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19 mars 2026
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 5min – vidéo : 5min
Le « 13 Heures découverte » vous emmène à Douai, pour une promenade au son d’un carillon, bien à l’abri au cœur de son beffroi. Un colosse de pierre emblématique qui domine la ville depuis plus de 600 ans, et qui servait autrefois de tour du guet. Et il pourrait encore avoir bien des secrets à raconter. Reportage sur place.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Il domine le ciel de Douai (Nord) de sa tour gothique majestueuse, son horloge, les tourelles du toit surmontées d’or, et une girouette en forme de lion qui tire la langue, comme un pied de nez aux siècles écoulés. Un beffroi qui carillonne dans le cœur des Douaisiens. « Il est beau, c’est le symbole de la ville », glisse un riverain. Une autre habitante abonde : « C’est très agréable de se promener et d’entendre le carillon. » Un tour sur le marché suffit à le comprendre. Ici, on aime les gaufres à la vergeoise, et le beffroi, bien sûr. « C’est la fierté de Douai, le beffroi quand même. C’est très joli de monter en haut », assure une commerçante. « J’ai une passion pour le beffroi, (il est) authentique, jamais détruit, sublimé par la cour de la mairie et derrière, c’est le monument iconique », témoigne un homme.
La construction de l’hôtel de ville démarre avec celle du beffroi, qu’on peut dater. Passionnée par l’histoire de sa ville, Isabelle Turpin, guide conférencière, nous entraîne dans les archives municipales : « On a l’acte d’achat des pierres et on a la date de 1379 ici, qui est très lisible », nous montre-t-elle. Au Moyen Âge, Douai fait partie de ces communes indépendantes. Florissante, elle est gérée par un groupe de notables, ses échevins. « Pour asseoir leur autorité et montrer la puissance et l’indépendance de la ville, ils vont construire cette grande tour », explique Isabelle Turpin.
Dans l’hôtel de ville, un salon gothique témoigne également de ce passé lointain. Mais seul le beffroi est accessible aux visiteurs. Un colimaçon mène de palier en palier jusqu’au cœur vibrant de l’édifice : la chambre du carillon. Il marque le temps d’une ritournelle tous les quarts d’heure. « C’est comme si je caressais une personne, quelque chose qui vibre. Je ne peux pas l’expliquer, ça me touche », confie Claudine, une touriste, la main sur la surface de la cloche. Avec ses 62 cloches, c’est l’un des meilleurs carillons de France.
« Vous connaissez bien sûr le film Bienvenue chez les Ch’tis. Le carillon qu’on entend dans le film a été enregistré ici, au carillon de Douai. Dany Boon est venu ici. On a tous été un peu surpris, parce qu’il joue très bien, en fait. Mais ils ont préféré faire appel à un vrai carillonneur pour faire le carillon du film », explique Fabrice Maffre, guide conférencier, à un groupe de visiteurs. À l’étage supérieur, la pièce maîtresse : « Joyeuse, c’est la grosse cloche du beffroi, 5,5 tonnes, elle sonne les heures », indique Fabrice. Indicateurs du temps, les beffrois servaient aussi de tours de guet, celui de Douai offre une vue parfaite sur la plaine.
Seule la nuit ordonne le silence au beffroi, histoire de ménager le sommeil des Douaisiens. Et le samedi matin venu, les amateurs du carillon, comme le patron d’un café branché au pied de la tour, ont de quoi se réjouir. « La carillonneuse vient nous faire une petite sonate tous les samedis. Donc effectivement c’est sympa, on a des musiques un peu de tous les styles. On peut très bien avoir le P’tit Quinquin comme on peut avoir la musique de Star Wars, etc. Donc c’est assez sympa », explique Guillaume Szczesniak, patron du café.
La carillonneuse s’appelle Mathilde Duriez. Employée municipale, elle enseigne son art au conservatoire et fait vivre l’instrument du beffroi. Un instrument rare et exigeant dont elle est tombée sous le charme en grandissant dans le Nord : « J’ai toujours entendu les carillons depuis que je suis petite. J’ai été inscrite à l’école de musique. Je n’ai pas été inscrite en classe de piano, j’ai été inscrite en classe de carillon directement », confie-t-elle.
Au menu du concert ce jour-là : des compositions contemporaines. L’instrument a été acheté en 1954, les cloches avaient été fondues par l’armée allemande. Et comme Douai ne pouvait vivre sans leur musique, toute la ville s’est mobilisée. « Elle ne ressemble pas vraiment à une voiture, mais elle s’appelle Renault puisque l’industrie automobile douaisienne, à l’époque, a donné son obole, et sa sœur, qui est juste à côté, nous dit qu’elle ‘chante en ce beffroi grâce aux écoles et aux sociétés locales douaisiennes depuis 1954’.«
Inlassablement, le colosse de pierre rythme la vie municipale depuis six siècles. Pièce maîtresse d’un hôtel de ville somptueux, une mairie qui offre des décors exceptionnels pour les plus heureux événements des Douaisiens.
Source : www.franceinfo.fr

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