
Jean-Luc Mélenchon tend la main aux écologistes et appelle à voter pour la candidate LFI
20 mars 2026Les États-Unis envisagent de libérer le brut iranien sanctionné
20 mars 2026Carburant, engrais, prix des pneus… Chez les agriculteurs, la liste des conséquences de la guerre au Moyen-Orient ne cesse de s’allonger
Ils sont concernés par des augmentations dans de nombreux domaines et craignent que leurs fournisseurs ne profitent de la crise à leur détriment.
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 3min
La liste des conséquences de la guerre au Moyen-Orient ne cesse de s’allonger. Elle est à l’origine d’une hausse du prix du pétrole et du gaz et touche aussi particulièrement le secteur de l’agriculture. Le prix du GNR, le gasoil non routier nécessaire pour les tracteurs a augmenté de 50 centimes le litre en moyenne. Le prix des engrais a également flambé. Mais les agriculteurs déplorent aussi d’autres augmentations, comme la hausse du prix des pneus de tracteur.
Sur son exploitation de Songeons, près de Beauvais dans l’Oise, à chaque fois qu’il monte dans son tracteur, Pascal Foucault pense aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur son activité. « On est en grande inquiétude parce qu’on est concernés sur beaucoup de domaines : les engrais, le GNR et aussi les pneus. Nous, on est sur des sols un peu argileux, mais avec des parcelles qui ont beaucoup de cailloux, de silex, donc c’est très usant pour les pneus », explique-t-il.
C’est la raison pour laquelle il a préféré anticiper dès les premiers jours de l’opération militaire israélo-américaine en Iran. Si l’éleveur céréalier a suffisamment d’engrais en stock pour l’année, il a rempli ses cuves de carburant et a commandé des pneus. « Sur un tracteur, j’ai changé les quatre pneus, les deux pneus avant et les deux pneus arrière. J’en ai pour 5 000 euros. Et j’ai aussi renouvelé des pneus d’une benne et d’une bétaillère quinze jours après. Je pense que j’ai eu raison parce que malheureusement, tout ça, c’est en train de prendre des pourcentages assez importants », déplore-t-il.
Son vendeur de pneus de tracteurs installé à une vingtaine de kilomètres, le confirme : « J’ai déjà deux marques qui m’annoncent des hausses de 6% à 8%. Les autres marques, on s’attend à voir autre chose, pour l’instant, on n’entend pas parler de grand-chose, mais il y a de grandes chances que ça suive. On peut prendre entre 1 000 et 1 500 euros d’augmentation », calcule Stéphane Fournier, pour qui le secteur agricole représente les trois quarts du chiffre d’affaires. Il s’agit des fabricants indiens et en particulier de BKT, spécialiste du pneumatique agricole. Et cette hausse s’explique par deux facteurs selon le vendeur : « Le transport, et la matière première qui commence à augmenter. »
« Ça fait mal, il vaut mieux les avoir dans la poche. »
Stéphane Fournier, vendeur de pneuà franceinfo
Quant au français Michelin, il assure à franceinfo qu’il n’est pas encore question de répercuter. Mais pour l’agriculteur Pascal Foucault, la plupart des fournisseurs profitent de la crise : « On est un peu en révolution parce que l’ensemble des fournisseurs de l’agro-fourniture en agricole, ils ne raisonnent pas au jour le jour, ils ont stocké. Donc là carrément, ils vont faire une plus-value extraordinaire un peu sur notre dos. On n’est pas satisfaits de cela. »
L’éleveur constate également la hausse du prix du plastique à usage agricole, comme les filets qui serviront à entourer les bottes de foin au moment de la récolte, dans plusieurs semaines.
Source : www.franceinfo.fr

9999999/2026/03/19/pneu-tracteur-69bc426a543d8210088006.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
/2026/03/20/eurozapping-carburants-italie-69bcefe62b629829082667.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)