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Parce que l’horizon reste on ne peut plus incertain au Proche et Moyen-Orient, l’inquiétude a de nouveau gagné les marchés ce matin. Les Bourses asiatiques et Européennes sont retombées dans le rouge. Les prix du pétrole brut continuent de bondir. Le prix du gaz européen s’est lui aussi envolé de 35%. En cause la paralysie toujours et encore du très stratégique détroit d’Ormuz. Mais pas seulement puisqu’en représailles à l’attaque israélienne menée hier contre un gigantesque champ gazier iranien, la plus grande réserve connue au monde en même temps que la pièce maîtresse de toute l’industrie énergétique de la République islamique, le Qatar (deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié) a fait état ce matin de dommages considérables par des missiles iraniens sur sa plus grande usine de GNL. Et ça n’est pas tout puisqu’à l’aube une attaque de drone a également touché deux des plus importantes raffineries de la compagnie pétrolière nationale du Koweït.
Cette attaque menée hier contre un gisement de gaz naturel iranien est, en réalité, surprenante à plus d’un titre. Tout d’abord, parce que ce gisement est également exploité par le Qatar, vous l’avez rappelé. Ensuite, c’est vrai que jusque-là, les États-Unis et Israël s’étaient toujours abstenus de cibler les installations de production énergétique iraniennes dans le Golfe. Et d’ailleurs si Washington a confirmé que cette attaque avait été menée par Israël, la Maison Blanche assure ne pas en avoir été averti. Quoi qu’il en soit, cela n’a pas empêché Donald Trump de menacer à nouveau de cibler et détruire les infrastructures énergétiques de l’Iran.
Si le conflit se joue à présent et de plus en plus sur le front de l’énergie, la journée d’hier en Iran a également été marquée par l’assassinat d’un important dirigeant : le ministre du Renseignement, l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi, lequel avait été élu président de la République islamique. Soit une illustration supplémentaire de la volonté indéfectible des Américains et plus encore des Israéliens de faire s’effondrer le régime de Téhéran. L’Etat hébreu affirme, d’ailleurs, que la série d’éliminations des leaders iraniens ne cessera pas. Sauf qu’en attendant une éventuelle dislocation du pouvoir des mollahs, les bombardements israélo-américains continuent de toucher des zones résidentielles, paralysant ainsi toute la vie économique du pays.
Enfin on a bien compris combien cette guerre d’agression voulue par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran menace, à présent, de conduire toute la région et même au-delà au désastre. Ce matin, le président Emmanuel Macron a, lui, proposé un « moratoire » sur les frappes contre les infrastructures civiles (notamment énergétiques et hydrauliques) au Moyen-Orient. « Les populations civiles et leurs besoins essentiels, ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques, doivent être préservés de l’escalade militaire », écrit le chef de l’Etat. Manière aussi, peut-être, de marquer un peu plus le refus des Européens de s’engager aux côtés de Donald Trump dans sa guerre au Moyen-Orient. Quoi qu’il en soit, on imagine que cette question sera au cœur du sommet des dirigeants de l’UE aujourd’hui à Bruxelles.
Les autres titres de l’actualité
Et tandis que le débat politique et économique aux Etats-Unis est accaparé par la guerre en Iran, voilà que le président Donald Trump semble vouloir se tourner vers Cuba pour faire diversion. L’île apparaît désormais comme une cible potentielle où la victoire serait plus facile à remporter. Quoi qu’il en soit, c’est sous pression de l’administration américaine qui, non contente d’avoir bloqué les livraisons de pétrole sur l’île, menaçe à présent de « prendre » Cuba (sans préciser exactement ce qu’il faut entendre par ce verbe), que le régime communiste tente lui de survivre aujourd’hui, pris entre deux pressions : d’un côté celle qui l’oblige à s’asseoir à la table des négociations avec son pire ennemi ; et puis de l’autre celle exercée jour après jour par les manifestations populaires contre une vie de plus en plus précaire et devenue à présent insoutenable.
Et c’est ainsi qu’au risque de contredire leurs positions historiques, les autorités cubaines au pied du mur semblent prêtent à faire des concessions pour que les États-Unis relâchent leur pression.
L’invitée de la rédaction : Margot François, docteure de l’Institut Français de Géopolitique, chercheuse au centre Geode.
Décidément, le climat est désormais électrique à l’approche du second tour des élections municipales. Et notamment dans la capitale où Rachida Dati et Emmanuel Grégoire se sont rendus coût pour coût hier soir lors d’un débat télévisé, auquel participait également Sophia Chikirou. A cette occasion, le candidat de la gauche unie hors LFI a notamment accusé Emmanuel Macron d’être personnellement intervenu en faveur du retrait de la candidate d’extrême droite Sarah Knafo au bénéficie de Rachida Dati. Accusations répétées, ce matin encore. Quand bien même celles-ci semblent davantage relever de la rumeur que de faits avérés.
Les organisateurs des JO d’hiver 2030 en France se réunissent aujourd’hui pour remettre sur pied un comité d’organisation, lesté par des mois de crise. Ou du moins essayer. Les différentes parties vont en effet se réunir à Lyon pour acter sans doute pas grand-chose en réalité. Si ce n’est, donc, le marasme qui se poursuit. Et un projet qui n’avance pas, à 4 ans désormais du coup d’envoi.
Source : www.radiofrance.fr

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