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20 mars 2026Circonscriptions qui basculent, majorité relative, grands projets… Les enjeux des élections métropolitaines à Lyon
Le président sortant de la métropole du Grand Lyon, Bruno Bernard (Les écologistes) affronte ce dimanche 22 mars au second tour Véronique Sarselli (LR). Le scrutin est très ouvert avec la dispersion des listes de gauche et les projets proposés sont diamétralement opposés.
Les écologistes alliés aux socialistes conserveront-ils la métropole du Grand Lyon ou basculera-t-elle à droite? Le suspense reste entier avant le second tour de ces élections uniques en France.
• Des résultats de premier tour prometteur à droite
Au premier tour, les listes menées par la candidate LR Véronique Sarselli alliée à l’ex-patron de l’OL Jean-Michel Aulas sont arrivées en tête de neuf des 14 circonscriptions de la métropole de Lyon. Cette liste baptisée Grand cœur lyonnais a d’ores et déjà remporté quatre circonscriptions: Porte des Alpes, Ouest, Val de Saône et Plateau Nord-Caluire.
Grand cœur lyonnais a recueilli à l’échelle de la métropole 39,12% des voix devançant de moins de onze points la liste de Bruno Bernard (28,17%).
« Nous sommes en tête dans cinq circonscriptions de plus [qu’en 2020], nous savons que nous allons transformer l’essai, dès dimanche soir », avançait la candidate à BFM Lyon ce jeudi lors du débat.
• « Tout reste ouvert », pour Bruno Bernard
Il reste 10 circonscriptions à se départager au second tour. Les listes de gauche conduites par le président sortant, Bruno Bernard (EELV), sous le nom Avançons ensemble, l’union de la gauche et des Écologistes, étaient en tête dans cinq circonscriptions, quatre à Lyon et une à Villeurbanne au premier tour.
Pour l’élu Écologistes, les quatre circonscriptions gagnées au premier tour par la droite l’étaient déjà en 2020. « Tout reste ouvert. La surprise a été créée à Lyon avec le score de Grégory Doucet et sur nos circonscriptions lyonnaises. (…) Ils sont sûrs de gagner, il y a quelques semaines, ils étaient sûrs de gagner à Lyon, la dynamique est très différente, elle est pour nous, je suis serein », a-t-il rétorqué.
LFI a passé la barre des 10% dans huit circonscriptions. Après d’âpres négociations autour d’une fusion avec les listes de Bruno Bernard, l’accord global n’a pu aboutir. Invité de BFM Lyon ce mardi, le président écologiste sortant avait exprimé ses regrets que cette union ne voit pas le jour.
Dans la circonscription clé de Lyon Ouest, où Yann Cucherat (Grand cœur lyonnais) a devancé au premier tour avec 41,19% des suffrages, la candidate de la liste LFI, Malika Benarab Attou (10,85%) a annoncé son retrait laissant le champ libre à François Journy (Avançons ensemble, l’union de la gauche et des Écologistes), en ballotage défavorable avec 30,59%.
• Deux circonscriptions risquant de basculer à droite avec la désunion à gauche
Dans sept autres circonscriptions du Grand Lyon, les Insoumis restent candidats et cette émiettement de la gauche peut faire le jeu de la droite.
La circonscription Porte du Sud qui comprend les communes de Corbas, Feyzin, Saint-Fons, Solaize et Vénissieux, est la seule où les Insoumis ont supplanté la liste d’union de la gauche au premier tour.
La candidate de la liste de Véronique Sarselli, Nathalie Frier est en ballotage favorable avec 24,1% des voix devant Idir Boumertit de la liste insoumise (23,7%) et Michèle Picard de la liste de Bruno Bernard avec 22,2% des suffrages. Le maintien des deux listes de gauche pourrait entraîner la bascule à droite.
