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STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Le gouvernement admet qu’il « s’est trompé » sur la hausse des prix à la pompe
• Maud Bregeon affirme que la France n’a plus les moyens du « quoi qu’il en coûte ».
• Aucune aide immédiate n’est envisagée pour les ménages.
Le plein d’erreurs. Confronté à la flambée des prix à la pompe en France – plus 30 centimes en moyenne depuis le début de la guerre au Moyen-Orient pour le gazole –, le gouvernement reconnaît ce jeudi 19 mars avoir sous-estimé la situation.
« Cela s’est envolé bien au-delà de ce que l’on pensait, et je peux faire mon mea-culpa devant vous. Il faut savoir dire en politique quand on s’est trompé », a ainsi convenu Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement et ministre de l’Énergie sur BFMTV, expliquant que la France payait « le coût de ses dépendances » aux énergies fossiles importées.
« Lorsque les imports se bloquent, lorsque les prix augmentent, nous sommes en grande difficulté pour y faire face », a encore admis Maud Bregeon, qui tablait début mars sur une « hausse contenue et limitée de quelques centimes ». Désormais, difficile d’envisager une inversion des tendances à court terme.
Le gouvernement impuissant
Face à cela, le gouvernement ne change pas de stratégie et refuse toujours d’envisager quelconque aide pour les ménages ou entreprises, comme le réclament plusieurs partis d’opposition, du RN à la France insoumise en passant par le PS. « J’entends ceux qui voudraient qu’on débourse d’ores et déjà des milliards pour aider des gens dont j’entends les difficultés (…) mais il faut aussi porter ce discours de vérité » sur la « nécessité » de réduire le déficit, a ainsi répliqué la porte-parole du gouvernement.
Selon elle, la France n’a « plus les moyens du quoi qu’il en coûte » comme pendant l’épidémie de Covid si elle veut tenir le déficit public à 5 % du produit intérieur brut (PIB). Par conséquent, les différents coups de pouces, comme la baisse des taxes, les chèques divers ou le blocage des prix, ne sont « pas envisagés à l’heure où l’on se parle ».
Sans guère de leviers, l’exécutif essaie néanmoins de se montrer aux manettes sur un sujet particulièrement éruptif dans la société, qui touche au pouvoir d’achat. Outre les initiatives du président de la République sur la scène internationale pour aider au déblocage du détroit d’Ormuz, le Premier ministre doit organiser une réunion ce jeudi pour faire de nouveau « le point sur la situation » dans l’Hexagone.
Seront également discutées « les différentes possibilités en fonction de la durée du conflit, en fonction de la difficulté que rencontrent les secteurs économiques », a encore promis Maud Bregeon. Soit, peu ou prou, la même réponse qu’elle donnait il y a plusieurs semaines, quand le gouvernement n’avait semble-t-il pas conscience de la flambée à venir.
Source : www.huffingtonpost.fr

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