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20 mars 2026Boulangers, restauration, chimie… quelles filières impactées par la hausse des prix de l’énergie?
Jeudi, les cours du gaz et du pétrole ont été bouleversées par les récentes frappes sur des sites gaziers dans la région. Plus 35% sur le cours du gaz européen. Avec des répercussions que redoute l’industrie française. Une réunion a eu lieu jeudi à Bercy autour du ministre de l’Industrie, car pour certains secteurs, la facture pourrait vite augmenter.
Les prix du gaz continuent d’augmenter. Ils ont doublé depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Une réunion s’est tenue, jeudi 19 mars, autour de Sébastien Martin, le ministre délégué chargé de l’Industrie. Au cœur de cet échange, les impacts du conflit du Moyen-Orient sur les industriels français. Des impacts qui restent limités, selon le ministère de l’Économie. Mais sur des filières déjà en tension, la facture pourrait rapidement augmenter.
C’est par exemple le cas des boulangers, car un quart d’entre eux ont des fours à gaz. Mais aussi des professionnels du secteur de la restauration, de la chimie ou du verre, ce qui inquiète Jean-Guilhem Darré, Délégué général du Syndicat des Indépendants.
“L’impact que ça peut avoir sur nos entreprises, il est direct. On va avoir des prix des énergies qui ne pourront pas être absorbés par nos entreprises”, appuie-t-il.
La France moins exposée que ses voisins européens?
Mais à la sortie de la réunion avec le ministre délégué chargé de l’Industrie, Alexandre Saubot, président de France Industrie, se veut rassurant. “La question de la durée de la crise est à l’évidence la plus importante. Si c’est fini dans quelques jours ou dans quelques semaines, les effets seront très limités. Si on y est encore en septembre, les impacts seront beaucoup plus lourds”, assure-t-il.
Si certains secteurs sont fragilisés, il ne faut pas céder à la panique selon Fabrice Le Saché, vice-président du Medef en charge de l’Europe.
“La France est moins impactée en Europe que ses voisins parce qu’on a l’avantage du nucléaire, de l’électricité. Donc on a des coûts d’électricité qui sont moins élevés que nos voisins. Et puis on a des entreprises qui étaient couvertes sur le gaz et le pétrole”, souligne-t-il.
Si aucune date n’a pour l’instant été avancée, les représentants des industriels ont convenu d’échanges très réguliers avec le ministère de l’Économie.
Source : rmc.bfmtv.com

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