Même risque avec Rhône Amont (Décines-Charpieu, Jonage, Meyzieu et Vaulx-en-Velin) où la candidate de Grand cœur lyonnais, Laurence Fautra a obtenu 31,27% au premier tour, devançant Hélène Geoffroy et ses 24%, le RN Tim Bouzon (16,9%) et l’Insoumise Fatiha Didaoui (14,9%).
• Quels soutiens en cas de majorités relatives?
Dans la perspective d’un scrutin serré où aucun des deux candidats à la présidence de la métropole du Grand Lyon n’obtiendrait la majorité absolue, il faudrait alors compter sur les voix des élus RN ou LFI.
Bruno Bernard a rappelé que sa majorité sortante comprenait des élus de La France insoumise. « Nous n’avons aucun problème à travailler avec les élus insoumis sur des sujets locaux. » Il a assuré en revanche, qu’il ne solliciterait pas les voix des élus d’extrême droite pour faire passer des décisions.
Veronique Sarselli a expliqué qu’elle « [avait] été claire dès le début en refusant les extrêmes, en n’acceptant aucune alliance, aucune union avec l’extrême droite ou l’extrême gauche, y compris au troisième tour. »
• Le projet de tunnel pour faire « sauter les bouchons »
Grand cœur lyonnais défend dans son programme la réalisation d’un méga-tunnel d’environ huit kilomètres en souterrain entre Tassin/Valvert et Saint-Fons pour faire « sauter les bouchons de Fourvière. » Les travaux pourraient durer dix ans et l’ouvrage est estimé entre 1,6 et 2,2 milliards d’euros.
« On veut enlever une autoroute qui passe au milieu de Lyon qui voit passer 40 millions de véhicules par an en les enlevant de la surface », a assuré Véronique Sarselli lors du débat. Pour Bruno Bernard, ce projet au coût pharaonique ne répond pas aux enjeux.
« Vous trompez les électeurs avec ce projet de méga-tunnel quand vous dites que ça va faire disparaître 40 millions de véhicules. La solution c’est de faire baisser le trafic », a répondu Bruno Bernard. Le président sortant a demandé des explications sur le péage, la sortie envisagée dans le centre de Lyon et l’opposition éventuelle des communes concernées.
• Tram express de l’Ouest lyonnais, stop ou encore?
Le futur Tram express de l’Ouest lyonnais devrait accueillir ses premiers passagers à horizon 2032 selon le président de la métropole de Lyon, Bruno Bernard. Lors du débat sur BFM Lyon, le candidat Écologiste a indiqué qu’il irait au bout de ce projet en dépit des oppositions.
Pour Véronique Sarselli, ce projet doit être abandonné. Il permettrait de récupérer près de 800.000 euros et de réaliser son projet de métro E abandonné par les Écologistes. Questionnée sur l’équation financière pour payer cette infrastructure, la candidate LR a répliqué que « quand on trouve 1,5 milliard d’euros pour les pistes cyclables au Sytral (autorité organisatrice des mobilités de la métropole de Lyon, NDLR) », il est possible de trouver des crédits budgétaires.
• La question sensible du logement
Bruno Bernard a assuré lors du débat sur BFM Lyon qu’il voulait « construire plus », qu’il s’agisse du parc social ou du parc privé. « Cela passe par des mesures nationales, la volonté de la métropole de Lyon qui va mettre des financements importants et un dialogue avec les maires qui doivent construire », a-t-il indiqué. Le président sortant veut accompagner davantage les dispositifs d’accession sociale à la propriété comme le bail réel solidaire et étendre l’encadrement des loyers.
Le président sortant a reconnu qu’il n’avait pas atteint ses promesses de produire 6.000 logements par an mais qu’il en avait lancé 4.300 en 2025, à cause de facteurs nationaux.
Véronique Sarselli propose quant à elle de supprimer progressivement l’encadrement des loyers, « d’enlever la sur-réglementation et les exigences environnementales », pour pouvoir créer « un choc de l’offre.
Source : www.bfmtv.com

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