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20 mars 2026«Aucune rupture d’approvisionnement» liée à la guerre au Moyen-Orient constatée en France, rassure le ministre délégué à l’Industrie
Les autorités appellent toutefois à la vigilance face aux tensions sur les prix des matières premières et de l’énergie, dans un contexte de conflit appelé à durer.
«Aucune rupture d’approvisionnement» en lien avec la guerre au Moyen-Orient n’a été constatée par les industriels français, mais «la vigilance reste de mise», a déclaré le cabinet du ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin jeudi à l’issue d’une réunion avec des acteurs économiques. «À ce stade, aucune rupture d’approvisionnement n’est constatée», a fait savoir le cabinet du ministre délégué jeudi. «La vigilance reste toutefois de mise face aux tensions sur les prix des matières premières et de l’énergie, qui pèsent sur la trésorerie des entreprises».
Plusieurs organisations patronales comme le Medef, la CPME, France Industrie ou l’UIMM ainsi que des fédérations sectorielles comme la FEBEA (beauté), A3M (minerais, minéraux et métaux), GIFAS (aéronautique) ou France Chimie (chimie), des représentants de filières et des entreprises comme Suez, Novo Nordisk, Safran, Aluminium France, Eramet, LVMH ou Alstom, avaient été conviées à Bercy jeudi après-midi. L’objectif était de surveiller les impacts industriels en France du conflit du Moyen-Orient.
«Pas de panique»
Un des participants a souligné auprès de l’AFP «une impression de vrai calme» au sein des secteurs industriels, «pas de panique, les entreprises sont plutôt sereines, mais vigilantes». Une autre source directement concernée jugeait en amont auprès de l’AFP «appréciable d’avoir une concertation, qui permettra de réagir quand il y aura de vrais soucis si la crise dure».
Fabrice Le Saché, vice-président du Medef, évoque auprès de l’AFP «une inquiétude, mais pas de panique» et la crainte que «le conflit perdure». C’est aussi «une crise très différente de celle de l’Ukraine car la crise actuelle est mondiale et touche toutes les régions du monde», alors que les conséquences économiques de la guerre en Ukraine ont surtout concerné l’Europe, a-t-il ajouté à la sortie de la réunion.
Bercy a de son côté estimé que la crise actuelle «rappelle la nécessité d’accélérer les efforts engagés, notamment en matière d’électrification, de sécurisation des intrants critiques et de renforcement de nos capacités industrielles stratégiques». Le cabinet de Sébastien Martin a encore souligné «l’importance d’un agenda de compétitivité ambitieux, au niveau national comme européen», pour «mieux soutenir la compétitivité des filières», et promet que le gouvernement «va poursuivre ce dialogue étroit avec les industriels pour anticiper les évolutions de la situation».
Source : www.lefigaro.fr

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