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Les deux candidats arrivés en tête du premier tour des élections municipales à Marseille ont débattu pendant près d’une demi-heure sur France 2. Chacun y est allé de sa petite phrase bien sentie pour donner un éclairage supplémentaire sur son programme.
Résultats des élections municipales 2026
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À trois jours du scrutin, c’est dans les locaux de Provence Studios, studios de cinéma, à Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, que les deux candidats ont débattu, jeudi 19 mars pendant près d’une demi-heure dans l’émission « L’Événement ». Benoît Payan, maire sortant sous l’étiquette Printemps marseillais, arrivé en tête du premier tour de scrutin, avec 36,7 % des voix, affrontait Franck Allisio, représentant du Rassemblement national qui a obtenu 35,02 % des suffrages. En fin d’émission, Caroline Roux a interviewé dans un face-à-face Martine Vassal. La candidate (DVD) arrivée troisième dimanche dernier avec 12,41 % des voix.
France 3 Paca vous résume ce qu’il fallait retenir de ce face à face crucial à quelques jours du second tour.
Une passe d’armes autour du retrait de la liste de Delogu
Benoît Payan, a réaffirmé sa phrase « aucune tambouille », et sa volonté de faire barrage au Rassemblement national.
« Si la ville tombe dans l’escarcelle du Rassemblement national, elle deviendra un trophée pour Marine Le Pen. Mais Marseille, c’est plus que ça », a souligné Benoît Payan.
Son adversaire n’a pas hésité à sous-entendre que des tractations secrètes auraient eu lieu avec le candidat LFI qui s’est retiré. « Le maire sortant, Monsieur Payan, essaie de s’accrocher avec des accords à peine dissimulés avec l’extrême gauche, avec des combines d’appareils parisiens, pour laisser l’état de chaos dans lequel il laisse Marseille », dénonce Franck Allisio.
C’est très difficile de répondre aux fake news, vous avez regardé la soupe aux choux trop longtemps
Benoît Payan en réponse à Franck Allisiolors du débat d’entre-deux tours
« Non, je n’ai pas fait d’accord avec la France insoumise. Ils ont décidé en conscience de se retirer. Vous savez, ça m’est arrivé aussi de devoir me retirer pour empêcher votre parti ou vos amis de gagner, que ce soit la ville de Marseille ou que ce soit à la région », a réaffirmé Benoît Payan.
« Vous êtes le candidat unique de la gauche et de l’extrême gauche. Vous êtes le candidat d’une extrême gauche qui s’est illustrée en étant dangereuse car violente, antisémite et anti-républicaine. Voilà pour aujourd’hui qui vous soutient », renchérit Franck Allisio.
« Je pense que quand on vient d’un parti comme le vôtre, qui a été fondé par des nostalgiques du Troisième Reich, on ne donne aucune leçon de morale », lui a répondu Benoît Payan.
« Vous êtes en train de dire devant la France entière, alors que Marseille est une des seules villes où il n’y a pas eu d’accord avec les insoumis, que les insoumis vont diriger la ville. Est-ce que vous mesurez à quel point les mots que vous venez de prononcer ce soir sont une insulte à l’intelligence des gens ? », a continué Benoît Payan.
« Aller faire voter une mémé, ça n’existe pas »
Au cours du débat, le candidat RN a lancé une accusation à peine voilée sur une possible remise en cause des résultats du scrutin. « Depuis quelques semaines, j’alerte sur des irrégularités au code électoral, sur de la fraude », explique Franck Allisio donnant pour exemple : « On entend vos équipes dans un JT d’une chaîne concurrente, dans un reportage et on les entend dire ‘On a pris toutes les pièces d’identité, même les mémés de 80 ans, elles vont voter Payan’.
« Quelqu’un qui prendrait une carte d’identité pour aller faire voter une mémé ça n’existe pas. Ce que vous racontez, c’est soit de la fable soit de la folie », a rétorqué Benoît Payan.
La sécurité au cœur du débat
Un des thèmes abordés a été la sécurité : « La situation de Marseille, tout le monde la connaît (…) mais les Marseillais la vivent. À Marseille, nous avons le double du taux d’homicide national, le double pour la deuxième ville de France. Dans certains quartiers, c’est dix fois le taux d’homicide national », selon Franck Allisio. « Je serai le maire de l’ordre et de la sécurité, ce sera ma priorité matin, midi et soir », assure le candidat RN.
« Je ne ferai pas comme Monsieur Allisio : croire que je suis ministre de l’Intérieur. Et vous ne ferez pas croire aux Français qui nous écoutent que les maires sont ministres de l’Intérieur. L’État de droit doit rester l’État de droit. Donc, sur la question de la sécurité, on a eu un net recul », décrit Benoît Payan.
