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20 mars 2026Analyse : L’équipe éditoriale propose un résumé des informations principales.
L'article « Après les accusations du Mali contre la Mauritanie, les deux pays calment le jeu » a retenu l'attention de notre équipe.
Récap des faits principaux
Le conflit n’ira pas plus loin entre le Mali et la Mauritanie. C’est du moins la volonté affichée par les deux États, alors que les accusations portées dimanche 15 mars par Bamako et la réaction outrée de Nouakchott laissaient craindre un embrasement des relations entre les deux pays. Bamako accusait la Mauritanie de permettre à des groupes terroristes de détenir des otages maliens sur son sol. Nouakchott avait démenti avec virulence et une colère non dissimulée. Depuis cet échange d’une rare intensité, selon les confidences recueillies par RFI, la tension est retombée aussi vite qu’elle avait été créée.
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« Le dossier est clos, assure une source sécuritaire malienne, ils se sont compris. » « Les Maliens désamorcent », confirme une source diplomatique mauritanienne, estimant qu’« il y a manifestement eu un désaccord entre Abdoulaye Diop – le ministre malien des Affaires étrangères – et l’état-major ».
Pour rappel, c’est l’armée malienne qui avait publiquement porté les accusations de Bamako, contournant tous les canaux diplomatiques normaux.
Un double jeu ?
Le ministre malien avait-il découvert le communiqué de l’armée avec la même surprise que les autorités mauritaniennes ? Ou bien, s’agit-il d’une stratégie de Bamako, en forme de double jeu ?
Avec l’Algérie, par exemple, les autorités maliennes de transition ont longtemps tenu des discours ambivalents et même amicaux, avant de rompre définitivement et avec violence, au moment jugé opportun. Si l’avenir reste donc imprévisible, Bamako et Nouakchott semblent, à ce stade en tout cas, déterminées à calmer le jeu.
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Désamorcer la crise
Le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug, a reçu lundi 16 mars l’ambassadeur du Mali à Nouakchott. Le lendemain, c’est le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, qui s’entretenait avec le chargé d’affaires mauritanien à Bamako.
Dans les communiqués officiels publiés à l’issue de ces rencontres, les deux pays expriment l’intention de « renforcer » leur « coopération bilatérale ». Des mots qui sonnent un peu creux et que l’on utilise quand on ne veut pas en dire plus, mais qui dénotent pour le moins une volonté affichée, des deux côtés, de désamorcer la crise.
Une commission d’enquête
De source diplomatique, la Mauritanie a proposé d’accueillir une commission d’enquête malienne, ou même de l’Alliances des États du Sahel, pour en finir avec les accusations dont elle est la cible. Principalement : celle de servir de base arrière aux groupes terroristes actifs au Mali. Aucune précision, pour le moment, sur les suites qui seront éventuellement données à cette proposition.
Ces dernières semaines, Nouakchott avait par ailleurs protesté auprès de Bamako, mais de façon discrète et sans publicité, après la mort de huit ressortissants mauritaniens, tués par l’armée malienne le 3 février à Torodo, dans la région de Kayes, au Mali. Les opérations récurrentes des Forces armées maliennes (Fama) et de leurs partenaires russes de l’Africa Corps le long de la frontière, entachées d’exécutions sommaires, et même une intrusion récente sur le sol mauritanien, sont des sujets que les deux pays devront aussi déminer pour retrouver des relations vraiment apaisées.
En 2022 déjà, après l’exécution au Mali de citoyens mauritaniens, par l’armée malienne et ses supplétifs russes de Wagner, une commission d’enquête mixte avait été mise en place – dont les conclusions n’ont jamais été rendues publiques –, et les tensions avaient fini par retomber.
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Source : www.rfi.fr
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