et des hommes se battent pour que la solidarité ne soit pas un mot vide », assure l’homme, qui appelle à voter pour Vincent Bouget et Amal Couvreur, « parce qu’une ville se juge à la façon dont elle traite les plus fragiles ».
Lydie Salvayre, écrivaine et prix Goncourt 2014 ; Christian Polge, président d’associations ; Antoine Penchinat, rhumatologue ou encore Mounir Benslima, chef du service de médecine légale du CHU de Nîmes et expert judiciaire font partie, tout comme Francine Cabanes, professeur d’histoire-géographie, et Jean-Paul Boré, président des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD), des dix-sept signataires d’une tribune en faveur de la gauche, « conscients du risque de voir le Rassemblement national gagner les élections municipales à Nîmes ».
Autre exemple de soutien, cette fois-ci apporté à Franck Proust, Lisbeth Guérin Grail, conseillère municipale sortante, et Albert Leblanc, ancien conseiller de Daniel Richard Radicaux républicains, qui veulent s’adresser « avec franchise et bienveillance aux Nîmoises et aux Nîmois. Il arrive que des candidatures dépassent le cadre d’une élection […]. Depuis toujours, notre engagement repose sur une conviction simple : une ville doit protéger, soutenir, rassembler et aller vers le progrès. C’est cette vision que nous retrouvons aujourd’hui dans le projet porté par Franck Proust ».
Enfin, ce mercredi 18 mars, répondant à un appel de Marie Dufresnes, la secrétaire départementale de la CGT à Nîmes, ce mercredi midi, les représentants de la CGT, de la FSU, de Solidiaires, du syndicat départemental Sud des collectivités territoriales ont appelé à la mobilisation contre l’extrême droite, ce dimanche 22 mars et appeler les abstentionnistes à aller voter.
Source : www.midilibre.fr

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