Le maire sortant avance même des chiffres concernant la police municipale et le recrutement fait sous son mandat : « Depuis que je suis maire, il y a 100 policiers nationaux de plus par an parce que justement, je considère que c’est une importance capitale. Mais ça ne suffit pas et ça ne suffira jamais parce que vos amis, vos anciens amis, comme ce que peuvent faire vos amis dans certaines villes, ont laissé à l’abandon des quartiers entiers ou le service public parce que la République, c’est bien sûr sa police ».
Franck Allisio a pointé du doigt les caméras de vidéosurveillance. « il [Benoit Payan] a fait un moratoire. Il les a arrêtés durant plus de la moitié de son mandat. C’était un engagement, c’était un engagement dans votre programme, dans votre projet du printemps marseillais. »
Benoît Payan a répondu : « D’abord le narcotrafic, ce n’est pas un slogan, ça ne se règle pas avec des tweets. Je sais que vous, vous arrivez à construire des écoles avec des tweets, à multiplier des commissariats avec des tweets. À renforcer les effectifs. mais vous le faites bien. Vous savez, moi je fais avec la réalité et c’est un peu plus compliqué ».
Martine Vassal en solo
Martine Vassal a eu du temps de parole après le débat entre Benoît Payan et Franck Allisio.
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© Anne-Sophie Maxime / FTV
Martine Vassal (DVD), absente au début de ce débat, arrivée en troisième position avec 12,41 % des suffrages, s’est maintenue pour ce second tour, tandis que Sébastien Delogu ( LFI), arrivé quatrième avec 11,94 %, lui, s’est retiré, sans toutefois donner de consignes de vote. La présidente de la Métropole Aix-Marseille et du département des Bouches-du-Rhône a disposé de sept minutes pour s’exprimer.
Elle a d’abord fustigé l’organisation du débat et son absence, déplorant que les autres candidats ne veuillent pas débattre avec elle. « Je vous remercie de m’avoir laissé la possibilité de m’exprimer, alors que ces messieurs ne voulaient pas que ce soit un débat à trois ».
Elle a aussi regretté les propos des deux candidats et a réaffirmé sa position, les raisons de son maintien. « Je suis triste du résultat et déçue bien sûr du résultat que nous faisons avec mon programme, avec mon équipe, mais surtout moi j’ai des convictions. Je suis une femme d’honneur. J’ai plus de 35 000 personnes qui ont voté, qui se sont déplacées au premier tour pour voter pour nous. Donc il était logique de les représenter au deuxième tour« .
« Les cartes sont rebattues et donc c’est là où j’appelle les Marseillaises et les Marseillais à bien regarder l’ensemble des programmes », insiste Martine Vassal.
« Aujourd’hui ce qui est important c’est que Marseille ne va pas bien. Oui, c’est vrai, pendant ces six années, il y a eu de l’immobilisme et malheureusement dans les sept années à venir, que ce soit avec Monsieur Payan, que ce soit avec Monsieur Allisio, mais rien ne se passera. Donc c’est la raison pour laquelle j’invite dans les 2 jours qui viennent les Marseillais et les Marseillaises à bien regarder les programmes de chacun des candidats. »
Amine Kessaci en coulisses
Amine Kessaci, le militant antinarcotrafic, colistier de Benoît Payan, dont le frère, Mehdi Kessaci a été tué le 13 novembre 2025, était présent lors de cette soirée, entouré de ses gardes du corps. « L’enjeu, il est simple, a-t-il lancé. L’enjeu, c’est Marseille, cette ville solidaire, cette ville humaniste, cette ville ouverte vers le monde, cette ville qui s’est construite sur sa diversité, cette ville qui s’est construite sur sa pluralité ».
Amine Kessaci a assisté au débat entre Benoît Payan et Franck Allisio à trois jours du 2d tour des municipales 2026 à Marseille.
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© Nicolas DEBRU / FTV
Il est revenu sur l’importance de lutter contre les trafics qui gangrènent les quartiers. « Aujourd’hui, c’est soit on a le maire de Marseille qui continue ce travail, qui continue d’apaiser, de protéger, de réparer cette ville ou soit on a en face le chaos, le désordre. On a celles et ceux qui veulent diviser cette ville, celles et ceux qui veulent monter les Marseillais les uns contre les autres. Celles et ceux qui veulent, comme j’ai pu l’entendre parfois chez des responsables politiques, nous expliquer que ‘Marseille, la drogue, c’est les quartiers nord et qu’ils n’ont qu’à se tuer entre eux« .
Source : www.franceinfo.fr

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