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Selon Emmanuel Macron, ce nom établit un lien direct avec l’actuel porte-avions Charles-de-Gaulle et son successeur. Il « s’inscrit dans la filiation du général de Gaulle, sa vie, son destin, les choix faits dès le mois de juin 1940, après la débâcle », a-t-il déclaré.
Emmanuel Macron a tranché : le futur porte-avions français portera le nom de « France Libre ». Sa mise en service est prévue dans douze ans, à l’horizon 2038. Un choix hautement symbolique, qui s’inscrit dans une continuité historique assumée.
Selon le chef de l’État, ce nom établit un lien direct avec l’actuel porte-avions Charles-de-Gaulle et son successeur. Il « s’inscrit dans la filiation du général de Gaulle, sa vie, son destin, les choix faits dès le mois de juin 1940, après la débâcle », a-t-il déclaré.
Discours du 22 juin 1940
L’expression « France Libre » trouve précisément son origine dans cette période charnière de l’histoire française. Elle est employée pour la première fois par le général de Gaulle le 22 juin 1940, depuis Londres, lors d’un discours diffusé sur les ondes de la BBC. Ce jour-là, il lance un appel à la résistance et conclut par ces mots : « Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance ». Sur le moment, peu de Français entendent cet appel, mais un mouvement est né. Il s’oppose à la France vaincue, dirigée depuis Vichy par le maréchal Pétain.
Dans les premiers mois, les ralliements restent limités. À l’été 1940, seuls quelques milliers de Français rejoignent la France libre. Beaucoup sont des anonymes, refusant la défaite et l’occupation. Parmi eux, des jeunes comme Jacques Le Gall, 19 ans, qui quitte sa Bretagne natale du jour au lendemain pour rejoindre l’Angleterre et s’engager dans le combat. Au fil des années, le mouvement prend de l’ampleur.
Forces françaises libres
Depuis Londres, une véritable structure parallèle se met en place. Reconnu par le Premier ministre britannique Winston Churchill comme l’incarnation de la légitimité française, ce mouvement s’organise comme un État en exil. Il dispose d’un gouvernement dirigé par de Gaulle, d’une administration et d’une armée : les Forces françaises libres. Pour assurer son fonctionnement, le Royaume-Uni accorde un soutien financier permettant à cette entité de fonctionner de manière autonome.
Sur le plan militaire, les Forces françaises libres s’illustrent rapidement. Leur première victoire intervient en 1941, à Koufra, dans l’actuelle Libye, face aux troupes italiennes alliées à l’Allemagne nazie. À l’issue de cette bataille, les soldats prêtent le serment de Koufra, jurant de ne déposer les armes qu’après la libération de Strasbourg, objectif atteint quelques années plus tard.
Refus de la barbarie nazie
En 1942, la France libre évolue pour devenir la France combattante. Cette nouvelle organisation élargit son périmètre en intégrant les réseaux de la Résistance intérieure. Au-delà de cette transformation, la France libre demeure le symbole d’un refus : celui de la barbarie nazie. Elle incarne une nation qui, malgré la défaite, a su préserver une part de liberté et maintenir la continuité de son combat.
C’est cet héritage que le futur porte-avions « France Libre » entend désormais prolonger.
Source : rmc.bfmtv.com

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